Chansons à répondre
Les chansons de veillée
Une voix lance le couplet, tout le monde répond. Voici les paroles des chansons à répondre que chantaient les voyageurs en canot, les bûcherons aux chantiers et les familles à la veillée, avec la partie que reprend le groupe.
Pour les résidences et les centres de jour
Animatrices et animateurs en loisirs : le carnet « En gros caractères » met une chanson par page, en grosses lettres, avec en gras ce que le groupe répond. Ces airs que plusieurs ont chantés en famille font une belle activité de chant en groupe. Gratuit, sans inscription, à photocopier autant que vous voulez.
Pour un après-midi cinéma : le Ciné-club en résidence, 4 films québécois gratuits par mois avec des questions de discussion, en gros caractères.
- En roulant ma bouleLa plus célèbre des chansons à répondre : trois beaux canards, le fils du roi et son fusil d'argent.
- À la claire fontaineLe rossignol, le bouquet de roses refusé : la chanson qui tenait lieu d'air national au Canadien français.
- Par derrièr' chez mon pèreLe pommier doux, les trois filles d'un prince et « Vole, mon cœur, vole » : l'air de Vive la Canadienne.
- À Saint-Malo, beau port de merTrois gros navires chargés de blé, des dames qui marchandent et un marchand qui finit par donner son grain.
- Dans les prisons de NantesUn prisonnier, la fille du geôlier et une évasion à la nage : une des plus belles chansons de nos voyageurs.
- Dans les chantiers nous hiverneronsL'hiver au bois, le lard et les pois, le bourgeois en banqueroute : la chanson des draveurs et bûcherons.
- Fendez le bois, chauffez le fourUn champ de pois, trois mois au lit et celui qu'on aime qui arrive enfin : courte et facile à apprendre.
- Marianne s'en va-t-au moulinMarianne, son âne Catin, le meunier, le loup… et une excuse de la Saint-Michel pour le père.
- V'là l'bon ventLe refrain des hommes de cages de l'Outaouais, sur les couplets des trois beaux canards.
- Isabeau s'y promèneIsabeau, trente matelots, un anneau d'or tombé à l'eau… et un galant qui plonge une fois de trop.
- Gai lon la, gai le rosierLe bois joli derrière chez ma tante, le rossignol et un amoureux prisonnier en Hollande.
- Une perdrioleLe premier jour de mai, que donn'rai-je à ma mie? Une chanson à compter, de la perdriole aux dix veaux gras.
- Bal chez BouléJosé Biais veut aller au bal, fait le train, s'endimanche… et se fait mettre à la porte pour apprendre à danser.
- Un Canadien errantLa complainte de l'exilé de 1837-1838, écrite par Antoine Gérin-Lajoie en 1842 sur un vieil air populaire.
- C'est la belle FrançoiseFrançoise veut se marier, mais son amant part pour la guerre : « lon, gai » et « ma luron, lurette » pour le groupe.
- Descendez à l'ombreLes trois beaux canards d'En roulant ma boule, avec un refrain de chanson de filasse normande.
- Lève ton pied« Lèv' ton pied, légèr' bergère » : un autre refrain pour les trois beaux canards, au rythme déroutant.
- J'aim'rai tendrement ces amants constantsLe refrain de Chambly pour les trois beaux canards : jamais les amants volages, toujours les constants.
- C'est l'vent frivolantLe refrain du comté de Rimouski que les canotiers du Saguenay ont adopté tout de suite.
- Suivons le ventLe refrain de la côte de Beaupré : « Tout le long de la rivière, suivons le vent, mon compère ».
- CéciliaEnvoyée sur la mer, Cécilia refuse d'embrasser le marinier : les oiseaux des bois parlent latin !
- Mon, ton, ton, turlutaineLes couplets de Cécilia sur un vieil air au fa naturel, avec « Mon, ton, ton, turlutaine, oh ! gai ».
- Au jardin de mon pèreUn oranger si chargé qu'il va rompre, des oranges au marché de Lava et un fils d'avocat qui ne paie pas.
- J'ai tant dansé, j'ai tant sautéUn soulier décousu, un cordonnier qui ne veut pas d'un sou marqué… et un mariage qui attendra un an.
- Digue dindaineLa petite bergère oublie son déjeuner, perd ses moutons, et le valet les fait danser au son du tirelire.
- Mon cri cra, tir' la liretteLe refrain des canotiers de la Rivière-Rouge, sur les couplets de l'oranger trop chargé.
- Mon beau ruban grisLes dames de Paris blanchissent leurs logis, et la caille dit en son latin que les hommes ne sont point fins.
- Va, va, va, p'tit bonnet, grand bonnetUne maison à trois pignons, un pâté de trois pigeons et un bond qui fait trembler la mer et les poissons.
- Frit à l'huile« Fritaine, friton, poêlon » : les couplets de la maison à trois pignons, avec un refrain de cuisine.
- Quand j'étais chez mon pèreEnvoyée à la fontaine, la belle tombe au fond ; trois cavaliers barons la tirent, mais son cœur n'est pas pour eux.
- Vive Napoléon !« Gai, vive le roi ! » : les couplets de la fontaine, avec le refrain que tout canotier canadien savait par cœur.
- J'ai cueilli la belle roseLa rose du rosier blanc, le rossignol qui conseille de se marier et une belle qui gagne cinq cents livres.
- Ah ! qui me passera le boisUn monsieur de bonne mine se sauve en courant à travers le bois… pour des perdrix qu'il prend pour des loups.
- Sur le pont d'AvignonTrois dames y perdent leurs peignes, trois Allemands les ramassent et demandent un cheveu en paiement.
- Hier, sur le pont d'AvignonLe fils du roi entend chanter une bergère et fait seller son cheval : il veut la voir, coûte que coûte.
- Petit JeanPetit Jean a trouvé femme, et elle le fait enrager : les plus gais « lil, li li » pour les plus grands malheurs.
- Au bois du rossignoletUne sieste sous un pin, une branche coupée, un flageolet qui chante : « Qu'il est doux d'aimer la fill' de son voisin ! »
- Mon père avait un beau champ de poisLes couplets de Fendez le bois sur un air de rouet de la côte de Beaupré : « Doux, venez vous promm'ner avec moi ».
- C'est dans la ville de RouenUn pâté si grand qu'on y trouve un homme… et encore bien plus : un chat poilu ! Une ronde à danser.
- La fille du roi d'EspagneLa fille d'un roi qui veut apprendre à battre la lessive : « Vogue, marinier, vogue ! »
- Ah ! si mon moine voulait danser !Un capuchon, un ceinturon, un chapelet… tout pour faire danser le moine, c'est-à-dire la toupie.
- Et moi je m'enfouiyaisLe moulin, les faucheurs, les chantres et les poules : tout ce qu'entend un peureux lui crie de se sauver.
- Dans ma main droite je tiens rosierLa ronde où chacun, à son tour, entre au milieu et salue (ou embrasse) qui lui plaît.
- Ah ! qui marierons-nous ?Une ronde pour marier deux danseurs au milieu du cercle : « Oui j'aimerai qui m'aimera ».
- En revenant de la jolie RochelleCent lieues à cheval sans dire un mot, une fontaine où la belle ne veut pas boire… mais elle boit chez son père.
- Dans Paris ya-t-une brune plus belle que le jourTrois bourgeois veulent la belle brune ; le plus jeune l'emmène sur son cheval blanc, plus raide que le vent.
- Par derrièr' chez ma tante ya-t-un arbre plantéTrois pigeons dans l'arbre, trois demoiselles qui les nourrissent, et un roi qui veut danser avec la plus jeune.
- J'ai trop grand' peur des loupsEn revenant de la Vendée, trois cavaliers et une invitation à souper : « Vous m'amusez toujours ».
- J'ai vu le loup, le r'nard passerLes couplets de la Vendée avec un refrain connu dans tout le pays : le loup, le renard et le lièvre.
- Je le mène bien mon dévidoi' !Le refrain des bateliers de lord Dalhousie, rames rouges en cadence, sur les couplets de Cécilia.
- Nous étions trois capitainesTrois capitaines revenant de la guerre, une chopine de vin blanc et trois écus : « Brave, brave… bravement ! »
- Je n'ai pas de barbe au menton, mais il m'en vientLe père demande à sa fille de ne jamais aimer les garçons : elle aimerait mieux voir la maison en cendres !
- C'était une frégateUn anneau d'or tombé à la mer, un galant qui plonge trois fois : « Mon joli cœur de rose ».
- En filant ma quenouilleMariée à un incivil sans maille ni denier, elle menace d'aller au bois jouer aux cartes et aux dés.
- Ah ! je m'en vais entrer en danseUne ronde pour choisir un amant au milieu du cercle : « Ah ! je ne puis, gai, gai, je ne puis m'en aller ».
- Sur le pont de NantesUne petite ronde : « Marion, Marion danse », puis la bergère entre en danse et salue qui lui plaît.
- Bonhomme, bonhomme, que sais-tu donc faire ?La ronde « très bruyante » où l'on frappe le plancher du genou, puis du coude, de l'épaule, du front…
- Qui veut manger du lièvreLe jeu du chasseur et du lièvre autour de deux chaises, et « Accorde, accorde ! » pour sauver le lièvre.
- Jamais je nourrirai de geaiNourri sept ans dans sa cage ronde, le geai s'envole pour fonder une école à Paris.
- La GuignoléeLe chant de quête de la veille du jour de l'An : « Bonjour le maître et la maîtresse » et un morceau de chignée.
- Malbrough s'en va-t-en guerreMalbrough ne revient pas à Pâques ni à la Trinité ; son page apporte la nouvelle : « Mironton, mironton, mirontaine ».
- C'est la poulette griseLa poulette grise pond dans l'église, la blanche dans les branches… et le petit va faire dodo.
- Je ne veux pas d'un habitantNi habitant, ni laboureux, ni notaire, ni avocat : la belle ne veut marier qu'un officier.
- C'est Pinson avec CendrouillePinson et Cendrouille veulent faire des noces sans rien à manger : le chien, le corbeau et le lapin apportent le reste.
- Perrette est bien maladePerrette, en danger de mourir, demande sa flûte et son tambour pour jouer une aubade : « Bezinzi, bezinzou ».
- Chez mon pèr' ya trois fillesDeux filles chantent, la troisième gémit : son ami, l'enfant sans souci, boit pots et pintes à la caserne.
- Celle que mon cœur aimeMine, Fine, Jacqueline et Germinette ont droit à une paillasse ; la reine de son cœur, à un lit de plume.
- Entre Paris et Saint-DenisLa fille du roi apprend que son amant en aime une plus savante : elle fait neiger, grêler et reluire le soleil à minuit.
- Il n'y a qu'un seul DieuLa ronde religieuse qui compte de un à douze : « Dis-moi pourquoi deux… Il y a deux Testaments ».
Envie d'une histoire après les chansons? Voyez les contes de veillée.
Textes du domaine public d'après Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), où l'on trouve aussi les mélodies notées.
Chansons à répondre — carnet de veillée
Une voix lance le couplet, tout le monde répond : les lignes en gras sont pour le groupe.
En roulant ma boule
Le meneur chante le vers, tout le monde répond « En roulant ma boule » puis reprend le refrain. Chaque couplet recommence par le dernier vers du précédent : on peut la faire durer longtemps.
Derrièr' chez nous, ya-t-un étang,En roulant ma boule.Trois beaux canards s'en vont baignant,Rouli, roulant, ma boule roulant,En roulant ma boule roulant,En roulant ma boule.
Trois beaux canards s'en vont baignant,En roulant ma boule.Le fils du roi s'en va chassant,Rouli, roulant, ma boule roulant,En roulant ma boule roulant,En roulant ma boule.
Le fils du roi s'en va chassant,En roulant ma boule.Avec son grand fusil d'argent,Rouli, roulant, ma boule roulant,En roulant ma boule roulant,En roulant ma boule.
Avec son grand fusil d'argent,En roulant ma boule.Visa le noir, tua le blanc,Rouli, roulant, ma boule roulant,En roulant ma boule roulant,En roulant ma boule.
Visa le noir, tua le blanc,En roulant ma boule.Ô fils du roi, tu es méchant !Rouli, roulant, ma boule roulant,En roulant ma boule roulant,En roulant ma boule.
Ô fils du roi, tu es méchant !En roulant ma boule.D'avoir tué mon canard blanc,Rouli, roulant, ma boule roulant,En roulant ma boule roulant,En roulant ma boule.
D'avoir tué mon canard blanc,En roulant ma boule.Par dessous l'aile il perd son sang,Rouli, roulant, ma boule roulant,En roulant ma boule roulant,En roulant ma boule.
Par dessous l'aile il perd son sang,En roulant ma boule.Par les yeux lui sort'nt des diamants,Rouli, roulant, ma boule roulant,En roulant ma boule roulant,En roulant ma boule.
Par les yeux lui sort'nt des diamants,En roulant ma boule.Et par le bec l'or et l'argent,Rouli, roulant, ma boule roulant,En roulant ma boule roulant,En roulant ma boule.
Et par le bec l'or et l'argent,En roulant ma boule.Toutes ses plum's s'en vont au vent,Rouli, roulant, ma boule roulant,En roulant ma boule roulant,En roulant ma boule.
Toutes ses plum's s'en vont au vent,En roulant ma boule.Trois dam's s'en vont les ramassant,Rouli, roulant, ma boule roulant,En roulant ma boule roulant,En roulant ma boule.
Trois dam's s'en vont les ramassant,En roulant ma boule.C'est pour en faire un lit de camp,Rouli, roulant, ma boule roulant,En roulant ma boule roulant,En roulant ma boule.
C'est pour en faire un lit de camp,En roulant ma boule.Pour y coucher tous les passants.Rouli, roulant, ma boule roulant,En roulant ma boule roulant,En roulant ma boule.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 12-15.
À la claire fontaine
Chaque couplet reprend les deux derniers vers du précédent ; tout le monde chante le refrain.
À la claire fontaineM'en allant promener,J'ai trouvé l'eau si belleQue je m'y suis baigné.Lui ya longtemps que je t'aime,Jamais je ne t'oublierai.
J'ai trouvé l'eau si belleQue je m'y suis baigné ;Sous les feuilles d'un chêneJe me suis fait sécher.Lui ya longtemps, etc.
Sous les feuilles d'un chêneJe me suis fait sécher ;Sur la plus haute brancheLe rossignol chantait.Lui ya longtemps, etc.
Sur la plus haute brancheLe rossignol chantait.Chante, rossignol, chante,Toi qui as le cœur gai.Lui ya longtemps, etc.
Chante, rossignol, chante,Toi qui as le cœur gai ;Tu as le cœur à rire,Moi je l'ai-t-à pleurer.Lui ya longtemps, etc.
Tu as le cœur à rire,Moi je l'ai-t-à pleurer :J'ai perdu ma maîtresseSans l'avoir mérité.Lui ya longtemps, etc.
J'ai perdu ma maîtresseSans l'avoir mérité,Pour un bouquet de rosesQue je lui refusai.Lui ya longtemps, etc.
Pour un bouquet de rosesQue je lui refusai.Je voudrais que la roseFût encore au rosier.Lui ya longtemps, etc.
Je voudrais que la roseFût encore au rosier,Et moi et ma maîtresseDans les mêm's amitiés.Lui ya longtemps que je t'aime,Jamais je ne t'oublierai.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 1-3.
Par derrièr' chez mon père
Le meneur chante le premier vers, tout le monde répond « Vole, mon cœur, vole » et reprend la fin du couplet.
Par derrièr' chez mon père,Vole, mon cœur, vole,Par derrièr' chez mon pèreLui ya-t-un pommier doux.Lui ya-t-un pommier doux, doux, doux,Lui ya-t-un pommier doux.
Les feuilles en sont vertes,Vole, mon cœur, vole,Les feuilles en sont vertesEt le fruit en est doux.Et le fruit en est doux, doux, doux,Et le fruit en est doux.
Trois filles d'un prince,Vole, mon cœur, vole,Trois filles d'un princeSont endormies dessous.Sont endormies dessous, doux, doux,Sont endormies dessous.
La plus jeun' se réveille,Vole, mon cœur, vole,La plus jeun' se réveille :— Ma sœur, voilà le jour.Ma sœur, voilà le jour, doux, doux,Ma sœur, voilà le jour.
— Non, ce n'est qu'une étoile,Vole, mon cœur, vole,Non, ce n'est qu'une étoileQu'éclaire nos amours.Qu'éclaire nos amours, doux, doux,Qu'éclaire nos amours.
Nos amants sont en guerre,Vole, mon cœur, vole,Nos amants sont en guerre :Ils combattent pour nous.Ils combattent pour nous, doux, doux,Ils combattent pour nous.
S'ils gagnent la bataille,Vole, mon cœur, vole,S'ils gagnent la batailleIls auront nos amours.Ils auront nos amours, doux, doux,Ils auront nos amours.
— Qu'ils perdent ou qu'ils gagnent,Vole, mon cœur, vole,Qu'ils perdent ou qu'ils gagnent,Ils les auront toujours.Ils les auront toujours, doux, doux,Ils les auront toujours.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 4-6.
À Saint-Malo, beau port de mer
Chaque vers marqué (bis) se chante deux fois ; tout le monde reprend « Nous irons sur l'eau » à chaque couplet.
À Saint-Malo, beau port de mer, (bis)Trois gros navir's sont arrivés,Nous irons sur l'eauNous y prom' promener,Nous irons jouer dans l'île.
