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Le couvre-feu

Chanson traditionnelle · domaine public

Minuit moins quart à l'auberge de Marie Picard : la bande joyeuse veut un dernier verre, le petit caporal crie le couvre-feu.

Comment la chanter : Tout le monde chante le chœur ; deux personnes font les solos : le caporal qui annonce le couvre-feu, puis le joyeux compère qui proteste. On reprend le chœur entre chaque solo.

Les lignes en couleur sont reprises par tout le monde.

Veillez, veillez, veillez, Mari' Picard !Encore un verre ; il n'est pas tard,Il est minuit moins quart.En avant, la bande joyeuse !Dieu protège les bons vivants.En avant, la bande joyeuse !La bande joyeuse, en avant !

Il est défendu de crier dans la rue,Aussitôt qu'on a sonné la retraite.Il est défendu de crier dans la rueEt d'y passer des heur's indues.

Veillez, veillez, veillez, Mari' Picard !Encore un verre ; il n'est pas tard,Il est minuit moins quart.En avant, la bande joyeuse !Dieu protège les bons vivants.En avant, la bande joyeuse !La bande joyeuse, en avant !

Ce petit butor, ce petit caporal,Qui veut nous empêcher d'crier de la sorte ;Ce petit butor, ce petit caporal,Nous le jett'rons en bas des remparts.

Veillez, veillez, veillez, Mari' Picard !Encore un verre ; il n'est pas tard,Il est minuit moins quart.En avant, la bande joyeuse !Dieu protège les bons vivants.En avant, la bande joyeuse !La bande joyeuse, en avant !

Barbeau la présente comme un petit drame pittoresque de la vie de ville d'autrefois : les buveurs veulent prolonger la veillée à l'auberge, une bande joyeuse passe dans la rue, et du haut des remparts on sonne le couvre-feu. Le livre l'imprime avec des parties pour le chœur et pour deux solistes.

Source : Marius Barbeau et Edward Sapir, Folk Songs of French Canada, New Haven, Yale University Press, 1925 (domaine public), p. 166-169 (paroles et mélodie notée). Orthographe de l'édition originale, coquilles de numérisation corrigées.