Dans les prisons de Nantes
Chanson traditionnelle · domaine public
Un prisonnier, la fille du geôlier et une évasion à la nage : une des plus belles chansons de nos voyageurs.
Comment la chanter : Le premier vers se chante deux fois ; tout le monde reprend les « gai, faluron » et le second vers.
Les lignes en couleur sont reprises par tout le monde.
Dans les prisons de Nantes (bis)Lui ya-t-un prisonnier, gai, faluron, falurette,Lui ya-t-un prisonnier, gai, faluron, dondé.
Que personn' ne va voir (bis)Que la fill' du geôlier, gai, faluron, falurette,Que la fill' du geôlier, gai, faluron, dondé.
Elle lui porte à boire, (bis)À boire et à manger, gai, faluron, falurette,À boire et à manger, gai, faluron, dondé.
Un jour il lui demande : (bis)— Qu'est-c'que l'on dit de moué ? gai, faluron, falurette,Qu'est-c'que l'on dit de moué ? gai, faluron, dondé.
— Le bruit court dans la ville (bis)Que demain vous mourrez, gai, faluron, falurette,Que demain vous mourrez, gai, faluron, dondé.
— Puisqu'il faut que je meure, (bis)Ah ! déliez-moi les pieds, gai, faluron, falurette,Ah ! déliez-moi les pieds, gai, faluron, dondé.
La fille encore jeunette (bis)Lui a lâché les pieds, gai, faluron, falurette,Lui a lâché les pieds, gai, faluron, dondé.
Le garçon fort alerte (bis)À la mer s'est jeté, gai, faluron, falurette,À la mer s'est jeté, gai, faluron, dondé.
De la première plonge, (bis)Au fond il a été, gai, faluron, falurette,Au fond il a été, gai, faluron, dondé.
De la seconde plonge, (bis)La mer a traversé, gai, faluron, falurette,La mer a traversé, gai, faluron, dondé.
Quand il fut sur ces côtes, (bis)Il se mit à chanter, gai, faluron, falurette,Il se mit à chanter, gai, faluron, dondé :
« Que Dieu béniss' les filles, (bis)Surtout cell' du geôlier, gai, faluron, falurette,Surtout cell' du geôlier, gai, faluron, dondé.
« Si je retourne à Nantes, (bis)Oui, je l'épouserai ! gai, faluron, falurette,Oui, je l'épouserai ! gai, faluron, dondé. »
Selon Gagnon, les voyageurs la chantaient en canot, chaque coup d'aviron marquant le premier temps de la mesure ; il la dit « complètement ignorée en France ».
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 26-28 (paroles et mélodie notée). Orthographe de l'édition originale, coquilles de numérisation corrigées.