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J'aim'rai tendrement ces amants constants

Chanson traditionnelle · domaine public

Le refrain de Chambly pour les trois beaux canards : jamais les amants volages, toujours les constants.

Comment la chanter : Le meneur chante son premier vers deux fois et le suivant ; tout le monde répond par les deux vers du refrain. Les couplets sont ceux d'En roulant ma boule.

Les lignes en couleur sont reprises par tout le monde.

Derrièr' chez nous, ya-t-un étang,Derrièr' chez nous, ya-t-un étang,Trois beaux canards s'en vont baignant,J'aimerai jamais ces amants volages,J'aim'rai tendrement ces amants constants.

Trois beaux canards s'en vont baignant,Trois beaux canards s'en vont baignant,Le fils du roi s'en va chassant,J'aimerai jamais, etc.

Le fils du roi s'en va chassant,Le fils du roi s'en va chassant,Avec son grand fusil d'argent,J'aimerai jamais, etc.

Avec son grand fusil d'argent,Avec son grand fusil d'argent,Visa le noir, tua le blanc,J'aimerai jamais, etc.

Visa le noir, tua le blanc,Visa le noir, tua le blanc,Ô fils du roi, tu es méchant !J'aimerai jamais, etc.

Ô fils du roi, tu es méchant !Ô fils du roi, tu es méchant !D'avoir tué mon canard blanc,J'aimerai jamais, etc.

D'avoir tué mon canard blanc,D'avoir tué mon canard blanc,Par dessous l'aile il perd son sang,J'aimerai jamais, etc.

Par dessous l'aile il perd son sang,Par dessous l'aile il perd son sang,Par les yeux lui sort'nt des diamants,J'aimerai jamais, etc.

Par les yeux lui sort'nt des diamants,Par les yeux lui sort'nt des diamants,Et par le bec l'or et l'argent,J'aimerai jamais, etc.

Et par le bec l'or et l'argent,Et par le bec l'or et l'argent,Toutes ses plum's s'en vont au vent,J'aimerai jamais, etc.

Toutes ses plum's s'en vont au vent,Toutes ses plum's s'en vont au vent,Trois dam's s'en vont les ramassant,J'aimerai jamais, etc.

Trois dam's s'en vont les ramassant,Trois dam's s'en vont les ramassant,C'est pour en faire un lit de camp,J'aimerai jamais, etc.

C'est pour en faire un lit de camp,C'est pour en faire un lit de camp,Pour y coucher tous les passants.J'aimerai jamais ces amants volages,J'aim'rai tendrement ces amants constants.

Gagnon le présente comme le quatrième refrain de « Derrièr' chez nous ya-t-un étang » ; il se chante dans la paroisse de Chambly.

Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 20 (couplets p. 13-15) (paroles et mélodie notée). Orthographe de l'édition originale, coquilles de numérisation corrigées.