Noms de lieux
D'où vient le nom de votre village?
Un saint, un seigneur, un mot autochtone, une rivière… Chaque nom de lieu raconte une histoire. Voici l'origine des noms de 142 villes et villages du Québec, d'après la Commission de toponymie du Québec.
Outaouais
Gatineau
Le nom vient de la rivière Gatineau. Selon la Commission de toponymie, elle rappellerait le marchand de fourrures Nicolas Gastineau, dit Duplessis, qui l'a fréquentée au XVIIe siècle, ou peut-être ses fils, qui y auraient fait la traite. source
Chelsea
Longtemps appelée Hull-Ouest, la municipalité adopte Chelsea en 1990, un nom déjà porté par deux hameaux. L'explication la plus répandue : un clin d'œil à un village du Vermont, lié au pionnier Thomas Brigham, arrivé en 1819. source
Cantley
Selon la Commission de toponymie, Cantley rappellerait sans doute une paroisse du Norfolk, en Angleterre, d'où venaient les premiers colons. Une autre version parle d'un colonel Cantley, qui aurait travaillé au canal Rideau avec le colonel By. source
Maniwaki
Selon la Commission de toponymie, Maniwaki viendrait de l'algonquin « mani » (Marie) et « aki » (terre) : la « terre de Marie ». Un clin d'œil aux Oblats, qui y avaient fondé la mission Notre-Dame-du-Désert au XIXe siècle. source
Montebello
C'est Louis-Joseph Papineau qui adopte ce nom vers 1852. Hommage à un duc de Montebello connu pendant son exil en France? Ou simplement « mont » et « beau » latinisés, pour son manoir perché? La seconde piste serait la plus vraisemblable. source
Papineauville
Le nom salue les Papineau, seigneurs de la Petite-Nation. Joseph, le père de Louis-Joseph, ou plutôt Denis-Benjamin, considéré comme le fondateur du lieu? La Commission de toponymie suggère d'y voir un hommage à toute la famille. source
Low
Un nom tout court qui intrigue! Il rend hommage à Charles Adamson Low, important marchand de bois de la région au milieu du XIXe siècle, à l'époque où arrivaient de nombreux immigrants irlandais. source
La Pêche
Difficile de faire plus clair : le nom vient d'un lac et d'une rivière très poissonneuse qui traverse la municipalité avant de rejoindre la Gatineau. Il a été retenu lors de la fusion de 1975, malgré l'opposition de Wakefield. source
Abitibi-Témiscamingue
Rouyn-Noranda
Rouyn honore Jean-Baptiste de Rouyn, capitaine sous Montcalm. Noranda, c'est « Nord » + « Canada »! On voulait écrire Norcanda, mais une erreur d'imprimeur aurait donné Noranda, raconte la Commission de toponymie. source
Val-d'Or
Plusieurs théories circulent, dont une marque de cigarettes! Pour la Commission de toponymie, la plus simple est la plus plausible : l'or caché dans le sous-sol, jumelé au mot « Val », très à la mode à l'époque. source
Amos
La ville porte le nom de jeune fille de lady Alice Gouin, née Amos, épouse de sir Lomer Gouin, premier ministre du Québec lors de la fondation en 1914. Amos fut la première municipalité de l'Abitibi. source
La Sarre
Comme d'autres voisines, La Sarre doit son nom à un régiment de Montcalm : le régiment de la Sarre, arrivé en Nouvelle-France en 1756 et présent à la bataille de Carillon. source
Ville-Marie
Avant, on disait Baie-Kelly, du nom d'un ermite, James Kelly. En 1863, les Oblats de Marie-Immaculée fondent une mission et la baptisent Ville-Marie, en l'honneur de la patronne de leur congrégation. source
Malartic
Le nom vient du canton de Malartic, qui rappellerait Anne-Joseph-Hippolyte de Maurès de Malartic, officier compagnon de Montcalm, blessé à la bataille de Sainte-Foy en 1760 et auteur d'un journal de ses campagnes. source
Témiscaming
Le nom évoque le lac Témiscamingue tout proche. Selon la Commission de toponymie, il viendrait de l'algonquin « tim » (profond) et « kami » (étendue d'eau), avec la finale « -ing », qui veut dire « dans ». source
Duparquet