Trois gros navir's sont arrivés, (bis)Chargés d'avoin', chargés de blé.Nous irons sur l'eau, etc.
Chargés d'avoin', chargés de blé, (bis)Trois dam's s'en vont les marchander.Nous irons sur l'eau, etc.
Trois dam's s'en vont les marchander, (bis)— Marchand, marchand, combien ton blé ?Nous irons sur l'eau, etc.
Marchand, marchand, combien ton blé ? (bis)— Trois francs l'avoin', six francs le blé.Nous irons sur l'eau, etc.
Trois francs l'avoin', six francs le blé, (bis)— C'est ben trop cher d'un' bonn' moitié.Nous irons sur l'eau, etc.
C'est ben trop cher d'un' bonn' moitié, (bis)— Montez, Mesdam's, vous le verrez.Nous irons sur l'eau, etc.
Montez, Mesdam's, vous le verrez, (bis)— Marchand, tu n'vendras pas ton blé.Nous irons sur l'eau, etc.
Marchand, tu n'vendras pas ton blé, (bis)— Si je l'vends pas, je l'donnerai.Nous irons sur l'eau, etc.
Si je l'vends pas, je l'donnerai, (bis)— À c'prix-là, on va s'arranger.Nous irons sur l'eauNous y prom' promener,Nous irons jouer dans l'île.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 24-25.
Dans les prisons de Nantes
Le premier vers se chante deux fois ; tout le monde reprend les « gai, faluron » et le second vers.
Dans les prisons de Nantes (bis)Lui ya-t-un prisonnier, gai, faluron, falurette,Lui ya-t-un prisonnier, gai, faluron, dondé.
Que personn' ne va voir (bis)Que la fill' du geôlier, gai, faluron, falurette,Que la fill' du geôlier, gai, faluron, dondé.
Elle lui porte à boire, (bis)À boire et à manger, gai, faluron, falurette,À boire et à manger, gai, faluron, dondé.
Un jour il lui demande : (bis)— Qu'est-c'que l'on dit de moué ? gai, faluron, falurette,Qu'est-c'que l'on dit de moué ? gai, faluron, dondé.
— Le bruit court dans la ville (bis)Que demain vous mourrez, gai, faluron, falurette,Que demain vous mourrez, gai, faluron, dondé.
— Puisqu'il faut que je meure, (bis)Ah ! déliez-moi les pieds, gai, faluron, falurette,Ah ! déliez-moi les pieds, gai, faluron, dondé.
La fille encore jeunette (bis)Lui a lâché les pieds, gai, faluron, falurette,Lui a lâché les pieds, gai, faluron, dondé.
Le garçon fort alerte (bis)À la mer s'est jeté, gai, faluron, falurette,À la mer s'est jeté, gai, faluron, dondé.
De la première plonge, (bis)Au fond il a été, gai, faluron, falurette,Au fond il a été, gai, faluron, dondé.
De la seconde plonge, (bis)La mer a traversé, gai, faluron, falurette,La mer a traversé, gai, faluron, dondé.
Quand il fut sur ces côtes, (bis)Il se mit à chanter, gai, faluron, falurette,Il se mit à chanter, gai, faluron, dondé :
« Que Dieu béniss' les filles, (bis)Surtout cell' du geôlier, gai, faluron, falurette,Surtout cell' du geôlier, gai, faluron, dondé.
« Si je retourne à Nantes, (bis)Oui, je l'épouserai ! gai, faluron, falurette,Oui, je l'épouserai ! gai, faluron, dondé. »
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 26-28.
Dans les chantiers nous hivernerons
Le meneur chante le couplet ; tout le monde lance le refrain, deux fois, à pleine voix.
Voici l'hiver arrivé,Les rivières sont gelées ;C'est le temps d'aller au boisManger du lard et des pois.Dans les chantiers nous hivernerons !Dans les chantiers nous hivernerons !
Pauv' voyageur, que t'as d'la misère !Souvent tu couches par terre ;À la pluie, au mauvais temps,À la rigueur de tous les temps !Dans les chantiers, etc.
Quand tu arriv' à Québec,Souvent tu fais un gros bec.Tu vas trouver ton bourgeoisQu'est là assis à son comptoi'.Dans les chantiers, etc.
— Je voudrais être payéPour le temps que j'ai donné.Quand l'bourgeois est en banqu'route,Il te renvoi' manger des croûtes.Dans les chantiers, etc.
Quand tu retourn' chez ton père,Aussi pour revoir ta mère :Le bonhomme est à la porte,La bonn' femme fait la gargotte.Dans les chantiers, etc.
— Ah ! bonjour donc, mon cher enfant !Nous apport'-tu ben d'l'argent ?— Que l'diable emport' les chantiers !Jamais d'ma vie j'y r'tournerai !Dans les chantiers, ah ! n'hivernons plus !Dans les chantiers, ah ! n'hivernons plus !
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 101-103.
Fendez le bois, chauffez le four
Le premier vers se chante deux fois ; tout le monde chante le refrain, qu'on peut reprendre autant qu'on veut.
Derrièr' chez nous, ya champ de pois : (bis)J'en cueillis deux, j'en mangeai trois.Fendez le bois, chauffez le four,Dormez, la belle, il n'est point jour.
J'en cueillis deux, j'en mangeai trois ; (bis)J'en fus malade, au lit, trois mois.Fendez le bois, etc.
J'en fus malade, au lit, trois mois ; (bis)Tous mes parents venaient m'y voir.Fendez le bois, etc.
Tous mes parents venaient m'y voir ; (bis)Celui que j'aime ne vient pas.Fendez le bois, etc.
Celui que j'aime ne vient pas… (bis)Je l'aperçois venir là-bas.Fendez le bois, chauffez le four,Dormez, la belle, il n'est point jour.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 112-113.
Marianne s'en va-t-au moulin
Les deux premiers vers se chantent deux fois ; tout le monde reprend « Ma p'tit' mamzell' Marianne » et la fin du couplet.
Marianne s'en va-t-au moulin, (bis)C'est pour y fair' moudre son grain ; (bis)À cheval sur son âne,Ma p'tit' mamzell' Marianne,À cheval sur son âne Catin,S'en allant au moulin.
Le meunier, qui la voit venir, (bis)S'empresse aussitôt de lui dire : (bis)— Attachez donc votre âne,Ma p'tit' mamzell' Marianne,Attachez donc votre âne Catin,Par derrièr' le moulin.
Pendant que le moulin marchait, (bis)Le loup tout à l'entour rôdait. (bis)Le loup a mangé l'âne,Ma p'tit' mamzell' Marianne,Le loup a mangé l'âne Catin,Par derrièr' le moulin.
Marianne se mit à pleurer, (bis)Cent écus d'or lui a donnés (bis)Pour acheter un âne,Ma p'tit' mamzell' Marianne,Pour acheter un âne Catin,En r'venant du moulin.
Son père, qui la voit venir, (bis)Ne put s'empêcher de lui dire : (bis)— Qu'avez-vous fait d'votre âne,Ma p'tit' mamzell' Marianne,Qu'avez-vous fait d'votre âne Catin,En allant au moulin ?
— C'est aujourd'hui la Saint-Michel, (bis)Que tous les ân's changent de poil. (bis)J'vous ramèn' le même âne,Ma p'tit' mamzell' Marianne,J'vous ramèn' le même âne Catin,Qui m'porta au moulin.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 121-123.
V'là l'bon vent
Tout le monde commence par le refrain. Le meneur chante ensuite son vers deux fois et le suivant, puis tout le monde reprend le refrain. Les couplets sont ceux d'En roulant ma boule.
V'là l'bon vent, v'là l'joli vent,V'là l'bon vent, ma mie m'appelle,V'là l'bon vent, v'là l'joli vent,V'là l'bon vent, ma mie m'attend.
Derrièr' chez nous, ya-t-un étang,Derrièr' chez nous, ya-t-un étang,Trois beaux canards s'en vont baignant.V'là l'bon vent, v'là l'joli vent, etc.
Trois beaux canards s'en vont baignant,Trois beaux canards s'en vont baignant,Le fils du roi s'en va chassant.V'là l'bon vent, v'là l'joli vent, etc.
Le fils du roi s'en va chassant,Le fils du roi s'en va chassant,Avec son grand fusil d'argent.V'là l'bon vent, v'là l'joli vent, etc.
Avec son grand fusil d'argent,Avec son grand fusil d'argent,Visa le noir, tua le blanc.V'là l'bon vent, v'là l'joli vent, etc.
Visa le noir, tua le blanc,Visa le noir, tua le blanc,Ô fils du roi, tu es méchant !V'là l'bon vent, v'là l'joli vent, etc.
Ô fils du roi, tu es méchant !Ô fils du roi, tu es méchant !D'avoir tué mon canard blanc.V'là l'bon vent, v'là l'joli vent, etc.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 21.
Isabeau s'y promène
Le meneur chante les deux premiers vers ; tout le monde reprend le dernier vers et « Sur le bord de l'île ».
Isabeau s'y promèneLe long de son jardin,Le long de son jardinSur le bord de l'île,Le long de son jardinSur le bord de l'eau,Sur le bord du vaisseau.
Elle fit un' rencontreDe trente matelots.De trente matelotsSur le bord de l'île, etc.
Le plus jeune des trente,Il se mit à chanter.Il se mit à chanterSur le bord de l'île, etc.
— La chanson que tu chantes,Je voudrais la savoir.Je voudrais la savoirSur le bord de l'île, etc.
— Embarque dans ma barque,Je te la chanterai.Je te la chanteraiSur le bord de l'île, etc.
Quand ell' fut dans la barque,Ell' se mit à pleurer.Ell' se mit à pleurerSur le bord de l'île, etc.
— Qu'avez-vous donc, la belle,Qu'a' vous à tant pleurer ?Qu'a' vous à tant pleurerSur le bord de l'île, etc.
— Je pleur' mon anneau d'ore,Dans l'eau-z-il est tombé.Dans l'eau-z-il est tombéSur le bord de l'île, etc.
— Ne pleurez point, la belle,Je vous le plongerai.Je vous le plongeraiSur le bord de l'île, etc.
De la première plongeIl n'a rien ramené.Il n'a rien ramenéSur le bord de l'île, etc.
De la seconde plongeL'anneau-z-a voltigé.L'anneau-z-a voltigéSur le bord de l'île, etc.
De la troisième plongeLe galant s'est noyé.Le galant s'est noyéSur le bord de l'île,Le galant s'est noyéSur le bord de l'eau,Sur le bord du vaisseau.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 37-39.
Gai lon la, gai le rosier
Chaque couplet reprend les deux derniers vers du précédent ; tout le monde chante « Gai lon la, gai le rosier ».
Par derrièr' chez ma tanteLui ya-t-un bois joli ;Le rossignol y chanteEt le jour et la nuit.Gai lon la, gai le rosierDu joli mois de mai.
Le rossignol y chanteEt le jour et la nuit.Il chante pour ces bellesQui n'ont pas de mari.Gai lon la, etc.
Il chante pour ces bellesQui n'ont pas de mari.Il ne chant' pas pour moiCar j'en ai-t-un joli.Gai lon la, etc.
Il ne chant' pas pour moiCar j'en ai-t-un joli.Il n'est point dans la danse,Il est bien loin d'ici.Gai lon la, etc.
Il n'est point dans la danse,Il est bien loin d'ici ;Il est dans la Hollande :Les Hollandais l'ont pris.Gai lon la, etc.
Il est dans la Hollande :Les Hollandais l'ont pris.— Que donneriez-vous, belle,Qui l'amèn'rait ici ?Gai lon la, etc.
Que donneriez-vous, belle,Qui l'amèn'rait ici ?— Je donnerais Versailles,Paris et Saint-Denis,Gai lon la, etc.
Je donnerais Versailles,Paris et Saint-Denis,Et la claire fontaineDe mon jardin joli.Gai lon la, gai le rosierDu joli mois de mai.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 40-42.
Une perdriole
Le meneur pose la question et annonce le cadeau du jour ; tout le monde récapitule la liste à rebours, jusqu'à la perdriole. Parfait avec des enfants : la liste s'allonge à chaque couplet.
Le premier jour de mai, que donn'rai-je à ma mie ? (bis)Une perdrioleQui vient, qui va, qui vole,Une perdrioleQui vole dans ces bois.
Le second jour de mai, que donn'rai-je à ma mie ? (bis)Deux tourterelles,Une perdrioleQui vient, qui va, qui vole,Une perdrioleQui vole dans ces bois.
Le troisième jour de mai, que donn'rai-je à ma mie ? (bis)Trois rats des bois,Deux tourterelles,Une perdrioleQui vient, qui va, qui vole,Une perdrioleQui vole dans ces bois.
Le quatrième jour de mai, que donn'rai-je à ma mie ? (bis)Quatr' canards volant en l'air',Trois rats des bois,Deux tourterelles,Une perdrioleQui vient, qui va, qui vole,Une perdrioleQui vole dans ces bois.
Le cinquième jour de mai, que donn'rai-je à ma mie ? (bis)Cinq lapins grattant la terre,Quatr' canards volant en l'air',Trois rats des bois,Deux tourterelles,Une perdrioleQui vient, qui va, qui vole,Une perdrioleQui vole dans ces bois.
Le sixième jour de mai, que donn'rai-je à ma mie ? (bis)Six chiens courant,Cinq lapins grattant la terre,Quatr' canards volant en l'air',Trois rats des bois,Deux tourterelles,Une perdrioleQui vient, qui va, qui vole,Une perdrioleQui vole dans ces bois.
Le septième jour de mai, que donn'rai-je à ma mie ? (bis)Sept vach's à lait,Six chiens courant,Cinq lapins grattant la terre,Quatr' canards volant en l'air',Trois rats des bois,Deux tourterelles,Une perdrioleQui vient, qui va, qui vole,Une perdrioleQui vole dans ces bois.
Le huitième jour de mai, que donn'rai-je à ma mie ? (bis)Huit moutons avec leur laine,Sept vach's à lait,Six chiens courant,Cinq lapins grattant la terre,Quatr' canards volant en l'air',Trois rats des bois,Deux tourterelles,Une perdrioleQui vient, qui va, qui vole,Une perdrioleQui vole dans ces bois.
Le neuvième jour de mai, que donn'rai-je à ma mie ? (bis)Neuf chevaux avec leurs selles,Huit moutons avec leur laine,Sept vach's à lait,Six chiens courant,Cinq lapins grattant la terre,Quatr' canards volant en l'air',Trois rats des bois,Deux tourterelles,Une perdrioleQui vient, qui va, qui vole,Une perdrioleQui vole dans ces bois.
Le dixième jour de mai, que donn'rai-je à ma mie ? (bis)Dix veaux bien gras,Neuf chevaux avec leurs selles,Huit moutons avec leur laine,Sept vach's à lait,Six chiens courant,Cinq lapins grattant la terre,Quatr' canards volant en l'air',Trois rats des bois,Deux tourterelles,Une perdrioleQui vient, qui va, qui vole,Une perdrioleQui vole dans ces bois.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 82-86.
Bal chez Boulé
Chaque couplet reprend le dernier vers du précédent ; tout le monde répond « Vogue, marinier, vogue ».
Dimanche, après les vêpr's, yaura bal chez Boulé ;Mais il n'ira personn' que ceux qui sav'nt danser.Vogue, marinier, vogue,Vogue, beau marinier.
Mais il n'ira personn' que ceux qui sav'nt danser.José Biais, comm' les autr's, voulut itou y aller.Vogue, etc.
José Biais, comm' les autr's, voulut itou y aller.— Non, lui dit sa maîtress', t'iras quand l'train s'ra fé.Vogue, etc.
Non, lui dit sa maîtress', t'iras quand l'train s'ra fé.Il s'en fut à l'établ' ses animaux soigner.Vogue, etc.
Il s'en fut à l'établ' ses animaux soigner ;Prit Barrett' par la corne et Rougett' par le pied.Vogue, etc.
Prit Barrett' par la corne et Rougett' par le pied ;Il saute à l'écuri' pour les chevaux gratter.Vogue, etc.
Il saute à l'écuri' pour les chevaux gratter ;Se sauve à la maison quand ils fur'nt étrillés.Vogue, etc.
Se sauve à la maison quand ils fur'nt étrillés ;Mit sa bell' veste rouge et son capot barré.Vogue, etc.
Mit sa bell' veste rouge et son capot barré ;Mit son beau fichu noir et ses souliers francés.Vogue, etc.
Mit son beau fichu noir et ses souliers francés,S'en va chercher Lisett' quand il fut ben greyé.Vogue, etc.
S'en va chercher Lisett' quand il fut ben greyé.On le mit à la port' pour apprendre à danser.Vogue, etc.
On le mit à la port' pour apprendre à danser,Mais on garda Lisett', qui s'est ben consolée.Vogue, marinier, vogue,Vogue, beau marinier.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 116-118.
Un Canadien errant
Une complainte plutôt qu'une chanson à répondre : la voix seule chante deux vers, puis tout le monde les reprend (bis), doucement.
Un Canadien errant,Banni de ses foyers, (bis)Parcourait en pleurantDes pays étrangers. (bis)
Un jour, triste et pensif,Assis au bord des flots, (bis)Au courant fugitifIl adressa ces mots : (bis)
« Si tu vois mon pays,Mon pays malheureux, (bis)Va, dis à mes amisQue je me souviens d'eux. (bis)
« Ô jours si pleins d'appas,Vous êtes disparus, (bis)Et ma patrie, hélas !Je ne la verrai plus ! (bis)
« Non, mais en expirant,Ô mon cher Canada !Mon regard languissantVers toi se portera. » (bis)
Source : Antoine Gérin-Lajoie (1842), texte reproduit dans Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 78-81.
