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Chez mon pèr' ya trois filles

Chanson traditionnelle · domaine public

Deux filles chantent, la troisième gémit : son ami, l'enfant sans souci, boit pots et pintes à la caserne.

Comment la chanter : Le meneur chante le vers ; tout le monde répond « Les voici, les voilà, tra la la » ; le meneur reprend le vers, chante le second, deux fois.

Les lignes en couleur sont reprises par tout le monde.

Chez mon pèr' ya trois filles,Les voici, les voilà,Tra la la tra la la,Chez mon pèr' ya trois filles,Tout's trois à marier. (bis)

Mais yen a deux qui chantentLes voici, les voilà, etc.Mais yen a deux qui chantentEt l'autre qui gémit. (bis)

Pourquoi gémir, la belle ?La voici, la voilà, etc.Pourquoi gémir, la belle ?Nous somm's tous réjouis ! (bis)

Chantez, chantez, la belle,La voici, la voilà, etc.Chantez, chantez, la belle,Nous chanterons aussi. (bis)

Qu'on m'apporte ma musetteLes voici, les voilà, etc.Qu'on m'apporte ma musetteEt mon tambour joli ! (bis)

Que je jou' des aubadesLes voici, les voilà, etc.Que je jou' des aubadesAux enfants sans souci. (bis)

— Les enfants sans souci, me dit-elle,Les voici, les voilà, etc.Les enfants sans souci, me dit-elle,Ils sont bien loin d'ici. (bis)

Ils sont à la caserne,Les voici, les voilà, etc.Ils sont à la caserne,Après se divertir. (bis)

Ils boivent pots et pintes,Les voici, les voilà,Tra la la tra la la,Ils boivent pots et pintes,Vidant les verr's aussi. (bis)

Gagnon y voit une variante plus populaire de Perrette est bien malade ; elle se chante sur la première partie (lente) du même air. Elle lui a été chantée par une jeune fille du nom de Farly, de Saint-Barthélemy, comté de Berthier.

Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 289-290 (paroles et mélodie notée). Orthographe de l'édition originale, coquilles de numérisation corrigées.