Le nom vient du canton, qui honore Jean-Annet Chabreuil Du Parquet, capitaine de grenadiers au régiment de la Sarre, blessé en 1760 lors de l'attaque des troupes de Lévis contre les Anglais installés à Québec. source
Laurentides
Saint-Jérôme
La paroisse fondée en 1832 honore saint Jérôme, traducteur de la Bible en latin. On aurait aussi voulu saluer un pionnier, Jérôme de Longpré… qui n'avait que six ans à l'époque, note la Commission de toponymie! source
Mirabel
Choisi par consultation populaire en 1972, le nom existait depuis plus d'un siècle. Son origine reste un mystère : les mirabelles, ces petites prunes? Ou « mirer » et « bel », pour un endroit d'où la vue porte loin? source
Saint-Eustache
La ville honore le seigneur Eustache Lambert Dumont, qui obtint en 1749 une concession agrandissant la seigneurie des Mille-Îles. Il fit construire le premier moulin à farine des environs en 1762. source
Mont-Tremblant
La ville tire son nom de la montagne. En 1859, le géologue William Logan rapporte que les Algonquins disaient entendre des grondements et sentir la montagne osciller sous leurs pas. D'où la « Montagne Tremblante »! source
Oka
Selon la Commission de toponymie, Oka vient d'un mot anichinabé (algonquin) qui désigne le doré, un poisson qu'on pêche encore en face du village. Le nom des habitants, les Okois, a la même origine. source
Lac-des-Seize-Îles
Ici, le nom fait le décompte : il renvoie aux seize petites îles du lac. Le bureau de poste s'appelait d'ailleurs Sixteen Islands Lake dès 1898. Et les habitants? Ce sont les Seiziliens! source
Mont-Laurier
Le nom salue sir Wilfrid Laurier, né à Saint-Lin, premier Canadien français à devenir premier ministre du Canada. La devise latine de la ville fait même un petit jeu de mots avec le laurier. source
Sainte-Adèle
Le lieu s'appelait d'abord Morinville, pour Augustin-Norbert Morin, qui avait donné le terrain de l'église. Mais Morin a préféré qu'on retienne le prénom de son épouse, Adèle Raymond. Joli geste! source
Laval
Laval
Le nom rappelle Mgr François de Laval, premier évêque de Québec, qui fut quelques années seigneur de l'île Jésus après l'avoir obtenue en 1675. La ville naît en 1965 du regroupement de quatorze municipalités. source
Île Jésus
En 1636, l'île est concédée aux Jésuites, d'où le nom « Isle de Jésus ». On le croyait temporaire, et le gouverneur parlait même d'île de Montmagny, mais c'est le nom des Jésuites qui l'a emporté. source
Chomedey
Ce secteur, ancienne ville de Laval, rappelle Paul de Chomedey de Maisonneuve, qui fonda Ville-Marie, la future Montréal, avec Jeanne Mance en 1642, et en fut le premier gouverneur. source
Duvernay
L'ancienne ville honore Ludger Duvernay, imprimeur patriote et propriétaire du journal La Minerve. C'est lui qui organisa le banquet du 24 juin 1834, dans le but de donner une fête nationale aux Canadiens français. source
Pont-Viau
Il y a bien un pont, mais quel Viau? Christophe, qui avait une terre tout près en 1823? Pierre, qui a aidé à bâtir des ponts sur la rivière des Prairies? Ou François? La Commission de toponymie garde les trois pistes. source
L'Abord-à-Plouffe
Un nom de traversier! Dès le XVIIIe siècle, des familles Plouffe faisaient traverser la rivière des Prairies. Le débarcadère est devenu « le bord des Plouffe », puis L'Abord-à-Plouffe. source
Lanaudière
Terrebonne
Le nom vient de la seigneurie concédée en 1673 à André Daulier Des Landes. Il l'aurait ainsi baptisée pour la fertilité de ses terres, comme bien des rangs québécois qui portent le même nom. source
Lachenaie
Ce secteur de Terrebonne rappelle Charles Aubert de La Chesnaye, marchand de fourrures qui acquit le lieu en 1670 et lui donna son nom. Son titre évoque les chênaies, d'où le chêne des armoiries locales. source
La Plaine
Ce secteur de Terrebonne doit son nom à l'abbé Louis Lepage de Sainte-Claire, seigneur des lieux au XVIIIe siècle, qui voulait souligner le relief tout plat de ce coin de la plaine du Saint-Laurent. source
Repentigny
