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Mon beau ruban gris

Chanson traditionnelle · domaine public

Les dames de Paris blanchissent leurs logis, et la caille dit en son latin que les hommes ne sont point fins.

Comment la chanter : Le meneur chante le premier vers deux fois et le suivant ; tout le monde répond par la ritournelle des rubans. Le ruban devient « fin » quand le vers finit en -in.

Les lignes en couleur sont reprises par tout le monde.

Ce sont les dames de Paris (bis)Qui font blanchire leurs logis,Mon beau ruban gris, (bis)Mon beau ruban jaune,Mon joli gris-jaune,Mon gris joli,Mon beau ruban gris.

Qui font blanchire leurs logis, (bis)Depuis la table jusqu'au lit.Mon beau ruban gris, etc.

Depuis la table jusqu'au lit, (bis)Depuis le lit jusqu'au châssis.Mon beau ruban gris, etc.

Depuis le lit jusqu'au châssis, (bis)Depuis l'châssis jusqu'au jardin,Mon beau ruban fin, etc.

Depuis l'châssis jusqu'au jardin, (bis)Dans ce jardin lui ya-t-un poits,Mon beau ruban gris, etc.

Dans ce jardin lui ya-t-un poits, (bis)Yousque les oiseaux font leurs nids.Mon beau ruban gris, etc.

Yousque les oiseaux font leurs nids, (bis)La caille et aussi la perdrix.Mon beau ruban gris, etc.

La caille et aussi la perdrix, (bis)La caille dit en son latin,Mon beau ruban fin, etc.

La caille dit en son latin (bis)Que les hommes ne sont point fins,Mon beau ruban fin, etc.

Que les hommes ne sont point fins, (bis)Mais contr' les femm's, ell' ne dit rien,Mon beau ruban fin, (bis)Mon beau ruban jaune,Mon joli gris-jaune,Mon gris joli,Mon beau ruban gris.

Gagnon remarque que la version française de Cécilia contient des couplets presque semblables sur ce que disent les oiseaux des bois : dans les deux chansons, les hommes sont assez malmenés. Il donne aussi un autre air, recueilli par l'abbé P. Lagacé.

Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 55-57 (paroles et mélodie notée). Orthographe de l'édition originale, coquilles de numérisation corrigées.