C'est la belle Françoise
Le meneur chante le vers, tout le monde lance « lon, gai », puis « ma luron, lurette » et reprend le dernier vers.
C'est la belle Françoise, lon, gai,C'est la belle FrançoiseQui veut s'y marier, ma luron, lurette,Qui veut s'y marier, ma luron, luré.
Son amant va la voire, lon, gai,Son amant va la voireBien tard, après souper, ma luron, lurette,Bien tard, après souper, ma luron, luré.
Il la trouva seulette, lon, gai,Il la trouva seuletteSur son lit, qui pleurait, ma luron, lurette,Sur son lit, qui pleurait, ma luron, luré.
— Ah ! qu'a' vous donc, la belle, lon, gai,Ah ! qu'a' vous donc, la belle,Qu'a' vous à tant pleurer ? ma luron, lurette,Qu'a' vous à tant pleurer ? ma luron, luré.
— On m'a dit, hier au soire, lon, gai,On m'a dit, hier au soire,Qu'à la guerr' vous alliez, ma luron, lurette,Qu'à la guerr' vous alliez, ma luron, luré.
— Ceux qui vous l'ont dit, belle, lon, gai,Ceux qui vous l'ont dit, belle,Ont dit la vérité, ma luron, lurette,Ont dit la vérité, ma luron, luré.
Venez m'y reconduire, lon, gai,Venez m'y reconduireJusqu'au pied du rocher, ma luron, lurette,Jusqu'au pied du rocher, ma luron, luré.
Adieu, belle Françoise, lon, gai,Adieu, belle Françoise !Je vous épouserai, ma luron, lurette,Je vous épouserai, ma luron, luré.
Au retour de la guerre, lon, gai,Au retour de la guerre,Si j'y suis respecté, ma luron, lurette,Si j'y suis respecté, ma luron, luré.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 8-9.
Descendez à l'ombre
Tout le monde commence par le refrain. Le meneur chante ensuite son premier vers deux fois et le suivant, puis tout le monde reprend le refrain. Les couplets sont ceux d'En roulant ma boule.
Descendez à l'ombre, ma jolie blonde,Descendez à l'ombre d'un bois.
Derrièr' chez nous, ya-t-un étang,Derrièr' chez nous, ya-t-un étang,Trois beaux canards s'en vont baignant,Descendez à l'ombre, etc.
Trois beaux canards s'en vont baignant,Trois beaux canards s'en vont baignant,Le fils du roi s'en va chassant,Descendez à l'ombre, etc.
Le fils du roi s'en va chassant,Le fils du roi s'en va chassant,Avec son grand fusil d'argent,Descendez à l'ombre, etc.
Avec son grand fusil d'argent,Avec son grand fusil d'argent,Visa le noir, tua le blanc,Descendez à l'ombre, etc.
Visa le noir, tua le blanc,Visa le noir, tua le blanc,Ô fils du roi, tu es méchant !Descendez à l'ombre, etc.
Ô fils du roi, tu es méchant !Ô fils du roi, tu es méchant !D'avoir tué mon canard blanc,Descendez à l'ombre, etc.
D'avoir tué mon canard blanc,D'avoir tué mon canard blanc,Par dessous l'aile il perd son sang,Descendez à l'ombre, etc.
Par dessous l'aile il perd son sang,Par dessous l'aile il perd son sang,Par les yeux lui sort'nt des diamants,Descendez à l'ombre, etc.
Par les yeux lui sort'nt des diamants,Par les yeux lui sort'nt des diamants,Et par le bec l'or et l'argent,Descendez à l'ombre, etc.
Et par le bec l'or et l'argent,Et par le bec l'or et l'argent,Toutes ses plum's s'en vont au vent,Descendez à l'ombre, etc.
Toutes ses plum's s'en vont au vent,Toutes ses plum's s'en vont au vent,Trois dam's s'en vont les ramassant,Descendez à l'ombre, etc.
Trois dam's s'en vont les ramassant,Trois dam's s'en vont les ramassant,C'est pour en faire un lit de camp,Descendez à l'ombre, etc.
C'est pour en faire un lit de camp,C'est pour en faire un lit de camp,Pour y coucher tous les passants.Descendez à l'ombre, etc.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 16-17 (couplets p. 13-15).
Lève ton pied
Gagnon indique : voix seule, puis la reprise en chœur. Le meneur chante le refrain, tout le monde le reprend. Il chante ensuite son vers avec « Lèv' ton pied légèrement », que le groupe reprend aussi, puis le vers suivant seul, et on revient au refrain.
Lèv' ton pied, légèr' bergère,Lèv' ton pied légèrement.Lèv' ton pied, légèr' bergère,Lèv' ton pied légèrement.
Derrièr' chez nous, ya-t-un étang,Lèv' ton pied légèrement.Derrièr' chez nous, ya-t-un étang,Lèv' ton pied légèrement.Trois beaux canards s'en vont baignant, légèrement.Lèv' ton pied, légèr' bergère, etc.
Trois beaux canards s'en vont baignant,Lèv' ton pied légèrement.Trois beaux canards s'en vont baignant,Lèv' ton pied légèrement.Le fils du roi s'en va chassant, légèrement.Lèv' ton pied, légèr' bergère, etc.
Le fils du roi s'en va chassant,Lèv' ton pied légèrement.Le fils du roi s'en va chassant,Lèv' ton pied légèrement.Avec son grand fusil d'argent, légèrement.Lèv' ton pied, légèr' bergère, etc.
Avec son grand fusil d'argent,Lèv' ton pied légèrement.Avec son grand fusil d'argent,Lèv' ton pied légèrement.Visa le noir, tua le blanc, légèrement.Lèv' ton pied, légèr' bergère, etc.
Visa le noir, tua le blanc,Lèv' ton pied légèrement.Visa le noir, tua le blanc,Lèv' ton pied légèrement.Ô fils du roi, tu es méchant, légèrement.Lèv' ton pied, légèr' bergère, etc.
Ô fils du roi, tu es méchant !Lèv' ton pied légèrement.Ô fils du roi, tu es méchant !Lèv' ton pied légèrement.D'avoir tué mon canard blanc, légèrement.Lèv' ton pied, légèr' bergère, etc.
D'avoir tué mon canard blanc,Lèv' ton pied légèrement.D'avoir tué mon canard blanc,Lèv' ton pied légèrement.Par dessous l'aile il perd son sang, légèrement.Lèv' ton pied, légèr' bergère, etc.
Par dessous l'aile il perd son sang,Lèv' ton pied légèrement.Par dessous l'aile il perd son sang,Lèv' ton pied légèrement.Par les yeux lui sort'nt des diamants, légèrement.Lèv' ton pied, légèr' bergère, etc.
Par les yeux lui sort'nt des diamants,Lèv' ton pied légèrement.Par les yeux lui sort'nt des diamants,Lèv' ton pied légèrement.Et par le bec l'or et l'argent, légèrement.Lèv' ton pied, légèr' bergère, etc.
Et par le bec l'or et l'argent,Lèv' ton pied légèrement.Et par le bec l'or et l'argent,Lèv' ton pied légèrement.Toutes ses plum's s'en vont au vent, légèrement.Lèv' ton pied, légèr' bergère, etc.
Toutes ses plum's s'en vont au vent,Lèv' ton pied légèrement.Toutes ses plum's s'en vont au vent,Lèv' ton pied légèrement.Trois dam's s'en vont les ramassant, légèrement.Lèv' ton pied, légèr' bergère, etc.
Trois dam's s'en vont les ramassant,Lèv' ton pied légèrement.Trois dam's s'en vont les ramassant,Lèv' ton pied légèrement.C'est pour en faire un lit de camp, légèrement.Lèv' ton pied, légèr' bergère, etc.
C'est pour en faire un lit de camp,Lèv' ton pied légèrement.C'est pour en faire un lit de camp,Lèv' ton pied légèrement.Pour y coucher tous les passants, légèrement.Lèv' ton pied, légèr' bergère, etc.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 18-19 (couplets p. 13-15).
J'aim'rai tendrement ces amants constants
Le meneur chante son premier vers deux fois et le suivant ; tout le monde répond par les deux vers du refrain. Les couplets sont ceux d'En roulant ma boule.
Derrièr' chez nous, ya-t-un étang,Derrièr' chez nous, ya-t-un étang,Trois beaux canards s'en vont baignant,J'aimerai jamais ces amants volages,J'aim'rai tendrement ces amants constants.
Trois beaux canards s'en vont baignant,Trois beaux canards s'en vont baignant,Le fils du roi s'en va chassant,J'aimerai jamais, etc.
Le fils du roi s'en va chassant,Le fils du roi s'en va chassant,Avec son grand fusil d'argent,J'aimerai jamais, etc.
Avec son grand fusil d'argent,Avec son grand fusil d'argent,Visa le noir, tua le blanc,J'aimerai jamais, etc.
Visa le noir, tua le blanc,Visa le noir, tua le blanc,Ô fils du roi, tu es méchant !J'aimerai jamais, etc.
Ô fils du roi, tu es méchant !Ô fils du roi, tu es méchant !D'avoir tué mon canard blanc,J'aimerai jamais, etc.
D'avoir tué mon canard blanc,D'avoir tué mon canard blanc,Par dessous l'aile il perd son sang,J'aimerai jamais, etc.
Par dessous l'aile il perd son sang,Par dessous l'aile il perd son sang,Par les yeux lui sort'nt des diamants,J'aimerai jamais, etc.
Par les yeux lui sort'nt des diamants,Par les yeux lui sort'nt des diamants,Et par le bec l'or et l'argent,J'aimerai jamais, etc.
Et par le bec l'or et l'argent,Et par le bec l'or et l'argent,Toutes ses plum's s'en vont au vent,J'aimerai jamais, etc.
Toutes ses plum's s'en vont au vent,Toutes ses plum's s'en vont au vent,Trois dam's s'en vont les ramassant,J'aimerai jamais, etc.
Trois dam's s'en vont les ramassant,Trois dam's s'en vont les ramassant,C'est pour en faire un lit de camp,J'aimerai jamais, etc.
C'est pour en faire un lit de camp,C'est pour en faire un lit de camp,Pour y coucher tous les passants.J'aimerai jamais ces amants volages,J'aim'rai tendrement ces amants constants.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 20 (couplets p. 13-15).
C'est l'vent frivolant
Gagnon marque les parties : le meneur lance « C'est l'vent, c'est l'vent frivolant », le chœur le reprend. Le meneur chante son vers avec le refrain, le chœur le reprend ; puis le vers suivant, seul, et on recommence.
C'est l'vent, c'est l'vent frivolant,C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.
Derrièr' chez nous, ya-t-un étang, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Derrièr' chez nous, ya-t-un étang, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Trois beaux canards s'en vont baignant, c'est l'vent qui vole, qui frivole.C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.
Trois beaux canards s'en vont baignant, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Trois beaux canards s'en vont baignant, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Le fils du roi s'en va chassant, c'est l'vent qui vole, qui frivole.C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.
Le fils du roi s'en va chassant, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Le fils du roi s'en va chassant, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Avec son grand fusil d'argent, c'est l'vent qui vole, qui frivole.C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.
Avec son grand fusil d'argent, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Avec son grand fusil d'argent, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Visa le noir, tua le blanc, c'est l'vent qui vole, qui frivole.C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.
Visa le noir, tua le blanc, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Visa le noir, tua le blanc, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Ô fils du roi, tu es méchant, c'est l'vent qui vole, qui frivole.C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.
Ô fils du roi, tu es méchant ! c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Ô fils du roi, tu es méchant ! c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,D'avoir tué mon canard blanc, c'est l'vent qui vole, qui frivole.C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.
D'avoir tué mon canard blanc, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,D'avoir tué mon canard blanc, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Par dessous l'aile il perd son sang, c'est l'vent qui vole, qui frivole.C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.
Par dessous l'aile il perd son sang, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Par dessous l'aile il perd son sang, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Par les yeux lui sort'nt des diamants, c'est l'vent qui vole, qui frivole.C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.
Par les yeux lui sort'nt des diamants, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Par les yeux lui sort'nt des diamants, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Et par le bec l'or et l'argent, c'est l'vent qui vole, qui frivole.C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.
Et par le bec l'or et l'argent, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Et par le bec l'or et l'argent, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Toutes ses plum's s'en vont au vent, c'est l'vent qui vole, qui frivole.C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.
Toutes ses plum's s'en vont au vent, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Toutes ses plum's s'en vont au vent, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Trois dam's s'en vont les ramassant, c'est l'vent qui vole, qui frivole.C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.
Trois dam's s'en vont les ramassant, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Trois dam's s'en vont les ramassant, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,C'est pour en faire un lit de camp, c'est l'vent qui vole, qui frivole.C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.
C'est pour en faire un lit de camp, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,C'est pour en faire un lit de camp, c'est l'vent, c'est l'vent frivolant,Pour y coucher tous les passants, c'est l'vent qui vole, qui frivole.C'est l'vent, c'est l'vent frivolant.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 22 (couplets p. 13-15).
Suivons le vent
Le meneur chante les vers des canards ; tout le monde répond par les vers du vent et de la rivière. Les couplets sont ceux d'En roulant ma boule.
Derrièr' chez nous, ya-t-un étang,Suivons le vent, gai, gaîment,Trois beaux canards s'en vont baignant,Tout le long de la rivière,Suivons le vent, mon compère,Suivons le vent, gai, gaîment.
Trois beaux canards s'en vont baignant,Suivons le vent, gai, gaîment,Le fils du roi s'en va chassant,Tout le long de la rivière,Suivons le vent, mon compère,Suivons le vent, gai, gaîment.
Le fils du roi s'en va chassant,Suivons le vent, gai, gaîment,Avec son grand fusil d'argent,Tout le long de la rivière,Suivons le vent, mon compère,Suivons le vent, gai, gaîment.
Avec son grand fusil d'argent,Suivons le vent, gai, gaîment,Visa le noir, tua le blanc,Tout le long de la rivière,Suivons le vent, mon compère,Suivons le vent, gai, gaîment.
Visa le noir, tua le blanc,Suivons le vent, gai, gaîment,Ô fils du roi, tu es méchant !Tout le long de la rivière,Suivons le vent, mon compère,Suivons le vent, gai, gaîment.
Ô fils du roi, tu es méchant !Suivons le vent, gai, gaîment,D'avoir tué mon canard blanc,Tout le long de la rivière,Suivons le vent, mon compère,Suivons le vent, gai, gaîment.
D'avoir tué mon canard blanc,Suivons le vent, gai, gaîment,Par dessous l'aile il perd son sang,Tout le long de la rivière,Suivons le vent, mon compère,Suivons le vent, gai, gaîment.
Par dessous l'aile il perd son sang,Suivons le vent, gai, gaîment,Par les yeux lui sort'nt des diamants,Tout le long de la rivière,Suivons le vent, mon compère,Suivons le vent, gai, gaîment.
Par les yeux lui sort'nt des diamants,Suivons le vent, gai, gaîment,Et par le bec l'or et l'argent,Tout le long de la rivière,Suivons le vent, mon compère,Suivons le vent, gai, gaîment.
Et par le bec l'or et l'argent,Suivons le vent, gai, gaîment,Toutes ses plum's s'en vont au vent,Tout le long de la rivière,Suivons le vent, mon compère,Suivons le vent, gai, gaîment.
Toutes ses plum's s'en vont au vent,Suivons le vent, gai, gaîment,Trois dam's s'en vont les ramassant,Tout le long de la rivière,Suivons le vent, mon compère,Suivons le vent, gai, gaîment.
Trois dam's s'en vont les ramassant,Suivons le vent, gai, gaîment,C'est pour en faire un lit de camp,Tout le long de la rivière,Suivons le vent, mon compère,Suivons le vent, gai, gaîment.
C'est pour en faire un lit de camp,Suivons le vent, gai, gaîment,Pour y coucher tous les passants.Tout le long de la rivière,Suivons le vent, mon compère,Suivons le vent, gai, gaîment.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 23 (couplets p. 13-15).
Cécilia
Le meneur chante le premier vers deux fois et le suivant ; tout le monde répond « Sautez, mignonne, Cécilia » et le « Ah ! ah ! », deux fois.
Mon pèr' n'avait fille que moi, (bis)Encor sur la mer il m'envoie.Sautez, mignonne, Cécilia,Ah ! ah ! Cécilia. (bis)
Encor sur la mer il m'envoie. (bis)Le marinier qui m'y menait,Sautez, mignonne, etc.
Le marinier qui m'y menait, (bis)Il devint amoureux de moi.Sautez, mignonne, etc.
Il devint amoureux de moi. (bis)— Ma mignonnette, embrassez-moi.Sautez, mignonne, etc.
— Ma mignonnette, embrassez-moi. (bis)— Nenni, monsieur, je n'oserais,Sautez, mignonne, etc.
— Nenni, monsieur, je n'oserais, (bis)Car si mon papa le savait,Sautez, mignonne, etc.
Car si mon papa le savait, (bis)Fille battue ce serait moi.Sautez, mignonne, etc.
Fille battue ce serait moi. (bis)— Voulez-vous, bell', qui lui dirait ?Sautez, mignonne, etc.
— Voulez-vous, bell', qui lui dirait ? (bis)— Ce serait les oiseaux des bois.Sautez, mignonne, etc.