Le nom vient de la famille Legardeur de Repentigny. Pierre Legardeur de Repentigny obtint la seigneurie en 1647, et son fils Jean-Baptiste fonda l'endroit à l'embouchure de la rivière L'Assomption. source
Mascouche
Un nom d'origine algonquine connu depuis au moins 1722. L'explication la plus répandue : « petit ours », de « maskwa », l'ours. D'autres y voient plutôt « prairie unie », qui irait bien avec ce terrain plat. source
Rawdon
Pour la Commission de toponymie, la piste la plus plausible est un village anglais du Yorkshire. Une autre version y voit un hommage à lord Francis Rawdon, militaire de la guerre d'Indépendance américaine. source
Sainte-Émélie-de-l'Énergie
Émélie, c'est l'épouse du premier colon, Jean-Antoine Leprohon, arrivé en 1854. Et l'Énergie? Peut-être la vitalité de madame, ou l'insistance de Leprohon, qui disait qu'il fallait des colons énergiques! source
L'Assomption
Le nom vient de la seigneurie concédée en partie à Pierre Legardeur de Repentigny en 1647, elle-même nommée d'après la rivière L'Assomption. Le premier nom du lieu? Le Portage, pour le sentier où l'on traînait les canots. source
Mauricie
Trois-Rivières
Le nom désignait d'abord la rivière Saint-Maurice, qui se jette dans le Saint-Laurent par trois chenaux séparés par des îles. Il n'y a donc qu'une seule rivière… et le nom a ensuite glissé vers la ville! source
Shawinigan
Le nom est d'origine autochtone et a connu bien des orthographes. Selon la Commission de toponymie, le sens le plus plausible est « crête », pour une arête rocheuse que l'on franchissait lors des portages. source
La Tuque
Les voyageurs parlaient du « portage de la Tuque » à cause d'un énorme rocher, au-dessus des chutes du Saint-Maurice, qui avait la forme d'un bonnet de laine. Ce rocher a été en partie dynamité en 1940. source
Louiseville
Le village s'appelait Rivière-du-Loup, comme une ville du Bas-Saint-Laurent. Il devient Louiseville en 1879, l'année où la princesse Louise, fille de la reine Victoria, devait le visiter. Elle n'est finalement jamais venue! source
Saint-Tite
La paroisse, attestée en 1859, honore saint Tite, un compagnon de saint Paul. Avant, on parlait plutôt du Lac-à-Cossette, du nom du pionnier François-d'Assise Cossette, arrivé en 1833. source
Yamachiche
Le nom désignait d'abord la rivière, au lit argileux. L'explication traditionnelle le rattache à des mots autochtones voulant dire « beaucoup » et « boue » : une « rivière vaseuse ». La Commission de toponymie reste prudente sur cette origine. source
Saint-Élie-de-Caxton
Saint-Élie rappelle l'abbé Joseph-Élie-Sylvestre Sirois-Duplessis, un des premiers prêtres à desservir la communauté. Caxton vient du canton proclamé en 1839. Le nom complet n'est officiel que depuis 2005. source
Sainte-Anne-de-la-Pérade
Sainte-Anne vient de la rivière, nommée dès les années 1640. La Pérade s'ajoute en 1735, quand Pierre-Thomas Tarieu de La Pérade, époux de Madeleine de Verchères, reçoit un agrandissement de la seigneurie. source
Capitale-Nationale
Québec
Le nom de la capitale viendrait d'un mot algonquien désignant l'endroit où le fleuve se rétrécit. Selon la Commission de toponymie, c'est le passage étroit du Saint-Laurent, juste devant la ville, qui lui aurait donné son nom. source
Donnacona
La ville rend hommage à Donnacona, le chef iroquoien de Stadaconé qui a rencontré Jacques Cartier en 1534. Selon la Commission de toponymie, certains relient plutôt le nom à la papetière Donnacona, installée sur place en 1912. source
Les Éboulements
Un nom qui fait image! Il rappelle le grand tremblement de terre de 1663 dans Charlevoix, qui a fait glisser des pans de terrain vers le fleuve. L'appellation apparaît déjà dans des écrits du 17e siècle. source
La Malbaie
C'est Champlain qui aurait baptisé l'endroit « Malle Baye » en 1608 : à marée basse, les bateaux s'y échouaient, et « malle » voulait dire « mauvaise » en vieux français. Les anglophones, eux, l'ont longtemps appelée Murray Bay. source
