Quand j'étais chez mon père
Chanson traditionnelle · domaine public
Envoyée à la fontaine, la belle tombe au fond ; trois cavaliers barons la tirent, mais son cœur n'est pas pour eux.
Comment la chanter : Le premier vers se chante deux fois ; tout le monde répond « Dondaine, don », reprend le second vers et finit par « Dondaine ».
Les lignes en couleur sont reprises par tout le monde.
Quand j'étais chez mon père (bis)Petite et jeune étions,Dondaine, don,Petite et jeune étions,Dondaine.
M'envoi'-t-à la fontaine (bis)Pour pêcher du poisson,Dondaine, don, etc.
La fontaine est profonde, (bis)J'me suis coulée au fond,Dondaine, don, etc.
Par ici-t-il y passe (bis)Trois cavaliers barons,Dondaine, don, etc.
— Que donneriez-vous, belle, (bis)Qui vous tir'rait du fond ?Dondaine, don, etc.
— Tirez, tirez, dit-elle, (bis)Après ça, nous verrons.Dondaine, don, etc.
Quand la bell' fut tirée, (bis)S'en fut à la maison,Dondaine, don, etc.
S'assit sur la fenêtre, (bis)Compose une chanson.Dondaine, don, etc.
— Ce n'est pas ça, la belle, (bis)Que nous vous demandons,Dondaine, don, etc.
C'est votre cœur en gage, (bis)Savoir si nous l'aurons.Dondaine, don, etc.
— Mon petit cœur en gage (bis)N'est pas pour un baron,Dondaine, don, etc.
Ma mère me le garde (bis)Pour mon joli mignon,Dondaine, don,Pour mon joli mignon,Dondaine.
Gagnon croit ces couplets fort anciens : le mot « baron » y désigne un grand seigneur. On leur attribue une origine normande. Dans le comté de Maskinongé, on chante « pour pêcher du poisson » ; à Québec, « pour emplir mon cruchon ».
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 70-73 (paroles et mélodie notée). Orthographe de l'édition originale, coquilles de numérisation corrigées.