— Ce serait les oiseaux des bois. (bis)— Les oiseaux des bois parlent-ils ?Sautez, mignonne, etc.
— Les oiseaux des bois parlent-ils ? (bis)— Ils parl'nt français, latin aussi.Sautez, mignonne, etc.
— Ils parl'nt français, latin aussi. (bis)Hélas ! que le monde est malin,Sautez, mignonne, etc.
Hélas ! que le monde est malin, (bis)D'apprendre aux oiseaux le latin.Sautez, mignonne, Cécilia,Ah ! ah ! Cécilia. (bis)
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 31-32.
Mon, ton, ton, turlutaine
Le meneur chante le premier vers deux fois et le suivant ; tout le monde répond par le refrain. Les couplets sont ceux de Cécilia.
Mon pèr' n'avait fille que moi, (bis)Encor sur la mer il m'envoie.Mon, ton, ton, turlutaine, oh ! gai,Mon, ton, ton, turlutaine.
Encor sur la mer il m'envoie. (bis)Le marinier qui m'y menait,Mon, ton, ton, turlutaine, etc.
Le marinier qui m'y menait, (bis)Il devint amoureux de moi.Mon, ton, ton, turlutaine, etc.
Il devint amoureux de moi. (bis)— Ma mignonnette, embrassez-moi.Mon, ton, ton, turlutaine, etc.
— Ma mignonnette, embrassez-moi. (bis)— Nenni, monsieur, je n'oserais,Mon, ton, ton, turlutaine, etc.
— Nenni, monsieur, je n'oserais, (bis)Car si mon papa le savait,Mon, ton, ton, turlutaine, etc.
Car si mon papa le savait, (bis)Fille battue ce serait moi.Mon, ton, ton, turlutaine, etc.
Fille battue ce serait moi. (bis)— Voulez-vous, bell', qui lui dirait ?Mon, ton, ton, turlutaine, etc.
— Voulez-vous, bell', qui lui dirait ? (bis)— Ce serait les oiseaux des bois.Mon, ton, ton, turlutaine, etc.
— Ce serait les oiseaux des bois. (bis)— Les oiseaux des bois parlent-ils ?Mon, ton, ton, turlutaine, etc.
— Les oiseaux des bois parlent-ils ? (bis)— Ils parl'nt français, latin aussi.Mon, ton, ton, turlutaine, etc.
— Ils parl'nt français, latin aussi. (bis)Hélas ! que le monde est malin,Mon, ton, ton, turlutaine, etc.
Hélas ! que le monde est malin, (bis)D'apprendre aux oiseaux le latin.Mon, ton, ton, turlutaine, oh ! gai,Mon, ton, ton, turlutaine.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 35-36 (couplets p. 31-32).
Au jardin de mon père
Le meneur chante les quatre vers du couplet ; tout le monde lance le long refrain des moutons. Chaque couplet reprend les deux derniers vers du précédent.
Au jardin de mon pèreUn oranger lui y a, limouza,Qu'est si chargé d'orangesQu'on croit qu'il en rompra, limouza.J'aime, j'aime, oh ! gai, gai, gai,J'ai le cœur san gai ;J'entendis chanter, danserLes moutons, les moutons, don dé ;Don, don, les moutons, les moutons,Les moutons, les moutons, les moutons, don dé. (bis)
Qu'est si chargé d'orangesQu'on croit qu'il en rompra, limouza.Je demande à mon pèreQuand' c'qu'on les cueillera, limouza.J'aime, j'aime, etc.
Je demande à mon pèreQuand' c'qu'on les cueillera, limouza.Mon pèr' me fait réponse :— Quand ton ami viendra, limouza.J'aime, j'aime, etc.
Mon pèr' me fait réponse :— Quand ton ami viendra, limouza.Les oranges sont mûres,Mon ami ne vient pas, limouza.J'aime, j'aime, etc.
Les oranges sont mûres,Mon ami ne vient pas, limouza.J'ai pris une échelette,Mon panier dans mon bras, limouza ;J'aime, j'aime, etc.
J'ai pris une échelette,Mon panier dans mon bras, limouza ;Je cueillis les plus mûres,'Laissai les vertes là, limouza.J'aime, j'aime, etc.
Je cueillis les plus mûres,'Laissai les vertes là, limouza.'M'en vais au marché vendre,Au marché de Lava, limouza.J'aime, j'aime, etc.
'M'en vais au marché vendre,Au marché de Lava, limouza.Dans mon chemin rencontreLe fils d'un avocat, limouza ;J'aime, j'aime, etc.
Dans mon chemin rencontreLe fils d'un avocat, limouza ;'M'en prend une douzaine,Ne me les paya pas, limouza.J'aime, j'aime, etc.
'M'en prend une douzaine,Ne me les paya pas, limouza.— Ah ! monsieur, mes oranges !Vous n'me les payez pas ! limouza.J'aime, j'aime, etc.
— Ah ! monsieur, mes oranges !Vous n'me les payez pas ! limouza.— Passez de chez mon père,Il vous les paiera, limouza.J'aime, j'aime, oh ! gai, gai, gai,J'ai le cœur san gai ;J'entendis chanter, danserLes moutons, les moutons, don dé ;Don, don, les moutons, les moutons,Les moutons, les moutons, les moutons, don dé. (bis)
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 44-47.
J'ai tant dansé, j'ai tant sauté
Gagnon indique : voix seule pour le couplet, puis voix seule et reprise en chœur pour « À l'ombre… ». Le meneur chante le couplet ; tout le monde reprend « Dansons ma berger' joliment, que le plancher en rompe ! ».
J'ai tant dansé, j'ai tant sauté,Dansons ma bergère, oh ! gai,J'en ai décousu mon soulier.À l'ombre,Dansons ma berger' joliment,Que le plancher en rompe !
J'en ai décousu mon soulier.Dansons ma bergère, oh ! gai,J'ai 'té trouver le cordonnier.À l'ombre, etc.
J'ai 'té trouver le cordonnier.Dansons ma bergère, oh ! gai,— Beau cordonnier, beau cordonnier,À l'ombre, etc.
— Beau cordonnier, beau cordonnier,Dansons ma bergère, oh ! gai,Veux-tu racc'moder mon soulier ?À l'ombre, etc.
Veux-tu racc'moder mon soulier ?Dansons ma bergère, oh ! gai,Je te donn'rai un sou marqué.À l'ombre, etc.
Je te donn'rai un sou marqué.Dansons ma bergère, oh ! gai,— De sous marqués j'en ai-z-assez,À l'ombre, etc.
— De sous marqués j'en ai-z-assez,Dansons ma bergère, oh ! gai,Faut aller trouver le curé,À l'ombre, etc.
Faut aller trouver le curé,Dansons ma bergère, oh ! gai,Pour dans un mois nous marier.À l'ombre, etc.
Pour dans un mois nous marier.Dansons ma bergère, oh ! gai,— Nenni, un mois n'est pas assez,À l'ombre, etc.
— Nenni, un mois n'est pas assez,Dansons ma bergère, oh ! gai,Faut m'attendre encore une année.À l'ombre,Dansons ma berger' joliment,Que le plancher en rompe !
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 48-49.
Digue dindaine
Le meneur chante les deux vers ; tout le monde répond « digue dindaine », « digue dindé » et reprend le dernier vers, deux fois.
Quand j'étais de chez mon père, digue dindaine,Jeune fille à marier, digue dindé,Jeune fille à marier, (bis)
Il m'envoie de sur ces plaines, digue dindaine,Pourre les moutons garder, digue dindé,Pourre les moutons garder, (bis)
Moi qu'étai'-t-encore jeunette, digue dindaine,J'oubliai mon déjeuner, digue dindé,J'oubliai mon déjeuner, (bis)
Un valet de chez mon père, digue dindaine,Est venu me l'apporter, digue dindé,Est venu me l'apporter. (bis)
— Tenez, petite brunette, digue dindaine,Voilà votre déjeuner, digue dindé,Voilà votre déjeuner. (bis)
— Que voulez-vous que j'en fasse, digue dindaine,Mes moutons sont égarés, digue dindé,Mes moutons sont égarés ! (bis)
— Que donneriez-vous, la belle, digue dindaine,Qui vous les ramènerait, digue dindé,Qui vous les ramènerait ? (bis)
— Ne vous mettez point-z-en peine, digue dindaine,Je saurai bien vous payer, digue dindé,Je saurai bien vous payer. (bis)
Il a pris son tirelire, digue dindaine,Il se mit à turluter, digue dindé,Il se mit à turluter. (bis)
Au son de son tirelire, digue dindaine,Les moutons s' sont assemblés, digue dindé,Les moutons s' sont assemblés, (bis)
Ils se sont pris par la patte, digue dindaine,Et se sont mis à danser, digue dindé,Et se sont mis à danser. (bis)
Y n'y-avait qu'un' vieill' grand'-mère, digue dindaine,Qui ne voulait pas danser, digue dindé,Qui ne voulait pas danser. (bis)
— Oh ! qu'a' vous, ma vieill' grand'-mère, digue dindaine,Qu'avez-vous à tant pleurer, digue dindé,Qu'avez-vous à tant pleurer ? (bis)
— Je pleure ton vieux grand-père, digue dindaine,Que les loups ont étranglé, digue dindé,Que les loups ont étranglé ! (bis)
Ils l'ont traîné dans la plaine, digue dindaine,Et les os lui ont croqué, digue dindé,Et les os lui ont croqué. (bis)
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 50-53.
Mon cri cra, tir' la lirette
Le meneur chante les deux longs vers ; tout le monde répond par le refrain. Les autres couplets sont ceux d'Au jardin de mon père, sans le « limouza ».
Par derrièr' chez ma tante un oranger lui yaQu'est si chargé d'oranges qu'on croit qu'il en rompra,Mon cri cra, tir' la lirette,Mon cri cra, tir' la lira.
Qu'est si chargé d'oranges qu'on croit qu'il en rompra,Je demande à mon père quand' c'qu'on les cueillera,Mon cri cra, tir' la lirette, etc.
Je demande à mon père quand' c'qu'on les cueillera,Mon pèr' me fait réponse : — Quand ton ami viendra,Mon cri cra, tir' la lirette, etc.
Mon pèr' me fait réponse : — Quand ton ami viendra,Les oranges sont mûres, mon ami ne vient pas,Mon cri cra, tir' la lirette, etc.
Les oranges sont mûres, mon ami ne vient pas,J'ai pris une échelette, mon panier dans mon bras, limouza ;,Mon cri cra, tir' la lirette, etc.
J'ai pris une échelette, mon panier dans mon bras, limouza ;,Je cueillis les plus mûres, 'Laissai les vertes là,Mon cri cra, tir' la lirette, etc.
Je cueillis les plus mûres, 'Laissai les vertes là,'M'en vais au marché vendre, au marché de Lava,Mon cri cra, tir' la lirette, etc.
'M'en vais au marché vendre, au marché de Lava,Dans mon chemin rencontre le fils d'un avocat, limouza ;,Mon cri cra, tir' la lirette, etc.
Dans mon chemin rencontre le fils d'un avocat, limouza ;,'M'en prend une douzaine, ne me les paya pas,Mon cri cra, tir' la lirette, etc.
'M'en prend une douzaine, ne me les paya pas,— Ah ! monsieur, mes oranges ! vous n'me les payez pas !Mon cri cra, tir' la lirette, etc.
— Ah ! monsieur, mes oranges ! vous n'me les payez pas !— Passez de chez mon père, il vous les paiera,Mon cri cra, tir' la lirette, etc.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 54 (couplets p. 46-47).
Mon beau ruban gris
Le meneur chante le premier vers deux fois et le suivant ; tout le monde répond par la ritournelle des rubans. Le ruban devient « fin » quand le vers finit en -in.
Ce sont les dames de Paris (bis)Qui font blanchire leurs logis,Mon beau ruban gris, (bis)Mon beau ruban jaune,Mon joli gris-jaune,Mon gris joli,Mon beau ruban gris.
Qui font blanchire leurs logis, (bis)Depuis la table jusqu'au lit.Mon beau ruban gris, etc.
Depuis la table jusqu'au lit, (bis)Depuis le lit jusqu'au châssis.Mon beau ruban gris, etc.
Depuis le lit jusqu'au châssis, (bis)Depuis l'châssis jusqu'au jardin,Mon beau ruban fin, etc.
Depuis l'châssis jusqu'au jardin, (bis)Dans ce jardin lui ya-t-un poits,Mon beau ruban gris, etc.
Dans ce jardin lui ya-t-un poits, (bis)Yousque les oiseaux font leurs nids.Mon beau ruban gris, etc.
Yousque les oiseaux font leurs nids, (bis)La caille et aussi la perdrix.Mon beau ruban gris, etc.
La caille et aussi la perdrix, (bis)La caille dit en son latin,Mon beau ruban fin, etc.
La caille dit en son latin (bis)Que les hommes ne sont point fins,Mon beau ruban fin, etc.
Que les hommes ne sont point fins, (bis)Mais contr' les femm's, ell' ne dit rien,Mon beau ruban fin, (bis)Mon beau ruban jaune,Mon joli gris-jaune,Mon gris joli,Mon beau ruban gris.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 55-57.
Va, va, va, p'tit bonnet, grand bonnet
Gagnon indique : voix seule, puis la reprise en chœur. Le meneur chante son vers, tout le monde répond « Va, va, va, p'tit bonnet tout rond » ; après le vers suivant, tout le monde lance le refrain.
Mon père a fait bâtir maison,Va, va, va, p'tit bonnet tout rond.L'a fait bâtir à trois pignons,P'tit bonnet, grand bonnet,P'tit bonnet tout rond.Va, va, va, p'tit bonnet, grand bonnet,Va, va, va, p'tit bonnet tout rond.
L'a fait bâtir à trois pignons,Va, va, va, p'tit bonnet tout rond.Sont trois charpentiers qui la font,P'tit bonnet, grand bonnet, etc.
Sont trois charpentiers qui la font,Va, va, va, p'tit bonnet tout rond.Le plus jeune c'est mon mignon,P'tit bonnet, grand bonnet, etc.
Le plus jeune c'est mon mignon,Va, va, va, p'tit bonnet tout rond.— Qu'apportes-tu dans ton jupon ?P'tit bonnet, grand bonnet, etc.
— Qu'apportes-tu dans ton jupon ?Va, va, va, p'tit bonnet tout rond.— C'est un pâté de trois pigeons,P'tit bonnet, grand bonnet, etc.
— C'est un pâté de trois pigeons,Va, va, va, p'tit bonnet tout rond.— Asseyons-nous et le mangeons,P'tit bonnet, grand bonnet, etc.
— Asseyons-nous et le mangeons,Va, va, va, p'tit bonnet tout rond.En s'asseyant il fit un bondP'tit bonnet, grand bonnet, etc.
En s'asseyant il fit un bondVa, va, va, p'tit bonnet tout rond.Qui fit trembler mer et poissonsP'tit bonnet, grand bonnet, etc.
Qui fit trembler mer et poissonsVa, va, va, p'tit bonnet tout rond.Et les cailloux qui sont au fond.P'tit bonnet, grand bonnet,P'tit bonnet tout rond.Va, va, va, p'tit bonnet, grand bonnet,Va, va, va, p'tit bonnet tout rond.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 59-61.
Frit à l'huile
Le meneur chante les vers de la maison ; tout le monde répond par les « Ah ! ah ! ah ! frit à l'huile ». Les couplets sont ceux de Va, va, va, p'tit bonnet.
Mon père a fait bâtir maison,Ah ! ah ! ah ! frit à l'huile,L'a fait bâtir à trois pignons,Fritaine, friton, friton, poêlon,Ah ! ah ! ah ! frit à l'huile,Frit au beurre et à l'ognon.
L'a fait bâtir à trois pignons,Ah ! ah ! ah ! frit à l'huile,Sont trois charpentiers qui la font,Fritaine, friton, etc.
Sont trois charpentiers qui la font,Ah ! ah ! ah ! frit à l'huile,Le plus jeune c'est mon mignon,Fritaine, friton, etc.
Le plus jeune c'est mon mignon,Ah ! ah ! ah ! frit à l'huile,— Qu'apportes-tu dans ton jupon ?Fritaine, friton, etc.
— Qu'apportes-tu dans ton jupon ?Ah ! ah ! ah ! frit à l'huile,— C'est un pâté de trois pigeons,Fritaine, friton, etc.
— C'est un pâté de trois pigeons,Ah ! ah ! ah ! frit à l'huile,— Asseyons-nous et le mangeons,Fritaine, friton, etc.
— Asseyons-nous et le mangeons,Ah ! ah ! ah ! frit à l'huile,En s'asseyant il fit un bondFritaine, friton, etc.
En s'asseyant il fit un bondAh ! ah ! ah ! frit à l'huile,Qui fit trembler mer et poissonsFritaine, friton, etc.
Qui fit trembler mer et poissonsAh ! ah ! ah ! frit à l'huile,Et les cailloux qui sont au fond.Fritaine, friton, friton, poêlon,Ah ! ah ! ah ! frit à l'huile,Frit au beurre et à l'ognon.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 65 (couplets p. 59-61).
Quand j'étais chez mon père
Le premier vers se chante deux fois ; tout le monde répond « Dondaine, don », reprend le second vers et finit par « Dondaine ».
Quand j'étais chez mon père (bis)Petite et jeune étions,Dondaine, don,Petite et jeune étions,Dondaine.