Baie-Saint-Paul
Avant de prendre son nom actuel dans les années 1630, la baie s'appelait baie du Gouffre, selon Champlain. Le nom évoque saint Paul, souvent jumelé à saint Pierre, puisque les deux apôtres sont fêtés ensemble le 29 juin. source
Pont-Rouge
Rien de plus simple : un pont construit sur la rivière Jacques-Cartier a été peint en rouge en 1838. Les voyageurs disaient qu'ils passaient « par le pont Rouge », et l'expression est devenue le nom de la ville. source
Château-Richer
Personne ne sait vraiment d'où vient ce « château »! Selon la Commission de toponymie, les histoires d'un dénommé Richer logé dans un tronc d'arbre ou une cabane sont plutôt fantaisistes; le nom figure déjà sur une carte de 1641. source
Beaupré
L'explication la plus répandue raconte que des marins bretons, en voyant les prairies de la côte, se seraient écriés : « Oh! le beau pré! » Chose certaine, le nom circule dès 1636, avec la Compagnie de Beaupré. source
Chaudière-Appalaches
Lévis
La ville honore François-Gaston de Lévis, le général français qui a remporté la bataille de Sainte-Foy en 1760. Avant d'adopter ce nom en 1861, l'endroit s'appelait même « Ville d'Aubigny »! source
Thetford Mines
« Thetford » vient du canton du même nom, qui rappelle une ville d'Angleterre, et « Mines » souligne l'amiante découvert en 1876, qui a fait vivre la ville. Avant 1905, elle s'appelait d'ailleurs Kingsville! source
Saint-Georges
Derrière le saint se cache un marchand d'origine allemande, Johann Georg Pfozer, qui a acheté la seigneurie Aubert-Gallion en 1808. Il a même fait venir 189 colons allemands en 1817 pour peupler le coin. source
Montmagny
Le nom rappelle Charles Huault de Montmagny, premier gouverneur de la Nouvelle-France, qui a reçu la seigneurie de la Rivière-du-Sud en 1646. On lui attribue même le début de la tradition des feux de la Saint-Jean! source
Sainte-Marie
La « sainte » est en fait un clin d'œil à Marie-Claire de Fleury de La Gorgendière, épouse du seigneur Thomas-Jacques Taschereau. On a longtemps dit Sainte-Marie-de-la-Nouvelle-Beauce, avant de raccourcir le nom en 1959. source
Tring-Jonction
Ce drôle de nom vient du chemin de fer : la gare était un carrefour où les voies se séparaient vers Québec, Sherbrooke et Lac-Mégantic. Quant à « Tring », il vient d'un canton qui rappelle une ville d'Angleterre. source
Lac-Etchemin
Le village tient son nom du lac sur lequel il est installé. Selon la Commission de toponymie, le nom abénaquis du lac serait lié à la fabrication des raquettes, même si d'autres y voient plutôt le sens d'« êtres humains ». source
Beauceville
Le nom combine « Beauce » et « ville » : en 1904, c'était la toute première municipalité beauceronne à obtenir le statut de ville. Parmi les premiers colons, il y avait même d'anciens contrebandiers de sel venus de France! source
Centre-du-Québec
Drummondville
En 1815, le militaire Frederick George Heriot a fondé ici une colonie et l'a nommée en l'honneur de Sir Gordon Drummond, qui administrait le Bas-Canada. En 1982, on a même tenté d'enlever le « -ville »! source
Victoriaville
Vers 1860, deux notables se disputaient le nom : Julien Demers proposait « Demersville », que Louis Foisy trouvait prétentieux. Foisy a plutôt suggéré d'honorer la reine Victoria, et c'est son idée qui l'a emporté. source
Bécancour
Le nom vient de la seigneurie acquise en 1684 par Pierre Robineau, dit seigneur de Bécancour. Une légende raconte qu'une voyageuse aurait réclamé un « bec encore » sur la rivière, mais c'est une explication populaire, pas historique. source
Nicolet
La ville porte le nom de la rivière qui la traverse, elle-même nommée pour l'explorateur Jean Nicolet. Il n'a jamais habité ici, mais il a parcouru la région avant de se rendre jusqu'au Wisconsin! source
Plessisville
