La petite souris grise
Chanson traditionnelle · domaine public
Les enfants ont attrapé la petite souris grise, qui invente toutes les excuses pour qu'on la laisse filer.
Comment la chanter : Une personne fait la souris au milieu du cercle et chante ses couplets (« Gentils, gentils enfants ») ; le cercle chante les autres en tournant (« Petite souris grise »). À la fin, on ouvre le cercle et la souris s'échappe.
Les lignes en couleur sont reprises par tout le monde.
« Enfin nous te tenons,Petite souris grise,Enfin nous te tenonsEt nous te garderons. »
— « Dieu m'a fait pour trotter,Gentils, gentils enfants,Dieu m'a fait pour trotter ;Laissez-moi m'en aller ! »
— « Tu voulais nous ôter,Petite souris grise,Tu voulais nous ôterNotre bon déjeuner. »
— « Je n'voulais qu'y goûter,Gentils, gentils enfants,Je n'voulais qu'y goûter,Et non pas le croquer. »
— « Tu nous a pris encor,Petite souris grise,Tu nous a pris encorLa pomme à couleur d'or. »
— « Ell' m'était ordonné',Gentils, gentils enfants,Ell' m'était ordonné',Car j'étais enrhumé'. »
— « Voyez comme elle ment,La p'tit' souris grise,Voyez comme elle ment.Faisons son jugement. »
— « Le docteur m'avait dit,Gentils, gentils enfants,Le docteur m'avait dit :“Ta poitrine s'emplit.” »
— « Puisque tu mens comm' ça,Petite souris grise,Puisque tu mens comm' ça,Le chat te guérira. »
— « Je ne veux plus mentir,Gentils, gentils enfants,Je ne veux plus mentir,Je veux me convertir. »
— « Puisque tu te répens,Petite souris grise,Puisque tu te répens,Reprends la clef des champs. »
Une ronde, presque un petit jeu de théâtre : selon Barbeau, des écolières l'interprétaient autour d'une camarade qui faisait la souris. Sa version vient d'un cahier de chansons de 1878 préparé par une jeune Sœur grise, sœur Sainte-Georgia, dans un orphelinat de Québec.
Source : Marius Barbeau et Edward Sapir, Folk Songs of French Canada, New Haven, Yale University Press, 1925 (domaine public), p. 154-156 (paroles et mélodie notée). Orthographe de l'édition originale, coquilles de numérisation corrigées.