M'envoi'-t-à la fontaine (bis)Pour pêcher du poisson,Dondaine, don, etc.
La fontaine est profonde, (bis)J'me suis coulée au fond,Dondaine, don, etc.
Par ici-t-il y passe (bis)Trois cavaliers barons,Dondaine, don, etc.
— Que donneriez-vous, belle, (bis)Qui vous tir'rait du fond ?Dondaine, don, etc.
— Tirez, tirez, dit-elle, (bis)Après ça, nous verrons.Dondaine, don, etc.
Quand la bell' fut tirée, (bis)S'en fut à la maison,Dondaine, don, etc.
S'assit sur la fenêtre, (bis)Compose une chanson.Dondaine, don, etc.
— Ce n'est pas ça, la belle, (bis)Que nous vous demandons,Dondaine, don, etc.
C'est votre cœur en gage, (bis)Savoir si nous l'aurons.Dondaine, don, etc.
— Mon petit cœur en gage (bis)N'est pas pour un baron,Dondaine, don, etc.
Ma mère me le garde (bis)Pour mon joli mignon,Dondaine, don,Pour mon joli mignon,Dondaine.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 70-73.
Vive Napoléon !
Le meneur chante son vers, tout le monde répond « Gai, vive le roi ! » ; il le chante une deuxième fois, puis le second vers, et le groupe finit par « Vive Napoléon ! ». Les couplets sont ceux de Quand j'étais chez mon père.
Quand j'étais chez mon père,Gai, vive le roi !Quand j'étais chez mon père,Gai, vive le roi !Petite Jeanneton,Vive le roi de la reine !Petite Jeanneton,Vive Napoléon !
M'envoi'-t-à la fontaine,Gai, vive le roi !M'envoi'-t-à la fontaine,Gai, vive le roi !Pour pêcher du poisson,Vive le roi de la reine !Pour pêcher du poisson,Vive Napoléon !
La fontaine est profonde,Gai, vive le roi !La fontaine est profonde,Gai, vive le roi !J'me suis coulée au fond,Vive le roi de la reine !J'me suis coulée au fond,Vive Napoléon !
Par ici-t-il y passe,Gai, vive le roi !Par ici-t-il y passe,Gai, vive le roi !Trois cavaliers barons,Vive le roi de la reine !Trois cavaliers barons,Vive Napoléon !
— Que donneriez-vous, belle,Gai, vive le roi !— Que donneriez-vous, belle,Gai, vive le roi !Qui vous tir'rait du fond,Vive le roi de la reine !Qui vous tir'rait du fond,Vive Napoléon !
— Tirez, tirez, dit-elle,Gai, vive le roi !— Tirez, tirez, dit-elle,Gai, vive le roi !Après ça, nous verrons,Vive le roi de la reine !Après ça, nous verrons,Vive Napoléon !
Quand la bell' fut tirée,Gai, vive le roi !Quand la bell' fut tirée,Gai, vive le roi !S'en fut à la maison,Vive le roi de la reine !S'en fut à la maison,Vive Napoléon !
S'assit sur la fenêtre,Gai, vive le roi !S'assit sur la fenêtre,Gai, vive le roi !Compose une chanson,Vive le roi de la reine !Compose une chanson,Vive Napoléon !
— Ce n'est pas ça, la belle,Gai, vive le roi !— Ce n'est pas ça, la belle,Gai, vive le roi !Que nous vous demandons,Vive le roi de la reine !Que nous vous demandons,Vive Napoléon !
C'est votre cœur en gage,Gai, vive le roi !C'est votre cœur en gage,Gai, vive le roi !Savoir si nous l'aurons,Vive le roi de la reine !Savoir si nous l'aurons,Vive Napoléon !
— Mon petit cœur en gage,Gai, vive le roi !— Mon petit cœur en gage,Gai, vive le roi !N'est pas pour un baron,Vive le roi de la reine !N'est pas pour un baron,Vive Napoléon !
Ma mère me le garde,Gai, vive le roi !Ma mère me le garde,Gai, vive le roi !Pour mon joli mignon,Vive le roi de la reine !Pour mon joli mignon,Vive Napoléon !
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 76-77 (couplets p. 71-73).
J'ai cueilli la belle rose
Le premier vers se chante deux fois ; tout le monde répond « La belle rose », reprend le second vers et finit par « La belle ros' du rosier blanc ».
J'ai cueilli la belle rose (bis)Qui pendait au rosier blanc,La belle rose,Qui pendait au rosier blanc,La belle ros' du rosier blanc.
Je l'ai cueilli' feuille à feuille, (bis)Mis dans mon tablier blanc,La belle rose,Mis dans mon tablier blanc,La belle ros' du rosier blanc.
Je l'ai porté' chez mon père, (bis)Entre Paris et Rouen,La belle rose,Entre Paris et Rouen,La belle ros' du rosier blanc.
Je n'ai pas trouvé personne… (bis)Que le rossignol chantant,La belle rose,Que le rossignol chantant,La belle ros' du rosier blanc.
Qui me dit dans son langage : (bis)— Mari'-toi, car il est temps,La belle rose,— Mari'-toi, car il est temps,La belle ros' du rosier blanc.
— Comment veux-tu que j'm'y marie ? (bis)Mon père en est pas content,La belle rose,Mon père en est pas content,La belle ros' du rosier blanc.
Ni mon père, ni ma mère, (bis)Ni aucun de mes parents,La belle rose,Ni aucun de mes parents,La belle ros' du rosier blanc.
Je m'en irai en service, (bis)En service pour un an,La belle rose,En service pour un an,La belle ros' du rosier blanc.
— Combien gagnez-vous, la belle, (bis)Combien gagnez-vous par an ?La belle rose,Combien gagnez-vous par an ?La belle ros' du rosier blanc.
— Je gagne bien cinq cents livres, (bis)Cinq cents livr's en argent blanc,La belle rose,Cinq cents livr's en argent blanc,La belle ros' du rosier blanc.
— Venez avec nous, la belle, (bis)Nous vous en donn'rons six cents,La belle rose,Nous vous en donn'rons six cents,La belle ros' du rosier blanc.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 87-89.
Ah ! qui me passera le bois
Chaque couplet reprend les deux derniers vers du précédent. Le meneur chante les quatre vers ; tout le monde répond « Somm's-nous au milieu du bois ? Somm's-nous à la rive ? ».
Ah ! qui me passera le bois,Moi qui suis si petite ?Ce sera monsieur que voilà :N'a-t-il pas bonne mine ? là !Somm's-nous au milieu du bois ?Somm's-nous à la rive ?
Ce sera monsieur que voilà :N'a-t-il pas bonne mine ?Quand nous fûm's au milieu du bois,Il se mit à courire, là !Somm's-nous au milieu, etc.
Quand nous fûm's au milieu du bois,Il se mit à courire.— Oh ! qu'a'-vous donc, mon bon monsieur,Qu'a'-vous à tant courire, là !Somm's-nous au milieu, etc.
Oh ! qu'a'-vous donc, mon bon monsieur,Qu'a'-vous à tant courire ?— J'entends venir des loups, là-bas,Qui nous suiv' à la rive, là !Somm's-nous au milieu, etc.
J'entends venir des loups, là-bas,Qui nous suiv' à la rive.Quand ils eur'nt traversé le boisLa bell' se mit à rire, là !Somm's-nous au milieu, etc.
Quand ils eur'nt traversé le boisLa bell' se mit à rire.— Bell', qu'avez-vous, bell', qu'avez-vous,Qu'avez-vous à tant rire ? là !Somm's-nous au milieu, etc.
Bell', qu'avez-vous, bell', qu'avez-vous,Qu'avez-vous à tant rire ?— Je ris de toi, je ris de moi,De ta poltronnerie, là !Somm's-nous au milieu, etc.
Je ris de toi, je ris de moi,De ta poltronnerie ;D'avoir pris les perdrix du boisPour des loups en furie, là !Somm's-nous au milieu du bois ?Somm's-nous à la rive ?
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 90-93.
Sur le pont d'Avignon
Le premier vers se chante deux fois ; tout le monde répond « Ma dondaine », reprend le second vers et finit par « Ma dondé ».
Sur le pont d'Avignon, (bis)Trois dames s'y promènent,Ma dondaine,Trois dames s'y promènent,Ma dondé.
Tout's trois s'y promenant (bis)Laissent tomber leurs peignes,Ma dondaine, etc.
Trois Allemands passant (bis)Ont ramassé les peignes.Ma dondaine, etc.
— Allemands, Allemands, (bis)Ah ! rendez-moi mon peigne.Ma dondaine, etc.
— Ton peign' tu n'auras pas (bis)Qu'tu n'ai' payé mes peines.Ma dondaine, etc.
— Quel payement veux-tu ? (bis)— Un cheveu de toi, belle.Ma dondaine, etc.
— Prends-un, prends-en deux, (bis)Prends-en trois à ton aise,Ma dondaine, etc.
Mais ne t'en vante pas : (bis)Tout garçon qui se vante,Ma dondaine, etc.
On les estime pas, (bis)Car ils ont femme en France,Ma dondaine, etc.
Et des petits enfants (bis)Qui vont battre à la grange,Ma dondaine,Qui vont battre à la grange,Ma dondé.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 94-96.
Hier, sur le pont d'Avignon
Le premier vers se chante deux fois ; tout le monde répond « Lon la » et reprend le second vers.
Hier, sur le pont d'Avignon (bis)J'ai ouï chanter la belle,Lon la,J'ai ouï chanter la belle,
Elle chantait d'un ton si doux, (bis)Comme une demoiselle,Lon la, etc.
Que le fils du roi l'entendit (bis)Du logis de son père.Lon la, etc.
Il appela ses serviteurs, (bis)Valets et chambrières.Lon la, etc.
— Çà, que l'on bride mon cheval (bis)Et lui mette sa selle.Lon la, etc.
— Monsieur, où voulez-vous aller ? (bis)Ce n'est qu'une bergère.Lon la, etc.
— Bergère ou non, je veux la voir, (bis)Ou que mon cheval crève.Lon la,Ou que mon cheval crève.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 97-98.
Petit Jean
Le meneur chante le vers, tout le monde répond « Lil, li li… » ; le meneur reprend le vers, chante le suivant, et le répète trois fois.
Quand j'étais chez mon père,Lil, li li lil, li li lil, lil, lil, li,Quand j'étais chez mon père,Garçon à marier ;Garçon à marier-er-er,Garçon à marier.
Je n'avais rien à faireLil, li li, etc.Je n'avais rien à faireQu'une femme à chercher. (ter)
À présent j'en ai-t-uneLil, li li, etc.À présent j'en ai-t-uneQui me fait enrager. (ter)
Ell' m'envoi'-t-à l'ouvrageLil, li li, etc.Ell' m'envoi'-t-à l'ouvrageSans boir' ni sans manger. (ter)
Quand je reviens d'l'ouvrage,Lil, li li, etc.Quand je reviens d'l'ouvrage,Tout mouillé, tout glacé — (ter)
Je m'asseois sur la porteLil, li li, etc.Je m'asseois sur la porteComme un pauvre étranger. (ter)
— Rentre, petit Jean, rentre,Lil, li li, etc.— Rentre, petit Jean, rentre,Rentre te réchauffer ! (ter)
Soupe, petit Jean, soupe !Lil, li li, etc.Soupe, petit Jean, soupe !Pour moi j'ai bien soupé. (ter)
J'ai mangé deux oies grassesLil, li li, etc.J'ai mangé deux oies grassesEt trois pigeons lardés. (ter)
Les os sont sous la table,Lil, li li, etc.Les os sont sous la table,Si tu veux les ronger. (ter)
P'tit Jean baisse la têteLil, li li, etc.P'tit Jean baisse la têteEt se met à brailler. (ter)
— Braille, petit Jean, braille,Lil, li li lil, li li lil, lil, lil, li,— Braille, petit Jean, braille,Et moi je vais chanter !Et moi je vais chanter-er-er,Et moi je vais chanter !
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 105-107.
Au bois du rossignolet
Le meneur chante le couplet avec ses petits échos entre parenthèses (« relé relé ») ; tout le monde répond « Au bois du rossignolet ». Chaque couplet reprend les deux derniers vers du précédent.
M'en allant promener (relé relé)Le long du grand chemin (relin relin)Le long du grand chemin,Je me suis endormi (reli reli)À l'om- (relom relom) -bre, sous (relou relou) -z-un pin (relin relin),Au bois du rossignolet (relet relet)Au bois du rossignolet.
Je me suis endormi (reli reli)À l'ombre, sous un pin (relin relin)À l'ombre, sous un pin.Je me suis réveillé (relé relé),Le pin (relin relin) était (relait relait) fleuri (reli reli).Au bois du rossignolet (relet relet)Au bois du rossignolet.
Je me suis réveillé (relé relé),Le pin était fleuri (reli reli)Le pin était fleuri.Ah ! j'ai pris mon couteau (relo relo),La bran- (relan relan) -che j'ai (relé relé) coupée (relé relé).Au bois du rossignolet (relet relet)Au bois du rossignolet.
Ah ! j'ai pris mon couteau (relo relo),La branche j'ai coupée (relé relé)La branche j'ai coupée ;Je m'en fis un flûtiau (relo relo),Un fla- (rela rela) -geolet (relet relet) aussi (reli reli).Au bois du rossignolet (relet relet)Au bois du rossignolet.
Je m'en fis un flûtiau (relo relo),Un flageolet aussi (reli reli)Un flageolet aussi ;M'en allant en chantant (relan relan)Le long (relon relon) du grand (relan relan) chemin (relin relin).Au bois du rossignolet (relet relet)Au bois du rossignolet.
M'en allant en chantant (relan relan)Le long du grand chemin (relin relin)Le long du grand chemin.— Ah ! savez-vous, messieurs, (releu releu)Ce que (rele rele) ma flû- (relu relu) -te a dit (reli reli) ?Au bois du rossignolet (relet relet)Au bois du rossignolet.
Ah ! savez-vous, messieurs, (releu releu)Ce que ma flûte a dit (reli reli)Ce que ma flûte a dit ?— « Ah ! qu'il est doux d'aimer (relé relé)La fi- (reli reli) -ll' de son (relon relon) voisin (relin relin) !Au bois du rossignolet (relet relet)Au bois du rossignolet.
« Ah ! qu'il est doux d'aimer (relé relé)La fill' de son voisin (relin relin)La fill' de son voisin !Quand on l'a vu' le soi- (rela rela) -rOn la (rela rela) voit le (rele rele) matin (relin relin). »Au bois du rossignolet (relet relet)Au bois du rossignolet.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 108-111.
Mon père avait un beau champ de pois
Le meneur chante ses vers ; tout le monde répond par les « Doux, venez vous promm'ner » et les « D'où venez-vous, belle ? ». Les autres couplets sont ceux de Fendez le bois, chauffez le four.
Mon père avait un beau champ de pois,Doux, venez vous promm'ner avec moi.J'en cueilla deux, j'en mangis trois.D'où venez-vous, belle ?Doux, venez vous promm'ner ;D'où venez-vous, belle ?Doux, venez vous promm'ner avec moi.
J'en cueilla deux, j'en mangis trois.Doux, venez vous promm'ner avec moi.J'en fus malade, au lit, trois mois ;D'où venez-vous, belle ?Doux, venez vous promm'ner ;D'où venez-vous, belle ?Doux, venez vous promm'ner avec moi.
J'en fus malade, au lit, trois mois ;Doux, venez vous promm'ner avec moi.Tous mes parents venaient m'y voir ;D'où venez-vous, belle ?Doux, venez vous promm'ner ;D'où venez-vous, belle ?Doux, venez vous promm'ner avec moi.
Tous mes parents venaient m'y voir ;Doux, venez vous promm'ner avec moi.Celui que j'aime ne vient pas…D'où venez-vous, belle ?Doux, venez vous promm'ner ;D'où venez-vous, belle ?Doux, venez vous promm'ner avec moi.
Celui que j'aime ne vient pas…Doux, venez vous promm'ner avec moi.Je l'aperçois venir là-bas.D'où venez-vous, belle ?Doux, venez vous promm'ner ;D'où venez-vous, belle ?Doux, venez vous promm'ner avec moi.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 114-115 (couplets p. 113).
C'est dans la ville de Rouen
Le premier vers se chante deux fois ; tout le monde répond « L'entour tourloure, dansons à l'entour ».
C'est dans la ville de Rouen, (bis)Ils ont fait un pâté si grand,L'entour tourloure,Dansons à l'entour, tourlour,Dansons à l'entoure.
Ils ont fait un pâté si grand, (bis)Qu'ils ont trouvé un homm' dedans,L'entour tourloure,Dansons à l'entour, etc.
Qu'ils ont trouvé un homm' dedans, (bis)Ils ont trouvé encor' ben plus :L'entour tourloure,Dansons à l'entour, etc.
Ils ont trouvé encor' ben plus : (bis)Ils ont trouvé un chat poilu !L'entour tourloure,Dansons à l'entour, tourlour,Dansons à l'entoure.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 119-120.
La fille du roi d'Espagne
Le meneur chante le vers ; tout le monde répond « Vogue, marinier » après chaque vers et reprend le second.
La fill' du roi d'Espagne,Vogue, marinier, vogue !Veut apprendre un métier,Vogue, marinier !Veut apprendre un métier,Vogue, marinier !
À battre la lessive,Vogue, marinier, vogue !La battre et la couler,Vogue, marinier !La battre et la couler,Vogue, marinier !