Dans les années 1850, l'abbé Charles Trudelle a proposé ce nom pour honorer Mgr Joseph-Octave Plessis, évêque de Québec devenu son premier archevêque en 1819. Aujourd'hui, on la surnomme aussi la capitale mondiale de l'érable. source
Kingsey Falls
Le nom se lit en deux morceaux : « Kingsey », c'est le canton où se trouve la ville, et « Falls », c'est la chute de la rivière Nicolet Sud-Ouest. Le bureau de poste l'utilise depuis 1849. source
Daveluyville
La ville honore Adolphe Daveluy, un riche marchand du coin qui possédait plusieurs terrains. Il a été le premier maire de Sainte-Anne-du-Sault, puis maire du village portant son nom, au début des années 1900. source
Princeville
Pas de prince ici! Le nom rappelle Pierre Prince, un des premiers colons, qui hébergeait les missionnaires et a cédé pour presque rien le terrain de l'église et de l'école. Avant 1914, le bureau de poste s'appelait Stanfold. source
Saguenay–Lac-Saint-Jean
Saguenay
Selon la Commission de toponymie, le nom viendrait du mot autochtone « Saki-nip », qui voudrait dire « eau qui sort ». Un joli clin d'œil pour une ville bâtie autour d'une grande rivière! source
Alma
Le nom rappelle la bataille de l'Alma, gagnée en Crimée en 1854. Petite surprise : en langue turco-tatare, « alma » signifie « pomme ». Et les gens d'ici ont hérité du surnom de « Slaillons », à cause d'une glissoire à billots! source
Dolbeau-Mistassini
La ville réunit deux noms depuis 1997. « Dolbeau » rappelle Jean Dolbeau, missionnaire récollet du 17e siècle auprès des Innus, tandis que Mistassini s'est développé autour des terres confiées à des moines trappistes venus d'Oka. source
Roberval
La ville honore Jean-François de La Rocque de Roberval, premier lieutenant général de la Nouvelle-France au 16e siècle. C'est l'arpenteur Joseph Bouchette qui aurait suggéré ce nom, qui s'est répandu vers 1850. source
Saint-Félicien
Le nom rend hommage à saint Félicien, mis à mort avec son frère saint Prime vers l'an 300. Avant l'ouverture du bureau de poste en 1875, les premiers colons appelaient plutôt l'endroit Rivière-à-l'Ours! source
Hébertville
Le village honore le curé Nicolas-Tolentin Hébert, qui a organisé la colonisation du Lac-Saint-Jean à une époque où bien des familles partaient vers les États-Unis. Son monument trône au cœur du village depuis 1926. source
Péribonka
Le nom, tiré de l'innu, viendrait de la rivière Péribonka et désignerait, selon la Commission de toponymie, une rivière qui traverse le sable. C'est aussi ici qu'a séjourné Louis Hémon, l'auteur de Maria Chapdelaine. source
Petit-Saguenay
Le village tient son nom de la rivière Petit Saguenay, qui se jette dans le fjord. Avec ses parois escarpées, la vallée ressemble à un Saguenay miniature! Pendant une soixantaine d'années, la municipalité s'est appelée canton de Dumas. source
Côte-Nord
Sept-Îles
Le nom décrit tout simplement le paysage : sept îles gardent l'entrée de la baie. En 1535, un navigateur de Saint-Malo les avait notées « Ysles Rondes », et le bureau de poste s'est appelé Seven Islands jusqu'en 1933. source
Baie-Comeau
Les fondateurs croyaient honorer Napoléon-Alexandre Comeau. Selon la Commission de toponymie, le nom viendrait plutôt de son père, Antoine-Alexandre, dont le camp au fond de la baie avait fait naître l'expression « la baie du camp à Comeau ». source
Port-Cartier
Le nom salue Jacques Cartier, mais surtout la compagnie minière Québec Cartier, qui a fait grandir la ville à partir de 1959. Avant, on parlait de Portage-des-Mousses, en lien avec un portage d'environ 3 km le long des chutes. source
Fermont
Fer + mont = Fermont! Le nom évoque l'énorme gisement de fer du mont Wright, tout près. Il fait aussi écho à un ancien village appelé Fermont, près de Trois-Rivières, où est née la première forge du Canada en 1736. source
Tadoussac
Le nom viendrait de l'innu, mais son sens fait encore jaser. Une piste parle de « mamelons », pour les deux buttes de sable rondes du village; une autre y voit « l'endroit où la glace est brisée ». source
