Gai lon la, gai le rosier
Chanson traditionnelle · domaine public
Le bois joli derrière chez ma tante, le rossignol et un amoureux prisonnier en Hollande.
Comment la chanter : Chaque couplet reprend les deux derniers vers du précédent ; tout le monde chante « Gai lon la, gai le rosier ».
Les lignes en couleur sont reprises par tout le monde.
Par derrièr' chez ma tanteLui ya-t-un bois joli ;Le rossignol y chanteEt le jour et la nuit.Gai lon la, gai le rosierDu joli mois de mai.
Le rossignol y chanteEt le jour et la nuit.Il chante pour ces bellesQui n'ont pas de mari.Gai lon la, etc.
Il chante pour ces bellesQui n'ont pas de mari.Il ne chant' pas pour moiCar j'en ai-t-un joli.Gai lon la, etc.
Il ne chant' pas pour moiCar j'en ai-t-un joli.Il n'est point dans la danse,Il est bien loin d'ici.Gai lon la, etc.
Il n'est point dans la danse,Il est bien loin d'ici ;Il est dans la Hollande :Les Hollandais l'ont pris.Gai lon la, etc.
Il est dans la Hollande :Les Hollandais l'ont pris.— Que donneriez-vous, belle,Qui l'amèn'rait ici ?Gai lon la, etc.
Que donneriez-vous, belle,Qui l'amèn'rait ici ?— Je donnerais Versailles,Paris et Saint-Denis,Gai lon la, etc.
Je donnerais Versailles,Paris et Saint-Denis,Et la claire fontaineDe mon jardin joli.Gai lon la, gai le rosierDu joli mois de mai.
Gagnon y voit une chanson venue de France (Saintonge, Bas-Poitou) : les Canadiens n'ont jamais été en guerre avec les Hollandais. Il a souvent entendu chanter « Les Irlandais l'ont pris ».
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 40-42 (paroles et mélodie notée). Orthographe de l'édition originale, coquilles de numérisation corrigées.