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 127-128.
Ah ! si mon moine voulait danser !
Le meneur chante les deux vers, chacun deux fois ; tout le monde répond « Danse, mon moin', danse ! » et la suite du refrain.
Ah ! si mon moine voulait danser ! (bis)Un capuchon je lui donnerais. (bis)Danse, mon moin', danse !Tu n'entends pas la danse,Tu n'entends pas mon moulin, lon, la,Tu n'entends pas mon moulin marcher.
Ah ! si mon moine voulait danser ! (bis)Un ceinturon je lui donnerais. (bis)Danse, etc.
Ah ! si mon moine voulait danser ! (bis)Un chapelet je lui donnerais. (bis)Danse, etc.
Ah ! si mon moine voulait danser ! (bis)Un froc de bur' je lui donnerais. (bis)Danse, etc.
Ah ! si mon moine voulait danser ! (bis)Un beau psautier je lui donnerais. (bis)Danse, etc.
S'il n'avait fait vœu de pauvreté ! (bis)Bien d'autres chos' je lui donnerais. (bis)Danse, mon moin', danse !Tu n'entends pas la danse,Tu n'entends pas mon moulin, lon, la,Tu n'entends pas mon moulin marcher.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 129-130.
Et moi je m'enfouiyais
Le meneur chante le couplet, avec les bruits et ce que le peureux croit entendre ; tout le monde finit par « Et moi je m'enfoui-foui… et moi je m'enfouiyais ».
En passant près d'un moulin,Que le moulin marchait, (bis)Et dans son joli chant disait :Ketiketiketac, ketiketiketac ;Moi je croyais qu'il disait :Attrappe, attrappe, attrappe ! attrappe, attrappe, attrappe !Et moi je m'enfoui-foui…Et moi je m'enfouiyais.
En passant près d'un' prairie,Que les faucheurs fauchaient, (bis)Et dans leur joli chant disaient :Ah ! l'beau faucheur ! ah ! l'beau faucheur !Moi je croyais qu'ils disaient :Ah ! v'là l'voleur ! ah ! v'là l'voleur !Et moi je m'enfoui-foui…Et moi je m'enfouiyais.
En passant près d'une église,Que les chantres chantaient, (bis)Et dans leur joli chant disaient :Alléluia ! Alléluia !Moi je croyais qu'ils disaient :Ah ! le voilà ! ah ! le voilà !Et moi je m'enfoui-foui…Et moi je m'enfouiyais.
En passant près d'un poulailler,Que les poules chantaient, (bis)Et dans leur joli chant disaient :Coucouricou, coucouricou ;Moi je croyais qu'ell's disaient :Coupons-y l'cou ! coupons-y l'cou !Et moi je m'enfoui-foui…Et moi je m'enfouiyais.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 145-146.
Dans ma main droite je tiens rosier
Formez un cercle et tournez. Le meneur chante, tout le monde chante avec lui. À « Entrez en danse », la personne à sa droite va au centre, salue qui elle veut, puis passe à sa gauche ; on recommence avec le voisin suivant.
Dans ma main droite je tiens rosier, (bis)Qui fleurira, manon lon la,Qui fleurira au mois de mai.
Entrez en danse, joli rosier ! (bis)Et embrassez (saluez), manon lon la,Et embrassez (saluez) qui vous plaira.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 147-148.
Ah ! qui marierons-nous ?
Tout le monde tourne en rond. Le premier vers se chante deux fois ; tout le monde reprend « Par l'assemblé' d'amour » et le refrain. Les deux du milieu font ce que dit le couplet.
Ah ! qui marierons-nous ? (bis)Mademoisell', ce sera vous,Par l'assemblé' d'amour.Oui j'aimerai qui m'aim'… qui m'aime,Oui j'aimerai qui m'aimera.
'Lui donn'rons pour époux ? (bis)Mon doux monsieur, ce sera vous,Par l'assemblé' d'amour.Oui j'aimerai, etc.
Amours, saluez-vous ! (bis)Saluez-vous cinq ou six coups,Par l'assemblé' d'amour.Oui j'aimerai, etc.
Amours, retirez-vous ! (bis)Retirez-vous chacun chez vous,Par l'assemblé' d'amour.Oui j'aimerai qui m'aim'… qui m'aime,Oui j'aimerai qui m'aimera.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 151-152.
En revenant de la jolie Rochelle
Le premier vers se chante deux fois ; tout le monde répond « La voilà ma mi' qu'mon cœur aime tant ». Chaque couplet reprend le dernier vers du précédent.
En revenant de la joli' Rochelle, (bis)J'ai rencontré trois jolies demoiselles.La voilà ma mi' qu'mon cœur aime tant !La voilà ma mi' qu'mon cœur aime !
J'ai rencontré trois jolies demoiselles. (bis)J'ai point choisi, mais j'ai pris la plus belle ;La voilà ma mie, etc.
J'ai point choisi, mais j'ai pris la plus belle ; (bis)J'l'y fis monter derrièr' moi, sur ma selle ;La voilà ma mie, etc.
J'l'y fis monter derrièr' moi, sur ma selle ; (bis)J'y fis cent lieues sans parler avec elle ;La voilà ma mie, etc.
J'y fis cent lieues sans parler avec elle ; (bis)Au bout des cent lieues, ell' me d'mandit à boire ;La voilà ma mie, etc.
Au bout des cent lieues, ell' me d'mandit à boire ; (bis)Je l'ai menée auprès d'une fontaine ;La voilà ma mie, etc.
Je l'ai menée auprès d'une fontaine ; (bis)Quand ell' fut là, ell' ne voulut point boire ;La voilà ma mie, etc.
Quand ell' fut là, ell' ne voulut point boire ; (bis)Je l'ai menée au logis de son père ;La voilà ma mie, etc.
Je l'ai menée au logis de son père ; (bis)Quand ell' fut là, ell' buvait à pleins verres ;La voilà ma mie, etc.
Quand ell' fut là, ell' buvait à pleins verres ; (bis)À la santé de son père et sa mère ;La voilà ma mie, etc.
À la santé de son père et sa mère ; (bis)À la santé de ses sœurs et ses frères ;La voilà ma mie, etc.
À la santé de ses sœurs et ses frères ; (bis)À la santé d'celui que son cœur aime.La voilà ma mi' qu'mon cœur aime tant !La voilà ma mi' qu'mon cœur aime !
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 155-156.
Dans Paris ya-t-une brune plus belle que le jour
Le meneur chante les quatre vers ; tout le monde reprend le dernier, avec « la lurette ». Chaque couplet recommence par les deux derniers vers du précédent.
Dans Paris ya-t-une brunePlus bell' que le jour ;Sont trois bourgeois de la villeQui lui font l'amour.Qui lui font l'amour, la lurette,Qui lui font l'amour.
Sont trois bourgeois de la villeQui lui font l'amour.Ils se disaient l'un à l'autre :Comment l'aurions-nous ?Comment l'aurions-nous, la lurette,Comment l'aurions-nous.
Ils se disaient l'un à l'autre :Comment l'aurions-nous ?Le plus jeun' se mit à dire :— Moi je sais le tour.— Moi je sais le tour, la lurette,— Moi je sais le tour.
Le plus jeun' se mit à dire :— Moi je sais le tour.Je me frai faire une selleAvec tous ses atours ;Avec tous ses atours, la lurette,Avec tous ses atours.
Je me frai faire une selleAvec tous ses atours ;Et j'irai de ville en villeToujours à son nom.Toujours à son nom, la lurette,Toujours à son nom.
Et j'irai de ville en villeToujours à son nom.— Enseignez-moi donc, mesdames,Le chemin des grands.Le chemin des grands, la lurette,Le chemin des grands.
— Enseignez-moi donc, mesdames,Le chemin des grands.— Allez, allez donc, ma fille,À ce pauvre passant ;À ce pauvre passant, la lurette,À ce pauvre passant.
— Allez, allez donc, ma fille,À ce pauvre passant ;Allez jusqu'à la barrière :Revenez-vous-en.Revenez-vous-en, la lurette,Revenez-vous-en.
Allez jusqu'à la barrière :Revenez-vous-en.La fillette était jeunette,Elle a 'té plus avant ;Elle a 'té plus avant, la lurette,Elle a 'té plus avant.
La fillette était jeunette,Elle a 'té plus avant ;Le galant qu'est fort adroitteLui a donné la main ;Lui a donné la main, la lurette,Lui a donné la main.
Le galant qu'est fort adroitteLui a donné la main ;Il la prit et il l'emmèneSur son cheval blanc ;Sur son cheval blanc, la lurette,Sur son cheval blanc.
Il la prit et il l'emmèneSur son cheval blanc ;Le cheval blanc qui les mèneVa plus raid' que le vent.Va plus raid' que le vent, la lurette,Va plus raid' que le vent.
Le cheval blanc qui les mèneVa plus raid' que le vent.— Adieu père et adieu mère,Adieu tous mes parents !Adieu tous mes parents, la lurette,Adieu tous mes parents.
— Adieu père et adieu mère,Adieu tous mes parents !Si vous m'aviez mariéeÀ l'âge de quinze ans…À l'âge de quinze ans, la lurette,À l'âge de quinze ans.
Si vous m'aviez mariéeÀ l'âge de quinze ans…Je ne s'rais point dans la villeAvec tous ces brigands…Avec tous ces brigands, la lurette,Avec tous ces brigands.
Je ne s'rais point dans la villeAvec tous ces brigands…— Je n'suis point brigand, la belle,Je suis votre amant.Je suis votre amant, la lurette,Je suis votre amant.
— Je n'suis point brigand, la belle,Je suis votre amant.Versez, versez dans mon verre,Dans mon verr', du vin.Dans mon verr', du vin, la lurette,Dans mon verr', du vin.
Versez, versez dans mon verre,Dans mon verr', du vin.À la santé de la belleEt de son amant ;Et de son amant, la lurette,Et de son amant.
À la santé de la belleEt de son amant ;À son père et à sa mèreEt à tous ses parents.Et à tous ses parents, la lurette,Et à tous ses parents.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 170-174.
Par derrièr' chez ma tante ya-t-un arbre planté
Chaque couplet reprend les deux derniers vers du précédent ; tout le monde chante « Vive le rosier du joli mois de mai ».
Par derrièr' chez ma tanteYa-t-un arbre planté ;Dans la plus haute brancheTrois pigeons sont branchés ;Vive le rosierDu joli mois de mai.
Dans la plus haute brancheTrois pigeons sont branchés ;Ce sont trois demoisellesQui leur port'nt à manger ;Vive le rosier, etc.
Ce sont trois demoisellesQui leur port'nt à manger ;Un' leur porte du seigle,L'autre, du bled pilé ;Vive le rosier, etc.
Un' leur porte du seigle,L'autre, du bled pilé ;L'autre leur porte à boireDans un bassin doré.Vive le rosier, etc.
L'autre leur porte à boireDans un bassin doré.Le roi, par la fenêtre,Les regardait passer :Vive le rosier, etc.
Le roi, par la fenêtre,Les regardait passer :— Où vont-ell's, ces trois dames ?Où vont-ell's s'promener ?Vive le rosier, etc.
— Où vont-ell's, ces trois dames ?Où vont-ell's s'promener ?— Nous ne somm's point des dames,Somm's fill's à marier.Vive le rosier, etc.
— Nous ne somm's point des dames,Somm's fill's à marier.Le roi prit la plus jeune,Dans la dans' l'a menée ;Vive le rosier, etc.
Le roi prit la plus jeune,Dans la dans' l'a menée ;À chaque tour de danseIl voulait l'embrasser :Vive le rosier, etc.
À chaque tour de danseIl voulait l'embrasser :— Allez, allez, beau prince,Allez plus loin chercher.Vive le rosierDu joli mois de mai.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 175-177.
J'ai trop grand' peur des loups
Le premier vers se chante deux fois ; tout le monde répond par le refrain. Chaque couplet reprend le dernier vers du précédent.
M'en revenant de la Vendée, (bis)Dans mon chemin j'ai rencontré…Vous m'amusez toujours ;Jamais je m'en irai chez nous :J'ai trop grand' peur des loups.
Dans mon chemin j'ai rencontré… (bis)Trois cavaliers fort bien montés,Vous m'amusez, etc.
Trois cavaliers fort bien montés, (bis)Deux à cheval et l'autre à pied ;Vous m'amusez, etc.
Deux à cheval et l'autre à pied ; (bis)Celui d'à pied m'a demandé :Vous m'amusez, etc.
Celui d'à pied m'a demandé : (bis)— Où irons-nous ce soir coucher ?Vous m'amusez, etc.
— Où irons-nous ce soir coucher ? (bis)— Chez nous, monsieur, si vous voulez ;Vous m'amusez, etc.
— Chez nous, monsieur, si vous voulez ; (bis)Vous y trouv'rez un bon souper,Vous m'amusez, etc.
Vous y trouv'rez un bon souper, (bis)Et de bons lits pour vous coucher.Vous m'amusez, etc.
Et de bons lits pour vous coucher. (bis)Les cavaliers ont accepté.Vous m'amusez toujours ;Jamais je m'en irai chez nous :J'ai trop grand' peur des loups.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 178-179.
J'ai vu le loup, le r'nard passer
Tout le monde commence par le refrain. Le meneur chante ses vers, le groupe répond « J'ai vu le loup, le r'nard passer » après chacun, puis on reprend le refrain. Les couplets sont ceux de J'ai trop grand' peur des loups.
J'ai vu le loup, le r'nard et le lièvre,J'ai vu le loup, le r'nard passer.
M'en revenant de la Vendée,J'ai vu le loup, le r'nard passer,Dans mon chemin j'ai rencontré…J'ai vu le loup, le r'nard passer.J'ai vu le loup, le r'nard et le lièvre, etc.
Dans mon chemin j'ai rencontré…J'ai vu le loup, le r'nard passer,Trois cavaliers fort bien montés,J'ai vu le loup, le r'nard passer.J'ai vu le loup, le r'nard et le lièvre, etc.
Trois cavaliers fort bien montés,J'ai vu le loup, le r'nard passer,Deux à cheval et l'autre à pied ;J'ai vu le loup, le r'nard passer.J'ai vu le loup, le r'nard et le lièvre, etc.
Deux à cheval et l'autre à pied ;J'ai vu le loup, le r'nard passer,Celui d'à pied m'a demandé :J'ai vu le loup, le r'nard passer.J'ai vu le loup, le r'nard et le lièvre, etc.
Celui d'à pied m'a demandé :J'ai vu le loup, le r'nard passer,— Où irons-nous ce soir coucher ?J'ai vu le loup, le r'nard passer.J'ai vu le loup, le r'nard et le lièvre, etc.
— Où irons-nous ce soir coucher ?J'ai vu le loup, le r'nard passer,— Chez nous, monsieur, si vous voulez ;J'ai vu le loup, le r'nard passer.J'ai vu le loup, le r'nard et le lièvre, etc.
— Chez nous, monsieur, si vous voulez ;J'ai vu le loup, le r'nard passer,Vous y trouv'rez un bon souper,J'ai vu le loup, le r'nard passer.J'ai vu le loup, le r'nard et le lièvre, etc.
Vous y trouv'rez un bon souper,J'ai vu le loup, le r'nard passer,Et de bons lits pour vous coucher.J'ai vu le loup, le r'nard passer.J'ai vu le loup, le r'nard et le lièvre, etc.
Et de bons lits pour vous coucher.J'ai vu le loup, le r'nard passer,Les cavaliers ont accepté.J'ai vu le loup, le r'nard passer.J'ai vu le loup, le r'nard et le lièvre, etc.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 180 (couplets p. 178-179).
Je le mène bien mon dévidoi' !
Gagnon indique : voix seule, reprise en chœur. Le meneur chante son vers avec « Je le mène bien mon dévidoi' », tout le monde le reprend ; il chante le vers suivant seul, puis le refrain, que le groupe reprend. Les couplets sont ceux de Cécilia.
Mon pèr' n'avait fille que moi,Je le mène bien mon dévidoi' !Mon pèr' n'avait fille que moi,Je le mène bien mon dévidoi' !Encor sur la mer il m'envoie.Moi-z-et moi ! Je le mène bien ;Je le mène droit ! Je le mène bienMon dévidoi' !Moi-z-et moi ! Je le mène bien, etc.
Encor sur la mer il m'envoie.Je le mène bien mon dévidoi' !Encor sur la mer il m'envoie.Je le mène bien mon dévidoi' !Le marinier qui m'y menait,Moi-z-et moi ! Je le mène bien ;Je le mène droit ! Je le mène bienMon dévidoi' !Moi-z-et moi ! Je le mène bien, etc.
Le marinier qui m'y menait,Je le mène bien mon dévidoi' !Le marinier qui m'y menait,Je le mène bien mon dévidoi' !Il devint amoureux de moi.Moi-z-et moi ! Je le mène bien ;Je le mène droit ! Je le mène bienMon dévidoi' !Moi-z-et moi ! Je le mène bien, etc.
Il devint amoureux de moi.Je le mène bien mon dévidoi' !Il devint amoureux de moi.Je le mène bien mon dévidoi' !— Ma mignonnette, embrassez-moi.Moi-z-et moi ! Je le mène bien ;Je le mène droit ! Je le mène bienMon dévidoi' !Moi-z-et moi ! Je le mène bien, etc.