Natashquan
Ce nom innu, noté « Noutascoüan » par Louis Jolliet en 1684, est souvent traduit par « là où l'on a pris l'ours noir ». Les premiers colons d'origine européenne, des pêcheurs acadiens des Îles-de-la-Madeleine, sont arrivés en 1855. source
Forestville
Même entourée de forêt, la ville ne doit pas son nom aux arbres! Elle rend hommage à Grant William Forrest, surintendant de la compagnie Price Brothers, mort en 1878. Avant, on parlait plutôt du Sault-au-Cochon. source
Ragueneau
La municipalité porte le nom du jésuite Paul Ragueneau, arrivé à Québec en 1636 et missionnaire chez les Hurons. Les Innus, eux, appellent l'endroit Kapitshus, qui veut dire « là où la mer monte ». source
Nord-du-Québec
Chibougamau
La ville tient son nom du grand lac Chibougamau, un mot lié au cri et à l'innu. On entend souvent « lieu de rassemblement », mais la Commission de toponymie y voit surtout du folklore; une autre piste parle de « lac bloqué ». source
Chapais
La ville honore Thomas Chapais, historien et politicien québécois. Avant, tout le monde parlait plutôt d'Opemiska, le nom de la mine de cuivre autour de laquelle la ville est née dans les années 1950. source
Lebel-sur-Quévillon
Deux noms en un! « Lebel » rappelle Jean-Baptiste Lebel, pionnier qui a lancé un moulin à scie en 1948, et « Quévillon » vient du lac, nommé pour le sculpteur Louis-Amable Quévillon. Même les rues ont la forme de feuilles d'arbres! source
Kuujjuaq
En inuktitut, Kuujjuaq veut dire « la grande rivière », en référence à la rivière Koksoak, au bord de laquelle le village est installé. Ce nom a officiellement remplacé Fort-Chimo en 1979. source
Mistissini
Ce nom d'origine crie signifierait « grosse roche », selon la Commission de toponymie. La municipalité de village cri, créée en 1978, portait auparavant le nom officiel de Mistassini. source
Salluit
Salluit voudrait dire « mensonge »! Selon une vieille anecdote, des chasseurs inuits auraient vanté la région comme riche en gibier, mais la chasse s'est révélée décevante. D'autres récits existent aussi pour expliquer ce nom. source
Inukjuak
Le nom vient de la rivière Innuksuac, appelée Inujjuap Kuunga par les Inuits, et signifie généralement « l'Inuk géant ». Pourquoi un géant? Selon la Commission de toponymie, le mystère reste entier. source
Waskaganish
En cri, Waskaganish voudrait dire « petite maison ». Le mot rappelle le poste de traite de fourrures fondé ici en 1668, longtemps connu sous le nom anglais de Rupert's House. source
Bas-Saint-Laurent
Rimouski
Rimouski tient son nom de la rivière qui la traverse. Selon des recherches récentes retenues par la Commission de toponymie, ce mot serait wolastoqey et voudrait dire « terre du chien », même si on a longtemps parlé de « terre à l'orignal ». source
Rivière-du-Loup
Des loups marins? Une nation surnommée les Loups? La Commission de toponymie juge plus plausible l'histoire d'un navire français, Le Loup, qui aurait passé l'hiver à l'embouchure de la rivière vers 1660. La ville s'est appelée Fraserville jusqu'en 1919. source
Matane
Champlain a noté le nom de la rivière dès 1603, sous la forme « Mantanne ». L'explication la plus répandue le rattache au mi'gmaq et lui donne le sens de « vivier de castors », parce que ces animaux y abondaient autrefois. source
Amqui
Le nom viendrait d'un mot mi'gmaq qui désignerait un lieu de réjouissances ou de jeu. Mais d'autres missionnaires ont plutôt proposé « camarade » ou « beau-frère »: même les spécialistes ne s'entendent pas sur ce nom-là! source
Trois-Pistoles
Selon l'explication la plus répandue, vers 1621, un matelot aurait échappé un gobelet d'argent dans la rivière en s'écriant: « Voilà trois pistoles de perdues! » La pistole était une ancienne pièce de monnaie, et le nom est resté. source
Saint-Louis-du-Ha! Ha!
