Jamais je nourrirai de geai
Chanson traditionnelle · domaine public
Nourri sept ans dans sa cage ronde, le geai s'envole pour fonder une école à Paris.
Comment la chanter : Chaque couplet reprend les deux derniers vers du précédent ; tout le monde répond « Jamais je nourrirai de geai, de geai jamais je nourrirai ».
Les lignes en couleur sont reprises par tout le monde.
J'ai bien nourri le geai sept ansDedans ma cage ronde ;Au bout de la septième annéeMon geai a pris son vol, oh ! gai.Jamais je nourrirai de geai,De geai jamais je nourrirai.
Au bout de la septième annéeMon geai a pris son vole.— Reviens, mon geai, mon joli geai,Dedans ma cage ronde, oh ! gai.Jamais je nourrirai, etc.
Reviens, mon geai, mon joli geai,Dedans ma cage ronde ;Mon petit geai me fit réponse :— Je veux faire le drôle, oh ! gai.Jamais je nourrirai, etc.
Mon petit geai me fit réponse :— Je veux faire le drôle.Je m'en irai dedans ParisPour fonder une école, oh ! gai.Jamais je nourrirai, etc.
Je m'en irai dedans ParisPour fonder une école.Toutes les dames de ParisViendront à mon école, oh ! gai.Jamais je nourrirai, etc.
Toutes les dames de ParisViendront à mon école.Je choisirai la plus jolie,Je renverrai les autr's, oh ! gai.Jamais je nourrirai de geai,De geai jamais je nourrirai.
Gagnon raconte avoir prolongé un séjour à la campagne pour faire chanter les anciens voyageurs, les jeunes filles et les vieilles femmes. Cet air vient du district des Trois-Rivières ; un autre lui a été chanté par un ancien de l'île d'Orléans. Il admire l'inversion du refrain.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 233-236 (paroles et mélodie notée). Orthographe de l'édition originale, coquilles de numérisation corrigées.