— Ma mignonnette, embrassez-moi.Je le mène bien mon dévidoi' !— Ma mignonnette, embrassez-moi.Je le mène bien mon dévidoi' !— Nenni, monsieur, je n'oserais,Moi-z-et moi ! Je le mène bien ;Je le mène droit ! Je le mène bienMon dévidoi' !Moi-z-et moi ! Je le mène bien, etc.
— Nenni, monsieur, je n'oserais,Je le mène bien mon dévidoi' !— Nenni, monsieur, je n'oserais,Je le mène bien mon dévidoi' !Car si mon papa le savait,Moi-z-et moi ! Je le mène bien ;Je le mène droit ! Je le mène bienMon dévidoi' !Moi-z-et moi ! Je le mène bien, etc.
Car si mon papa le savait,Je le mène bien mon dévidoi' !Car si mon papa le savait,Je le mène bien mon dévidoi' !Fille battue ce serait moi.Moi-z-et moi ! Je le mène bien ;Je le mène droit ! Je le mène bienMon dévidoi' !Moi-z-et moi ! Je le mène bien, etc.
Fille battue ce serait moi.Je le mène bien mon dévidoi' !Fille battue ce serait moi.Je le mène bien mon dévidoi' !— Voulez-vous, bell', qui lui dirait ?Moi-z-et moi ! Je le mène bien ;Je le mène droit ! Je le mène bienMon dévidoi' !Moi-z-et moi ! Je le mène bien, etc.
— Voulez-vous, bell', qui lui dirait ?Je le mène bien mon dévidoi' !— Voulez-vous, bell', qui lui dirait ?Je le mène bien mon dévidoi' !— Ce serait les oiseaux des bois.Moi-z-et moi ! Je le mène bien ;Je le mène droit ! Je le mène bienMon dévidoi' !Moi-z-et moi ! Je le mène bien, etc.
— Ce serait les oiseaux des bois.Je le mène bien mon dévidoi' !— Ce serait les oiseaux des bois.Je le mène bien mon dévidoi' !— Les oiseaux des bois parlent-ils ?Moi-z-et moi ! Je le mène bien ;Je le mène droit ! Je le mène bienMon dévidoi' !Moi-z-et moi ! Je le mène bien, etc.
— Les oiseaux des bois parlent-ils ?Je le mène bien mon dévidoi' !— Les oiseaux des bois parlent-ils ?Je le mène bien mon dévidoi' !— Ils parl'nt français, latin aussi.Moi-z-et moi ! Je le mène bien ;Je le mène droit ! Je le mène bienMon dévidoi' !Moi-z-et moi ! Je le mène bien, etc.
— Ils parl'nt français, latin aussi.Je le mène bien mon dévidoi' !— Ils parl'nt français, latin aussi.Je le mène bien mon dévidoi' !Hélas ! que le monde est malin,Moi-z-et moi ! Je le mène bien ;Je le mène droit ! Je le mène bienMon dévidoi' !Moi-z-et moi ! Je le mène bien, etc.
Hélas ! que le monde est malin,Je le mène bien mon dévidoi' !Hélas ! que le monde est malin,Je le mène bien mon dévidoi' !D'apprendre aux oiseaux le latin.Moi-z-et moi ! Je le mène bien ;Je le mène droit ! Je le mène bienMon dévidoi' !Moi-z-et moi ! Je le mène bien, etc.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 181-182 (couplets p. 31-32).
Nous étions trois capitaines
Gagnon indique : les reprises en chœur. Le meneur chante le premier vers, tout le monde le reprend ; après le second vers, tout le monde chante « Brave, brave », reprend le vers et finit par « Bravement ».
Nous étions trois capitainesNous étions trois capitainesDe la guerre revenant,Brave, brave,De la guerre revenant,Bravement.
Nous entrâm's dans une auberge :Nous entrâm's dans une auberge :— Hôtesse, as-tu du vin blanc ?Brave, brave,Hôtesse, as-tu du vin blanc ?Bravement.
— Oui, vraiment, nous dit l'hôtesse ;— Oui, vraiment, nous dit l'hôtesse ;J'en ai du rouge et du blanc.Brave, brave,J'en ai du rouge et du blanc.Bravement.
— Hôtess', tire-nous chopine,— Hôtess', tire-nous chopine,Chopinette de vin blanc.Brave, brave,Chopinette de vin blanc.Bravement.
Quand la chopine fut bue,Quand la chopine fut bue,Nous tirâm's trois écus blancs.Brave, brave,Nous tirâm's trois écus blancs.Bravement.
— Grand merci ! nous dit l'hôtesse,— Grand merci ! nous dit l'hôtesse,Revenez-y donc souvent.Brave, brave,Revenez-y donc souvent.Bravement.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 189-190.
Je n'ai pas de barbe au menton, mais il m'en vient
Le premier vers se chante deux fois ; tout le monde répond par le refrain. Chaque couplet reprend le dernier vers du précédent.
Mon père a fait bâtir maison ; (bis)L'a fait bâtir su' l'bout d'un pont.Le beau temps s'en va,Le mauvais revient ;Je n'ai pas de barbe au mentonMais il m'en vient.
L'a fait bâtir su' l'bout d'un pont. (bis)— Mon père, faites-moi-z-un don ;Le beau temps s'en va, etc.
— Mon père, faites-moi-z-un don ; (bis)Donnez-moi donc votre maison.Le beau temps s'en va, etc.
Donnez-moi donc votre maison. (bis)— Ma fille, promettez-moi donc…Le beau temps s'en va, etc.
— Ma fille, promettez-moi donc… (bis)De n'jamais aimer les garçons.Le beau temps s'en va, etc.
De n'jamais aimer les garçons. (bis)— J'estim'rais mieux que la maison…Le beau temps s'en va, etc.
— J'estim'rais mieux que la maison… (bis)Serait en cendre et en charbons,Le beau temps s'en va, etc.
Serait en cendre et en charbons, (bis)Et vous, mon pèr', sur le pignon :Le beau temps s'en va, etc.
Et vous, mon pèr', sur le pignon : (bis)Vous vous chaufferiez les talons.Le beau temps s'en va,Le mauvais revient ;Je n'ai pas de barbe au mentonMais il m'en vient.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 191-193.
C'était une frégate
Le meneur chante le premier et le troisième vers ; tout le monde répond « Mon joli cœur de rose » puis « Joli cœur d'un rosier », trois fois.
C'était une frégate,Mon joli cœur de rose,Dans la mer a touché,Joli cœur d'un rosier. (ter)
Yavait un' demoiselle,Mon joli cœur de rose,Su' l'bord d'la mer pleurait,Joli cœur d'un rosier. (ter)
— Dites-moi donc, la belle,Mon joli cœur de rose,Qu'a' vous à tant pleurer ?Joli cœur d'un rosier. (ter)
— Je pleur' mon anneau d'ore,Mon joli cœur de rose,Dans la mer est tombé.Joli cœur d'un rosier. (ter)
— Que donneriez-vous, belle,Mon joli cœur de rose,Qu'irait vous le chercher ?Joli cœur d'un rosier. (ter)
— Je suis trop pauvre fille,Mon joli cœur de rose,Je ne puis rien donner,Joli cœur d'un rosier. (ter)
Qu'mon cœur en mariage,Mon joli cœur de rose,Pour mon anneau doré.Joli cœur d'un rosier. (ter)
Le galant se dépouille,Mon joli cœur de rose,Dans la mer s'est jeté.Joli cœur d'un rosier. (ter)
De la première plonge,Mon joli cœur de rose,L'anneau d'or a touché.Joli cœur d'un rosier. (ter)
De la seconde plonge,Mon joli cœur de rose,L'anneau d'or a sonné,Joli cœur d'un rosier. (ter)
De la troisième plonge,Mon joli cœur de rose,Le galant s'est noyé…Joli cœur d'un rosier. (ter)
Il allait à la d'rive,Mon joli cœur de rose,Comme un poisson doré.Joli cœur d'un rosier. (ter)
Son pèr', sur la fenêtre,Mon joli cœur de rose,Le regardait d'river,Joli cœur d'un rosier. (ter)
— Faut-il, pour une fille,Mon joli cœur de rose,Que mon fils soit noyé !…Joli cœur d'un rosier. (ter)
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 209-211.
En filant ma quenouille
Le meneur chante son vers, tout le monde répond « Gai lon la, je m'en vais rouler » ; après le vers suivant, tout le monde lance « Je me roule, je me roule ».
Mon père aussi m'a mariée,Gai lon la, je m'en vais rouler ;Un incivil il m'a donné,Je me roule, je me roule ;Gai lon la, je m'en vais roulerEn filant ma quenouille.
Un incivil il m'a donné,Gai lon la, je m'en vais rouler ;Qui n'a ni maille, ni denier,Je me roule, etc.
Qui n'a ni maille, ni denier,Gai lon la, je m'en vais rouler ;Qu'un vieux bâton de vert pommier,Je me roule, etc.
Qu'un vieux bâton de vert pommier,Gai lon la, je m'en vais rouler ;Avec quoi m'en bat les côtés.Je me roule, etc.
Avec quoi m'en bat les côtés.Gai lon la, je m'en vais rouler ;— Si vous m'battez, je m'en irai !Je me roule, etc.
— Si vous m'battez, je m'en irai !Gai lon la, je m'en vais rouler ;Je m'en irai au bois jouer,Je me roule, etc.
Je m'en irai au bois jouer,Gai lon la, je m'en vais rouler ;Le jeu de carte', aussi de dés.Je me roule, je me roule ;Gai lon la, je m'en vais roulerEn filant ma quenouille.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 214-216.
Ah ! je m'en vais entrer en danse
Tout le monde tourne autour de la personne au centre, qui chante. Chaque couplet reprend les deux derniers vers du précédent ; tout le monde répond « Ah ! je ne puis, gai, gai ».
Ah ! je m'en vais entrer en danse :C'est pour un amant chercher.Je me retourn', je me revire ;J'en n'ai pas trouvé de mon gré.Ah ! je ne puis, gai, gai,Ah ! je ne puis m'en aller.
Je me retourn', je me revire ;J'en n'ai pas trouvé de mon gré.Ah ! j'en vois un de bonne mine :Je vais aller le demander.Ah ! je ne puis, etc.
Ah ! j'en vois un de bonne mine :Je vais aller le demander.— En vous faisant la révérence :Ça vous plairait-il de m'aimer ?Ah ! je ne puis, etc.
— En vous faisant la révérence :Ça vous plairait-il de m'aimer ?Ah ! je vois bien par votre mineQue c'est bien moi que vous aimez.Ah ! je ne puis, gai, gai,Ah ! je ne puis m'en aller.
(Ou bien, si la danseuse n'est pas agréée :)— En vous faisant la révérence :Ça vous plairait-il de m'aimer ?Ah ! regardez ce beau monsieur :Il n'a pas daigné me saluer !Ah ! je ne puis, etc.
Ah ! regardez ce beau monsieur :Il n'a pas daigné me saluer !Je le vois bien à votre mine :Ce n'est pas moi que vous aimez.Ah ! je ne puis, etc.
Je le vois bien à votre mine :Ce n'est pas moi que vous aimez.Ah ! retournez à votre place :Un autre amant je vais chercher.Ah ! je ne puis, gai, gai,Ah ! je ne puis m'en aller.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 217-218.
Sur le pont de Nantes
Tout le monde tourne en rond. Le meneur chante les vers, le groupe répond « Marion, Marion danse ». Au second couplet, la bergère entre au milieu et salue quelqu'un.
Sur le pont de NantesMarion, Marion danse.De sur le pont qu'i' ya là-basMarion, Marion dansera.
Bergère, entrez en danse !Marion, Marion danseEt saluez qui vous plaira,Marion, Marion dansera.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 225-226.
Bonhomme, bonhomme, que sais-tu donc faire ?
Le meneur pose la question ; tout le monde répond « Terre, terre, terre » en frappant le plancher. On recommence avec une autre partie du corps à chaque couplet.
Bonhomme, bonhomme,Que sais-tu donc faire ?Sais-tu bien jouerDu genoux par terre ?Terre, terre, terre,Du genoux par terre,Ah ! ah ! ah !Du genoux par terre !
Bonhomme, bonhomme,Que sais-tu donc faire ?Sais-tu bien jouerDu coude par terre ?Terre, terre, terre,Du coude par terre,Ah ! ah ! ah !Du coude par terre !
Bonhomme, bonhomme,Que sais-tu donc faire ?Sais-tu bien jouerDe l'épaule par terre ?Terre, terre, terre,De l'épaule par terre,Ah ! ah ! ah !De l'épaule par terre !
Bonhomme, bonhomme,Que sais-tu donc faire ?Sais-tu bien jouerDu front par terre ?Terre, terre, terre,Du front par terre,Ah ! ah ! ah !Du front par terre !
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 227-228.
Qui veut manger du lièvre
Une personne chante ; les deux coureurs partent à la première note. Tout le monde peut reprendre le refrain. Gardez « Accorde » pour donner un répit au lièvre.
Qui veut manger du lièvreN'a qu'à courir après.Coure après ton lièvre,Là-bas, dans ces forêts.La belle, en vous aimant,Perdrai-je mes peines ?Moi qui vous aime tant,Perdrai-je mon temps ?
Attrappe, attrappe, attrappe !Attrappe si tu peux !Si tu n'attrappes pasTon lièvr' gagn'ra le bois.La belle, en vous aimant, etc.
Accorde, accorde, accorde !Accorde sur le champ !Si tu n'accordes pasTon lièvr' gagn'ra le bois.La belle, en vous aimant,Perdrai-je mes peines ?Moi qui vous aime tant,Perdrai-je mon temps ?
(Autre refrain :)C'est mon ami que je veux,Courons tous ensemble ;C'est mon ami que je veux,Courons tous les deux.
(Autre refrain :)A-t-on jamais vuCourir, tant courire ?A-t-on jamais vuCourir si menu ?
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 229-232.
Jamais je nourrirai de geai
Chaque couplet reprend les deux derniers vers du précédent ; tout le monde répond « Jamais je nourrirai de geai, de geai jamais je nourrirai ».
J'ai bien nourri le geai sept ansDedans ma cage ronde ;Au bout de la septième annéeMon geai a pris son vol, oh ! gai.Jamais je nourrirai de geai,De geai jamais je nourrirai.
Au bout de la septième annéeMon geai a pris son vole.— Reviens, mon geai, mon joli geai,Dedans ma cage ronde, oh ! gai.Jamais je nourrirai, etc.
Reviens, mon geai, mon joli geai,Dedans ma cage ronde ;Mon petit geai me fit réponse :— Je veux faire le drôle, oh ! gai.Jamais je nourrirai, etc.
Mon petit geai me fit réponse :— Je veux faire le drôle.Je m'en irai dedans ParisPour fonder une école, oh ! gai.Jamais je nourrirai, etc.
Je m'en irai dedans ParisPour fonder une école.Toutes les dames de ParisViendront à mon école, oh ! gai.Jamais je nourrirai, etc.
Toutes les dames de ParisViendront à mon école.Je choisirai la plus jolie,Je renverrai les autr's, oh ! gai.Jamais je nourrirai de geai,De geai jamais je nourrirai.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 233-236.
La Guignolée
Gagnon indique : solo, reprise en chœur. Une voix chante chaque strophe, puis tout le monde la reprend. Parfait pour une veillée du temps des Fêtes.
Bonjour le maître et la maîtresseEt tout le mond' de la maison.Bonjour le maître et la maîtresseEt tout le mond' de la maison.
Pour le dernier jour de l'annéeLa Ignolé' vous nous devez.Pour le dernier jour de l'annéeLa Ignolé' vous nous devez.
Si vous voulez rien nous donner,Dites-nous lé-e ;On emmènera seulementLa fille aînée.Si vous voulez rien nous donner,Dites-nous lé-e ;On emmènera seulementLa fille aînée.
On lui fera fair' bonne chère,On lui fera chauffer les pieds.On lui fera fair' bonne chère,On lui fera chauffer les pieds.
On vous demande seulementUne chignéeDe vingt à trente pieds de longSi vous voulez-e.On vous demande seulementUne chignéeDe vingt à trente pieds de longSi vous voulez-e.
La Ignolé', la Ignoloche,Mettez du lard dedans ma poche !La Ignolé', la Ignoloche,Mettez du lard dedans ma poche !
Quand nous fûm's au milieu du bois,Nous fûm's à l'ombre :J'entendais chanter le coucouEt la coulombe.Quand nous fûm's au milieu du bois,Nous fûm's à l'ombre :J'entendais chanter le coucouEt la coulombe.
Rossignolet du vert bocage,Rossignolet du bois joli,Rossignolet du vert bocage,Rossignolet du bois joli,
Eh ! va-t'en dire à ma maîtresseQue je meurs pour ses beaux yeux.Eh ! va-t'en dire à ma maîtresseQue je meurs pour ses beaux yeux.
Toute fill' qui n'a pas d'amant,Comment vit-elle ?Ell' vit toujours en soupirant,Et toujours veille.Toute fill' qui n'a pas d'amant,Comment vit-elle ?Ell' vit toujours en soupirant,Et toujours veille.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 250-251 (notice p. 238-249).
Malbrough s'en va-t-en guerre
Le meneur chante le premier vers, tout le monde répond « Mironton, mironton, mirontaine » ; il reprend le vers, chante le second, et le répète trois fois.
Malbrough s'en va-t-en guerre,Mironton, mironton, mirontaine,Malbrough s'en va-t-en guerre,Ne sait quand reviendra.Ne sait quand reviendra.Ne sait quand reviendra.