Ce nom ne vient pas d'un éclat de rire! Selon la Commission de toponymie, « haha » est un vieux mot français pour un obstacle inattendu ou un cul-de-sac, comme le coude du lac Témiscouata qui obligeait les canoteurs à un long portage. source
Causapscal
Causapscal vient d'un mot mi'gmaq qui évoquerait un fond de rivière rocheux et brillant, ou des eaux rapides sur les pierres. Ça décrit bien le lit de gravier de la rivière Causapscal, qui rejoint ici la Matapédia. source
Dégelis
En vieux français, un « dégelis » désignait un bout de rivière qui ne gèle pas. C'est justement le cas sur la rivière Madawaska, en face de la ville: l'eau y reste libre de glace même en plein hiver. source
Estrie
Sherbrooke
La ville porte le nom de sir John Coape Sherbrooke, gouverneur britannique. Après sa visite dans la région en 1817, il a permis l'année suivante aux colons installés aux Grandes-Fourches, là où les rivières se rejoignent, de baptiser leur village en son honneur. source
Magog
Des géants bibliques derrière ce nom? Plusieurs en doutent! Selon la version la plus admise, Magog est tout simplement une forme raccourcie de Memphrémagog, le grand lac au bord duquel la ville s'est développée. source
Lac-Mégantic
La ville emprunte le nom du grand lac voisin. Mégantic vient de l'abénaquis: en 1884, le chef Jos. Laurent le traduisait par « lieu où il y a de la truite de lac ». Le nom Lac-Mégantic, lui, date de 1958. source
Val-des-Sources
Pendant plus d'un siècle, la ville s'est appelée Asbestos, le mot anglais pour l'amiante qui a fait sa richesse. Depuis 2021, elle porte un nom tout neuf, Val-des-Sources, qui évoque son territoire vallonné au cœur de la MRC des Sources. source
Stanstead
Stanstead reprend le nom d'un canton d'origine britannique. La ville unit depuis 1995 trois villages frontaliers, dont Rock Island, nommé d'après un petit îlot de roche laissé par un canal creusé dans la rivière Tomifobia. source
North Hatley
Comme bien des villages des Cantons-de-l'Est, North Hatley porte un nom venu d'Angleterre: il rappelle la paroisse de Hatley, dans le Cambridgeshire. Le « North » indique sa place dans la partie nord du canton de Hatley. source
Ayer's Cliff
Le village s'est d'abord appelé Langmaid's Flat, puis Ayer's Flat. Vers 1904, on a remplacé « Flat », qui faisait penser à un terrain bas et marécageux, par « Cliff » (falaise), plus attirant pour les acheteurs américains! source
Notre-Dame-des-Bois
Ce village, l'un des plus hauts du Québec, honore la Vierge Marie. Selon la Commission de toponymie, les forêts très denses qui l'entourent ont aussi pu inspirer ce joli nom, adopté par la paroisse en 1877. source
Gaspésie
Gaspé
On a parlé d'origine basque ou d'un explorateur portugais. Mais l'explication la plus répandue fait venir Gaspé du mi'gmaq « gespeg », qui veut dire « bout » ou « extrémité »: le bout de la terre, tout simplement! source
Percé
Pas besoin de chercher loin: la ville tient son nom du célèbre rocher Percé, troué par la mer. Champlain parlait déjà de « l'Isle Percée » en 1603, et le nom mi'gmaq actuel voudrait dire « il est troué ». source
Cap-Chat
