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C'est l'vent frivolant

Chanson traditionnelle · domaine public

Le refrain du comté de Rimouski que les canotiers du Saguenay ont adopté tout de suite.

Comment la chanter : Gagnon marque les parties : le meneur lance « C'est l'vent, c'est l'vent frivolant », le chœur le reprend. Le meneur chante son vers avec le refrain, le chœur le reprend ; puis le vers suivant, seul, et on recommence.

Les lignes en couleur sont reprises par tout le monde.

C'est l'vent, c'est l'vent frivolant,C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.

Derrièr' chez nous, ya-t-un étang, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Derrièr' chez nous, ya-t-un étang, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Trois beaux canards s'en vont baignant, c'est l'vent qui vole, qui frivole.C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.

Trois beaux canards s'en vont baignant, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Trois beaux canards s'en vont baignant, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Le fils du roi s'en va chassant, c'est l'vent qui vole, qui frivole.C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.

Le fils du roi s'en va chassant, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Le fils du roi s'en va chassant, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Avec son grand fusil d'argent, c'est l'vent qui vole, qui frivole.C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.

Avec son grand fusil d'argent, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Avec son grand fusil d'argent, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Visa le noir, tua le blanc, c'est l'vent qui vole, qui frivole.C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.

Visa le noir, tua le blanc, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Visa le noir, tua le blanc, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Ô fils du roi, tu es méchant, c'est l'vent qui vole, qui frivole.C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.

Ô fils du roi, tu es méchant ! c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Ô fils du roi, tu es méchant ! c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,D'avoir tué mon canard blanc, c'est l'vent qui vole, qui frivole.C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.

D'avoir tué mon canard blanc, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,D'avoir tué mon canard blanc, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Par dessous l'aile il perd son sang, c'est l'vent qui vole, qui frivole.C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.

Par dessous l'aile il perd son sang, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Par dessous l'aile il perd son sang, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Par les yeux lui sort'nt des diamants, c'est l'vent qui vole, qui frivole.C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.

Par les yeux lui sort'nt des diamants, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Par les yeux lui sort'nt des diamants, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Et par le bec l'or et l'argent, c'est l'vent qui vole, qui frivole.C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.

Et par le bec l'or et l'argent, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Et par le bec l'or et l'argent, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Toutes ses plum's s'en vont au vent, c'est l'vent qui vole, qui frivole.C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.

Toutes ses plum's s'en vont au vent, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Toutes ses plum's s'en vont au vent, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Trois dam's s'en vont les ramassant, c'est l'vent qui vole, qui frivole.C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.

Trois dam's s'en vont les ramassant, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Trois dam's s'en vont les ramassant, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,C'est pour en faire un lit de camp, c'est l'vent qui vole, qui frivole.C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.

C'est pour en faire un lit de camp, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,C'est pour en faire un lit de camp, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Pour y coucher tous les passants, c'est l'vent qui vole, qui frivole.C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.

Selon Gagnon, cette chanson ne se chantait que dans le comté de Rimouski. J.-C. Taché, qui la lui a fait connaître, l'a chantée devant des canotiers du Saguenay « qui en raffolaient ». Les couplets sont ceux d'En roulant ma boule.

Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 22 (couplets p. 13-15) (paroles et mélodie notée). Orthographe de l'édition originale, coquilles de numérisation corrigées.