Je le mène bien mon dévidoi' !
Chanson traditionnelle · domaine public
Le refrain des bateliers de lord Dalhousie, rames rouges en cadence, sur les couplets de Cécilia.
Comment la chanter : Gagnon indique : voix seule, reprise en chœur. Le meneur chante son vers avec « Je le mène bien mon dévidoi' », tout le monde le reprend ; il chante le vers suivant seul, puis le refrain, que le groupe reprend. Les couplets sont ceux de Cécilia.
Les lignes en couleur sont reprises par tout le monde.
Mon pèr' n'avait fille que moi,Je le mène bien mon dévidoi' !Mon pèr' n'avait fille que moi,Je le mène bien mon dévidoi' !Encor sur la mer il m'envoie.Moi-z-et moi ! Je le mène bien ;Je le mène droit ! Je le mène bienMon dévidoi' !Moi-z-et moi ! Je le mène bien, etc.
Encor sur la mer il m'envoie.Je le mène bien mon dévidoi' !Encor sur la mer il m'envoie.Je le mène bien mon dévidoi' !Le marinier qui m'y menait,Moi-z-et moi ! Je le mène bien ;Je le mène droit ! Je le mène bienMon dévidoi' !Moi-z-et moi ! Je le mène bien, etc.
Le marinier qui m'y menait,Je le mène bien mon dévidoi' !Le marinier qui m'y menait,Je le mène bien mon dévidoi' !Il devint amoureux de moi.Moi-z-et moi ! Je le mène bien ;Je le mène droit ! Je le mène bienMon dévidoi' !Moi-z-et moi ! Je le mène bien, etc.
Il devint amoureux de moi.Je le mène bien mon dévidoi' !Il devint amoureux de moi.Je le mène bien mon dévidoi' !— Ma mignonnette, embrassez-moi.Moi-z-et moi ! Je le mène bien ;Je le mène droit ! Je le mène bienMon dévidoi' !Moi-z-et moi ! Je le mène bien, etc.
— Ma mignonnette, embrassez-moi.Je le mène bien mon dévidoi' !— Ma mignonnette, embrassez-moi.Je le mène bien mon dévidoi' !— Nenni, monsieur, je n'oserais,Moi-z-et moi ! Je le mène bien ;Je le mène droit ! Je le mène bienMon dévidoi' !Moi-z-et moi ! Je le mène bien, etc.
— Nenni, monsieur, je n'oserais,Je le mène bien mon dévidoi' !— Nenni, monsieur, je n'oserais,Je le mène bien mon dévidoi' !Car si mon papa le savait,Moi-z-et moi ! Je le mène bien ;Je le mène droit ! Je le mène bienMon dévidoi' !Moi-z-et moi ! Je le mène bien, etc.
Car si mon papa le savait,Je le mène bien mon dévidoi' !Car si mon papa le savait,Je le mène bien mon dévidoi' !Fille battue ce serait moi.Moi-z-et moi ! Je le mène bien ;Je le mène droit ! Je le mène bienMon dévidoi' !Moi-z-et moi ! Je le mène bien, etc.
Fille battue ce serait moi.Je le mène bien mon dévidoi' !Fille battue ce serait moi.Je le mène bien mon dévidoi' !— Voulez-vous, bell', qui lui dirait ?Moi-z-et moi ! Je le mène bien ;Je le mène droit ! Je le mène bienMon dévidoi' !Moi-z-et moi ! Je le mène bien, etc.
— Voulez-vous, bell', qui lui dirait ?Je le mène bien mon dévidoi' !— Voulez-vous, bell', qui lui dirait ?Je le mène bien mon dévidoi' !— Ce serait les oiseaux des bois.Moi-z-et moi ! Je le mène bien ;Je le mène droit ! Je le mène bienMon dévidoi' !Moi-z-et moi ! Je le mène bien, etc.
— Ce serait les oiseaux des bois.Je le mène bien mon dévidoi' !— Ce serait les oiseaux des bois.Je le mène bien mon dévidoi' !— Les oiseaux des bois parlent-ils ?Moi-z-et moi ! Je le mène bien ;Je le mène droit ! Je le mène bienMon dévidoi' !Moi-z-et moi ! Je le mène bien, etc.
— Les oiseaux des bois parlent-ils ?Je le mène bien mon dévidoi' !— Les oiseaux des bois parlent-ils ?Je le mène bien mon dévidoi' !— Ils parl'nt français, latin aussi.Moi-z-et moi ! Je le mène bien ;Je le mène droit ! Je le mène bienMon dévidoi' !Moi-z-et moi ! Je le mène bien, etc.
— Ils parl'nt français, latin aussi.Je le mène bien mon dévidoi' !— Ils parl'nt français, latin aussi.Je le mène bien mon dévidoi' !Hélas ! que le monde est malin,Moi-z-et moi ! Je le mène bien ;Je le mène droit ! Je le mène bienMon dévidoi' !Moi-z-et moi ! Je le mène bien, etc.
Hélas ! que le monde est malin,Je le mène bien mon dévidoi' !Hélas ! que le monde est malin,Je le mène bien mon dévidoi' !D'apprendre aux oiseaux le latin.Moi-z-et moi ! Je le mène bien ;Je le mène droit ! Je le mène bienMon dévidoi' !Moi-z-et moi ! Je le mène bien, etc.
Lord Dalhousie, gouverneur de 1820 à 1828, passait ses étés à Sorel. Ses bateliers, la plupart anciens voyageurs du Nord-Ouest, étaient d'excellents chanteurs. M. G***, du comté de Maskinongé, les a entendus chanter ce refrain sur une rivière qui se jette dans le lac Saint-Pierre.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 181-182 (couplets p. 31-32) (paroles et mélodie notée). Orthographe de l'édition originale, coquilles de numérisation corrigées.