Il reviendra-z-à Pâques,Mironton, etc.Il reviendra-z-à Pâques,Ou à la Trinité. (ter)
La Trinité se passe,Mironton, etc.La Trinité se passe,Malbrough ne revient pas. (ter)
Madame à sa tour monte,Mironton, etc.Madame à sa tour monte,Si haut qu'ell' peut monter. (ter)
Elle aperçoit son pageMironton, etc.Elle aperçoit son pageTout de noir habillé. (ter)
— Beau page, ah ! mon beau page,Mironton, etc.— Beau page, ah ! mon beau page,Quell' nouvelle apportez ? (ter)
— Aux nouvell's que j'apporteMironton, etc.— Aux nouvell's que j'apporteVos beaux yeux vont pleurer. (ter)
Quittez vos habits rosesMironton, etc.Quittez vos habits rosesEt vos satins brochés. (ter)
Monsieur Malbrough est more,Mironton, etc.Monsieur Malbrough est more,Est mort et enterré. (ter)
J'l'ai vu porter en terreMironton, etc.J'l'ai vu porter en terrePar quatre-z-officiers. (ter)
L'un portait sa cuirasse,Mironton, etc.L'un portait sa cuirasse,L'autre son bouclier. (ter)
L'un portait son grand sabre,Mironton, etc.L'un portait son grand sabre,L'autre ne portait rien. (ter)
À l'entour de sa tombeMironton, etc.À l'entour de sa tombeRomarins l'on planta. (ter)
Sur la plus haute brancheMironton, etc.Sur la plus haute brancheLe rossignol chanta. (ter)
On vit voler son âmeMironton, etc.On vit voler son âmeÀ travers des lauriers. (ter)
Chacun mit pied à terreMironton, etc.Chacun mit pied à terreEt puis se releva, (ter)
Pour chanter les victoiresMironton, etc.Pour chanter les victoiresQue Malbrough remporta. (ter)
La cérémoni' faite,Mironton, etc.La cérémoni' faite,Chacun s'en fut s'coucher. (ter)
J'n'en dis pas davantage,Mironton, mironton, mirontaine,J'n'en dis pas davantage,Car en voilà-z-assez.Car en voilà-z-assez.Car en voilà-z-assez.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 254-257.
C'est la poulette grise
Le meneur nomme la poulette et l'endroit où elle pond ; tout le monde répond par la suite, jusqu'à « Dodiche, dodo ».
C'est la poulette griseQui pond dans l'église,Ell' va pondre un beau p'tit cocoPour son p'tit qui va fair' dodiche,Ell' va pondre un beau p'tit cocoPour son p'tit qui va fair' dodo.Dodiche, dodo.
C'est la poulette blancheQui pond dans les branches,Ell' va pondre, etc.
C'est la poulette noireQui pond dans l'armoire,Ell' va pondre, etc.
C'est la poulette verteQui pond dans les couvertes,Ell' va pondre, etc.
C'est la poulette brune,Qui pond dans la lune,Ell' va pondre, etc.
C'est la poulette jauneQui pond dans les aulnes,Ell' va pondre un beau p'tit cocoPour son p'tit qui va fair' dodiche,Ell' va pondre un beau p'tit cocoPour son p'tit qui va fair' dodo.Dodiche, dodo.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 263-265.
Je ne veux pas d'un habitant
Le meneur chante les deux premiers vers, chacun deux fois, et le troisième ; tout le monde répond « Ma luron, ma lurette », reprend le vers et finit par « Ma luron, ma luré ».
Je voudrais bien me marier, (bis)Mais j'ai grand' peur de me tromper : (bis)Ils sont si malhonnêtes !Ma luron, ma lurette,Ils sont si malhonnêtes !Ma luron, ma luré.
Je ne veux pas d'un habitant : (bis)Il faut toujours aller au champ, (bis)Et rouler la charette,Ma luron, etc.
Je ne veux pas d'un laboureux : (bis)Il faut toujours toucher les bœufs (bis)Et manier la curette,Ma luron, etc.
Je ne veux pas d'un colporteur, (bis)Rarement ils se font honneur (bis)En portant la cassette,Ma luron, etc.
Pour un notair', je n'en veux pas, (bis)Car ils passent trop de contrats, (bis)Ils embrass'nt les filettes,Ma luron, etc.
Je ne veux pas d'un médecin : (bis)Ils ont toujours pilul's en main, (bis)Des pris's et des lancettes,Ma luron, etc.
Je ne veux pas d'un avocat, (bis)Car ils aiment trop les ducats, (bis)Ils trompent les filettes,Ma luron, etc.
Je voudrais bien d'un officier : (bis)Je marcherais à pas carrés (bis)Dans ma joli' chambrette,Ma luron, ma lurette,Dans ma joli' chambrette,Ma luron, ma luré.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 268-270.
C'est Pinson avec Cendrouille
Chaque couplet reprend les deux derniers vers du précédent ; tout le monde répond « Gai lon la, tire la lirette ». Les enfants adorent deviner qui arrive ensuite.
C'est Pinson avec CendrouilleQui voudraient se marier ;Ils voudraient faire des noces,Mais n'ont pas de quoi manger.Gai lon la,Tire la lirette,Des trompettesIl y en aura.
Ils voudraient faire des noces,Mais n'ont pas de quoi manger.Ils voient venir un gros chien,Dans sa gueule apporte un pain.Gai lon la, etc.
Ils voient venir un gros chien,Dans sa gueule apporte un pain.— De pain nous en avons bien,De viand' nous n'en avons point.Gai lon la, etc.
— De pain nous en avons bien,De viand' nous n'en avons point.Ils voient venir un corbeau,Dans son bec est un gigot.Gai lon la, etc.
Ils voient venir un corbeau,Dans son bec est un gigot.— De viand' nous en avons bien,De vin nous n'en avons point.Gai lon la, etc.
— De viand' nous en avons bien,De vin nous n'en avons point.Ils voient venir un lapin,Sur son dos un' tonn' de vin.Gai lon la, etc.
Ils voient venir un lapin,Sur son dos un' tonn' de vin.— De vin nous en avons bien,De danseus's n'en avons point.Gai lon la, etc.
— De vin nous en avons bien,De danseus's n'en avons point.Ils voient venir un voisin,Une fille à chaque main.Gai lon la, etc.
Ils voient venir un voisin,Une fille à chaque main.— Des danseus's en avons bien,De violon n'en avons point.Gai lon la, etc.
— Des danseus's en avons bien,De violon n'en avons point.Ils voient venir un gros rat,Un violon dessous son bras.Gai lon la, etc.
Ils voient venir un gros rat,Un violon dessous son bras.— Entrez, monsieur l'Arrivé :Notre chatte est au grenier.Gai lon la, etc.
— Entrez, monsieur l'Arrivé :Notre chatte est au grenier.La chatte entendit cela,A sauté dessus le rat.Gai lon la, etc.
La chatte entendit cela,A sauté dessus le rat.Le rat s'est mis à crier :— Voilà mon violon cassé !Gai lon la, etc.
Le rat s'est mis à crier :— Voilà mon violon cassé !Quand j'irai en compagnée,Un coup d'eau d'vi' je prendrai.Gai lon la, etc.
Quand j'irai en compagnée,Un coup d'eau d'vi' je prendrai.J'n'en donn'rai pas à cell'-làQui m'a cassé les deux bras.Gai lon la,Tire la lirette,Des trompettesIl y en aura.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 279-282.
Perrette est bien malade
Gagnon alterne deux mouvements : lent (andante) pour les couplets de Perrette, vif (presto) pour ceux de son ami. Le meneur chante le vers ; tout le monde lance les « Tra la la » et les « Bezinzi, bezinzou ».
Perrette est bien malade,Tra la la la la laTra la la la la la,Perrette est bien malade,En danger de mourir. (bis)
Son ami la va voire,Tra la la la la la la,Son ami la va voire :— Te lai'ra-tu mourir ?Bezinzi, bezinzou,Bezinzou, bezinzaine,Te lai'ra-tu mourir ? (bis)
— Non, non, répondit-elle,Tra la la, etc.Non, non, répondit-elle,Je ne veux pas mourir. (bis)
Qu'on m'apporte ma flûte,Tra la la la la la la,Qu'on m'apporte ma flûteEt mon tambour joli.Bezinzi, bezinzou, etc.
Pour jouer une aubade,Tra la la la la laTra la la la la la,Pour jouer une aubadeEt chasser les soucis. (bis)
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 286-289.
Chez mon pèr' ya trois filles
Le meneur chante le vers ; tout le monde répond « Les voici, les voilà, tra la la » ; le meneur reprend le vers, chante le second, deux fois.
Chez mon pèr' ya trois filles,Les voici, les voilà,Tra la la tra la la,Chez mon pèr' ya trois filles,Tout's trois à marier. (bis)
Mais yen a deux qui chantentLes voici, les voilà, etc.Mais yen a deux qui chantentEt l'autre qui gémit. (bis)
Pourquoi gémir, la belle ?La voici, la voilà, etc.Pourquoi gémir, la belle ?Nous somm's tous réjouis ! (bis)
Chantez, chantez, la belle,La voici, la voilà, etc.Chantez, chantez, la belle,Nous chanterons aussi. (bis)
Qu'on m'apporte ma musetteLes voici, les voilà, etc.Qu'on m'apporte ma musetteEt mon tambour joli ! (bis)
Que je jou' des aubadesLes voici, les voilà, etc.Que je jou' des aubadesAux enfants sans souci. (bis)
— Les enfants sans souci, me dit-elle,Les voici, les voilà, etc.Les enfants sans souci, me dit-elle,Ils sont bien loin d'ici. (bis)
Ils sont à la caserne,Les voici, les voilà, etc.Ils sont à la caserne,Après se divertir. (bis)
Ils boivent pots et pintes,Les voici, les voilà,Tra la la tra la la,Ils boivent pots et pintes,Vidant les verr's aussi. (bis)
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 289-290.
Celle que mon cœur aime
Le meneur chante le couplet et sa liste de noms ; tout le monde lance les « Tra la la » et finit par « Celle que mon cœur aime ».
Dans mon chemin j'ai rencontré : (bis)Rencontré Mine, rencontré Fine,Rencontré Jacque… Jacqueline,Tra la la la la la la la,Rencontré Germinette,Cell' qui vend des chopinettes,J'ai rencontré ma reine,Celle que mon cœur aime.
Je les ai tout' tout' fait entrer : (bis)Fait entrer Mine, fait entrer Fine,Fait entrer Jacque… Jacqueline,Tra la la, etc.Fait entrer Germinette,Cell' qui vend des chopinettes,J'ai fait entrer ma reine,Celle que mon cœur aime.
Je les ai tout' tout' fait asseoir : (bis)Un' chaise à Mine, un' chaise à Fine,Un' chaise à Jacque… Jacqueline,Tra la la, etc.Un' chaise à Germinette,Cell' qui vend des chopinettes,Un beau fauteuil à ma reine,Celle que mon cœur aime.
Je les ai tout' tout' fait manger : (bis)Patate à Mine, patate à Fine,Patate à Jacque… Jacqueline,Tra la la, etc.Patate à Germinette,Cell' qui vend des chopinettes,Un bon chapon à ma reine,Celle que mon cœur aime.
Je les ai tout' tout' fait coucher : (bis)Paillasse à Mine, paillasse à Fine,Paillasse à Jacque… Jacqueline,Tra la la, etc.Paillasse à Germinette,Cell' qui vend des chopinettes,Un beau lit d'plume à ma reine,Celle que mon cœur aime.
Je les ai tout' tout' renvoyées : (bis)Renvoyé Mine, renvoyé Fine,Renvoyé Jacque… Jacqueline,Tra la la la la la la la,Renvoyé Germinette,Cell' qui vend des chopinettes,Mais j'ai gardé ma reine,Celle que mon cœur aime.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 299-302.
Entre Paris et Saint-Denis
Chaque couplet reprend les deux derniers vers du précédent ; tout le monde répond « Sur la feuille ron… don don don, sur la joli', joli' feuille ronde ».
Entre Paris et Saint-DenisIl s'élève une danse ;Toutes les dames de la villeSont alentour qui dansent.Sur la feuille ron… don don don,Sur la joli', joli' feuille ronde.
Toutes les dames de la villeSont alentour qui dansent.Il n'y a que la fill' du roiD'un côté qui regarde.Sur la feuille, etc.
Il n'y a que la fill' du roiD'un côté qui regarde.Ell' voit venir son messager,Son messager de Nantes.Sur la feuille, etc.
Ell' voit venir son messager,Son messager de Nantes.— Beau messager, beau messager,Quell's nouvell's ya à Nantes ?Sur la feuille, etc.
— Beau messager, beau messager,Quell's nouvell's ya à Nantes ?— Les nouvell's que j'ai apportées :Que votre amant vous mande…Sur la feuille, etc.
— Les nouvell's que j'ai apportées :Que votre amant vous mande…Que vous fassiez choix d'un amant ;Pour lui a une amante.Sur la feuille, etc.
Que vous fassiez choix d'un amant ;Pour lui a une amante.— Est-elle plus belle que moi ?Est-elle plus savante ?Sur la feuille, etc.
— Est-elle plus belle que moi ?Est-elle plus savante ?— Ell' n'est pas plus belle que toi ;Mais elle est plus savante :Sur la feuille, etc.
— Ell' n'est pas plus belle que toi ;Mais elle est plus savante :Ell' fait neiger, ell' fait grêler,Ell' fait le vent qui vente ;Sur la feuille, etc.
Ell' fait neiger, ell' fait grêler,Ell' fait le vent qui vente ;Ell' fait reluire le soleilÀ minuit, dans sa chambre ;Sur la feuille, etc.
Ell' fait reluire le soleilÀ minuit, dans sa chambre ;Ell' fait pousser le romarinSur le bord de la Manche.Sur la feuille ron… don don don,Sur la joli', joli' feuille ronde.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 303-305.
Il n'y a qu'un seul Dieu
Le meneur pose la question deux fois ; tout le monde répond en récitant la liste à rebours, jusqu'au « seul Dieu ». La liste s'allonge à chaque couplet.
Il n'y a qu'un seul Dieu, (bis)
Dis-moi pourquoi deux. (bis)— Il y a deux Testaments,Il n'y a qu'un seul Dieu. (bis)
Dis-moi pourquoi trois. (bis)— Il y a trois grands patriarches,Il y a deux Testaments,Il n'y a qu'un seul Dieu. (bis)
Dis-moi pourquoi quatre. (bis)— Il y a quatre évangélistes,Il y a trois grands patriarches,Il y a deux Testaments,Il n'y a qu'un seul Dieu. (bis)
Dis-moi pourquoi cinq. (bis)— Il y a cinq livr's de Moïse,Il y a quatre évangélistes,Il y a trois grands patriarches,Il y a deux Testaments,Il n'y a qu'un seul Dieu. (bis)
Dis-moi pourquoi six. (bis)— Six urn's placées, remplies,À Cana, en Galilée,Il y a cinq livr's de Moïse,Il y a quatre évangélistes,Il y a trois grands patriarches,Il y a deux Testaments,Il n'y a qu'un seul Dieu. (bis)
Dis-moi pourquoi sept. (bis)— Il y a sept sacrements,Six urn's placées, remplies,À Cana, en Galilée,Il y a cinq livr's de Moïse,Il y a quatre évangélistes,Il y a trois grands patriarches,Il y a deux Testaments,Il n'y a qu'un seul Dieu. (bis)
Dis-moi pourquoi huit. (bis)— Il y a huit béatitudes,Il y a sept sacrements,Six urn's placées, remplies,À Cana, en Galilée,Il y a cinq livr's de Moïse,Il y a quatre évangélistes,Il y a trois grands patriarches,Il y a deux Testaments,Il n'y a qu'un seul Dieu. (bis)
Dis-moi pourquoi neuf. (bis)— Il y a neuf chœurs des anges,Il y a huit béatitudes,Il y a sept sacrements,Six urn's placées, remplies,À Cana, en Galilée,Il y a cinq livr's de Moïse,Il y a quatre évangélistes,Il y a trois grands patriarches,Il y a deux Testaments,Il n'y a qu'un seul Dieu. (bis)
Dis-moi pourquoi dix. (bis)— Il y a dix commandements,Il y a neuf chœurs des anges,Il y a huit béatitudes,Il y a sept sacrements,Six urn's placées, remplies,À Cana, en Galilée,Il y a cinq livr's de Moïse,Il y a quatre évangélistes,Il y a trois grands patriarches,Il y a deux Testaments,Il n'y a qu'un seul Dieu. (bis)
Dis-moi pourquoi onze. (bis)— Il y a onz' cents mill' vierges,Il y a dix commandements,Il y a neuf chœurs des anges,Il y a huit béatitudes,Il y a sept sacrements,Six urn's placées, remplies,À Cana, en Galilée,Il y a cinq livr's de Moïse,Il y a quatre évangélistes,Il y a trois grands patriarches,Il y a deux Testaments,Il n'y a qu'un seul Dieu. (bis)
Dis-moi pourquoi douze. (bis)— Il y a les douze apôtres,Il y a onz' cents mill' vierges,Il y a dix commandements,Il y a neuf chœurs des anges,Il y a huit béatitudes,Il y a sept sacrements,Six urn's placées, remplies,À Cana, en Galilée,Il y a cinq livr's de Moïse,Il y a quatre évangélistes,Il y a trois grands patriarches,Il y a deux Testaments,Il n'y a qu'un seul Dieu. (bis)
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 306-314.
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