Marianne s'en va-t-au moulin
Chanson traditionnelle · domaine public
Marianne, son âne Catin, le meunier, le loup… et une excuse de la Saint-Michel pour le père.
Comment la chanter : Les deux premiers vers se chantent deux fois ; tout le monde reprend « Ma p'tit' mamzell' Marianne » et la fin du couplet.
Les lignes en couleur sont reprises par tout le monde.
Marianne s'en va-t-au moulin, (bis)C'est pour y fair' moudre son grain ; (bis)À cheval sur son âne,Ma p'tit' mamzell' Marianne,À cheval sur son âne Catin,S'en allant au moulin.
Le meunier, qui la voit venir, (bis)S'empresse aussitôt de lui dire : (bis)— Attachez donc votre âne,Ma p'tit' mamzell' Marianne,Attachez donc votre âne Catin,Par derrièr' le moulin.
Pendant que le moulin marchait, (bis)Le loup tout à l'entour rôdait. (bis)Le loup a mangé l'âne,Ma p'tit' mamzell' Marianne,Le loup a mangé l'âne Catin,Par derrièr' le moulin.
Marianne se mit à pleurer, (bis)Cent écus d'or lui a donnés (bis)Pour acheter un âne,Ma p'tit' mamzell' Marianne,Pour acheter un âne Catin,En r'venant du moulin.
Son père, qui la voit venir, (bis)Ne put s'empêcher de lui dire : (bis)— Qu'avez-vous fait d'votre âne,Ma p'tit' mamzell' Marianne,Qu'avez-vous fait d'votre âne Catin,En allant au moulin ?
— C'est aujourd'hui la Saint-Michel, (bis)Que tous les ân's changent de poil. (bis)J'vous ramèn' le même âne,Ma p'tit' mamzell' Marianne,J'vous ramèn' le même âne Catin,Qui m'porta au moulin.
Gagnon raconte qu'en France on dit « Martin » au lieu de « Catin », et s'amuse de ce que nos campagnards ne connaissaient les ânes que par tradition.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 121-123 (paroles et mélodie notée). Orthographe de l'édition originale, coquilles de numérisation corrigées.