Je ne veux pas d'un habitant
Chanson traditionnelle · domaine public
Ni habitant, ni laboureux, ni notaire, ni avocat : la belle ne veut marier qu'un officier.
Comment la chanter : Le meneur chante les deux premiers vers, chacun deux fois, et le troisième ; tout le monde répond « Ma luron, ma lurette », reprend le vers et finit par « Ma luron, ma luré ».
Les lignes en couleur sont reprises par tout le monde.
Je voudrais bien me marier, (bis)Mais j'ai grand' peur de me tromper : (bis)Ils sont si malhonnêtes !Ma luron, ma lurette,Ils sont si malhonnêtes !Ma luron, ma luré.
Je ne veux pas d'un habitant : (bis)Il faut toujours aller au champ, (bis)Et rouler la charette,Ma luron, etc.
Je ne veux pas d'un laboureux : (bis)Il faut toujours toucher les bœufs (bis)Et manier la curette,Ma luron, etc.
Je ne veux pas d'un colporteur, (bis)Rarement ils se font honneur (bis)En portant la cassette,Ma luron, etc.
Pour un notair', je n'en veux pas, (bis)Car ils passent trop de contrats, (bis)Ils embrass'nt les filettes,Ma luron, etc.
Je ne veux pas d'un médecin : (bis)Ils ont toujours pilul's en main, (bis)Des pris's et des lancettes,Ma luron, etc.
Je ne veux pas d'un avocat, (bis)Car ils aiment trop les ducats, (bis)Ils trompent les filettes,Ma luron, etc.
Je voudrais bien d'un officier : (bis)Je marcherais à pas carrés (bis)Dans ma joli' chambrette,Ma luron, ma lurette,Dans ma joli' chambrette,Ma luron, ma luré.
Gagnon explique qu'en Canada, l'habitant est celui qui possède une terre et la cultive lui-même. Les couplets de l'habitant et du colporteur sont d'ici ; tout le reste de la chanson vient de France, où une variante se chante en Saintonge.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 268-270 (paroles et mélodie notée). Orthographe de l'édition originale, coquilles de numérisation corrigées.