Entre Paris et Saint-Denis
Chanson traditionnelle · domaine public
La fille du roi apprend que son amant en aime une plus savante : elle fait neiger, grêler et reluire le soleil à minuit.
Comment la chanter : Chaque couplet reprend les deux derniers vers du précédent ; tout le monde répond « Sur la feuille ron… don don don, sur la joli', joli' feuille ronde ».
Les lignes en couleur sont reprises par tout le monde.
Entre Paris et Saint-DenisIl s'élève une danse ;Toutes les dames de la villeSont alentour qui dansent.Sur la feuille ron… don don don,Sur la joli', joli' feuille ronde.
Toutes les dames de la villeSont alentour qui dansent.Il n'y a que la fill' du roiD'un côté qui regarde.Sur la feuille, etc.
Il n'y a que la fill' du roiD'un côté qui regarde.Ell' voit venir son messager,Son messager de Nantes.Sur la feuille, etc.
Ell' voit venir son messager,Son messager de Nantes.— Beau messager, beau messager,Quell's nouvell's ya à Nantes ?Sur la feuille, etc.
— Beau messager, beau messager,Quell's nouvell's ya à Nantes ?— Les nouvell's que j'ai apportées :Que votre amant vous mande…Sur la feuille, etc.
— Les nouvell's que j'ai apportées :Que votre amant vous mande…Que vous fassiez choix d'un amant ;Pour lui a une amante.Sur la feuille, etc.
Que vous fassiez choix d'un amant ;Pour lui a une amante.— Est-elle plus belle que moi ?Est-elle plus savante ?Sur la feuille, etc.
— Est-elle plus belle que moi ?Est-elle plus savante ?— Ell' n'est pas plus belle que toi ;Mais elle est plus savante :Sur la feuille, etc.
— Ell' n'est pas plus belle que toi ;Mais elle est plus savante :Ell' fait neiger, ell' fait grêler,Ell' fait le vent qui vente ;Sur la feuille, etc.
Ell' fait neiger, ell' fait grêler,Ell' fait le vent qui vente ;Ell' fait reluire le soleilÀ minuit, dans sa chambre ;Sur la feuille, etc.
Ell' fait reluire le soleilÀ minuit, dans sa chambre ;Ell' fait pousser le romarinSur le bord de la Manche.Sur la feuille ron… don don don,Sur la joli', joli' feuille ronde.
Gagnon a recueilli ces couplets à Sainte-Louise, district de Montmagny ; une variante se chante en France. Il en tire, en riant, un plaidoyer pour les prix de chimie, de physique et de botanique dans les pensionnats de jeunes filles.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 303-305 (paroles et mélodie notée). Orthographe de l'édition originale, coquilles de numérisation corrigées.