À la claire fontaine
Chanson traditionnelle · domaine public
Le rossignol, le bouquet de roses refusé : la chanson qui tenait lieu d'air national au Canadien français.
Comment la chanter : Chaque couplet reprend les deux derniers vers du précédent ; tout le monde chante le refrain.
Les lignes en couleur sont reprises par tout le monde.
À la claire fontaineM'en allant promener,J'ai trouvé l'eau si belleQue je m'y suis baigné.Lui ya longtemps que je t'aime,Jamais je ne t'oublierai.
J'ai trouvé l'eau si belleQue je m'y suis baigné ;Sous les feuilles d'un chêneJe me suis fait sécher.Lui ya longtemps, etc.
Sous les feuilles d'un chêneJe me suis fait sécher ;Sur la plus haute brancheLe rossignol chantait.Lui ya longtemps, etc.
Sur la plus haute brancheLe rossignol chantait.Chante, rossignol, chante,Toi qui as le cœur gai.Lui ya longtemps, etc.
Chante, rossignol, chante,Toi qui as le cœur gai ;Tu as le cœur à rire,Moi je l'ai-t-à pleurer.Lui ya longtemps, etc.
Tu as le cœur à rire,Moi je l'ai-t-à pleurer :J'ai perdu ma maîtresseSans l'avoir mérité.Lui ya longtemps, etc.
J'ai perdu ma maîtresseSans l'avoir mérité,Pour un bouquet de rosesQue je lui refusai.Lui ya longtemps, etc.
Pour un bouquet de rosesQue je lui refusai.Je voudrais que la roseFût encore au rosier.Lui ya longtemps, etc.
Je voudrais que la roseFût encore au rosier,Et moi et ma maîtresseDans les mêm's amitiés.Lui ya longtemps que je t'aime,Jamais je ne t'oublierai.
Selon Gagnon, sa mélodie et celle de Par derrièr' chez mon père « nous tiennent lieu d'air national, en attendant mieux ».
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 1-3 (paroles et mélodie notée). Orthographe de l'édition originale, coquilles de numérisation corrigées.