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Digue dindaine

Chanson traditionnelle · domaine public

La petite bergère oublie son déjeuner, perd ses moutons, et le valet les fait danser au son du tirelire.

Comment la chanter : Le meneur chante les deux vers ; tout le monde répond « digue dindaine », « digue dindé » et reprend le dernier vers, deux fois.

Les lignes en couleur sont reprises par tout le monde.

Quand j'étais de chez mon père, digue dindaine,Jeune fille à marier, digue dindé,Jeune fille à marier, (bis)

Il m'envoie de sur ces plaines, digue dindaine,Pourre les moutons garder, digue dindé,Pourre les moutons garder, (bis)

Moi qu'étai'-t-encore jeunette, digue dindaine,J'oubliai mon déjeuner, digue dindé,J'oubliai mon déjeuner, (bis)

Un valet de chez mon père, digue dindaine,Est venu me l'apporter, digue dindé,Est venu me l'apporter. (bis)

— Tenez, petite brunette, digue dindaine,Voilà votre déjeuner, digue dindé,Voilà votre déjeuner. (bis)

— Que voulez-vous que j'en fasse, digue dindaine,Mes moutons sont égarés, digue dindé,Mes moutons sont égarés ! (bis)

— Que donneriez-vous, la belle, digue dindaine,Qui vous les ramènerait, digue dindé,Qui vous les ramènerait ? (bis)

— Ne vous mettez point-z-en peine, digue dindaine,Je saurai bien vous payer, digue dindé,Je saurai bien vous payer. (bis)

Il a pris son tirelire, digue dindaine,Il se mit à turluter, digue dindé,Il se mit à turluter. (bis)

Au son de son tirelire, digue dindaine,Les moutons s' sont assemblés, digue dindé,Les moutons s' sont assemblés, (bis)

Ils se sont pris par la patte, digue dindaine,Et se sont mis à danser, digue dindé,Et se sont mis à danser. (bis)

Y n'y-avait qu'un' vieill' grand'-mère, digue dindaine,Qui ne voulait pas danser, digue dindé,Qui ne voulait pas danser. (bis)

— Oh ! qu'a' vous, ma vieill' grand'-mère, digue dindaine,Qu'avez-vous à tant pleurer, digue dindé,Qu'avez-vous à tant pleurer ? (bis)

— Je pleure ton vieux grand-père, digue dindaine,Que les loups ont étranglé, digue dindé,Que les loups ont étranglé ! (bis)

Ils l'ont traîné dans la plaine, digue dindaine,Et les os lui ont croqué, digue dindé,Et les os lui ont croqué. (bis)

Gagnon trouve cette chanson « aussi belle comme poésie que comme musique ». Elle vient de France, où une version du Nivernais existe aussi, moins poétique selon lui. Sa mélodie finit sur la dominante, comme le bourdon d'une musette.

Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 50-53 (paroles et mélodie notée). Orthographe de l'édition originale, coquilles de numérisation corrigées.