Deux pistes s'affrontent: un rocher en forme de chat, visible de très loin, ou une déformation du nom d'Aymar de Chaste, lieutenant général de la Nouvelle-France en 1603. Les vieilles graphies comme « Cap de Chatte » appuient la seconde. source
Paspébiac
Le nom viendrait du mi'gmaq et désignerait un barachois, une lagune protégée par une pointe de sable. C'est justement ce havre naturel en forme de triangle qui a attiré la compagnie de pêche de Charles Robin dès 1767. source
Chandler
La ville doit son nom à Percy Milton Chandler, un homme d'affaires de Philadelphie. En 1912, il fonde avec Alfred Dubuc une importante usine de pâte à papier à l'embouchure de la rivière du Grand Pabos. source
Murdochville
Une des plus jeunes villes de la Gaspésie, née en 1953 grâce au cuivre! Elle honore James Young Murdoch, premier président de la Noranda Mines, la compagnie qui exploitait la mine autour de laquelle la ville a poussé. source
Carleton-sur-Mer
Carleton rappelle Guy Carleton, gouverneur de la province de Québec. Avant, les Acadiens appelaient l'endroit Tracadièche, un nom d'origine mi'gmaque qui évoquerait un lieu plein de hérons, oiseaux qu'on voit encore en grand nombre dans la baie. source
Matapédia
Le nom vient du mi'gmaq « matapegiag », qu'on traduit par « rivière qui fait fourche » ou « jonction de rivières ». Rien de plus juste: le village est installé là où la Matapédia se jette dans la Ristigouche. source
Montréal
Montréal
Tout part de la montagne! En 1535, Jacques Cartier baptise « mont Royal » le sommet qui domine le village d'Hochelaga. Au début du XVIIIe siècle, le nom Montréal remplace pour de bon Ville-Marie, choisi par Maisonneuve en 1642. source
Lachine
En 1669, Cavelier de La Salle part d'ici dans l'espoir de trouver un passage vers la Chine. L'expédition échoue et, pour se moquer, on surnomme ses hommes les « Chinois »; le coin hérite alors du nom de « la Chine ». source
Outremont
Le nom décrit simplement la situation du lieu, « au-delà » du mont Royal. La famille Le Bouthillier désignait déjà sa demeure de cette façon, et la forme « Outre-Mont » apparaît dans l'acte qui crée le village en 1875. source
Verdun
Verdun rappellerait Saverdun, petite localité du sud de la France d'où venait Zacharie Dupuy, dit « sieur de Verdun ». Ce major de Montréal a reçu en 1671 des terres au pied des rapides de Lachine, qu'il a nommées fief de Verdun. source
Westmount
« West Mount », c'est la montagne de l'ouest: la ville occupe le sommet ouest du mont Royal. Avant d'adopter ce nom en 1895, l'endroit s'appelait Côte-Saint-Antoine et, bien avant, « La Petite Montagne ». source
Pointe-Claire
Deux explications existent pour cette pointe qui avance dans le lac Saint-Louis: la lumière du jour y persiste tard le soir, ou bien elle était autrefois dégagée d'arbres d'un bout à l'autre, ce qui offrait une vue bien claire. source
Dollard-des-Ormeaux
La ville honore Adam Dollard des Ormeaux, commandant de la garnison de Ville-Marie, tué en 1660 au combat du Long-Sault, sur l'Outaouais. Son statut de héros fait encore débat chez les historiens, mais son nom est resté. source
Pointe-aux-Trembles
Le nom rappelle une pointe de terre couverte de trembles, une sorte de peuplier, qui s'avançait jadis devant le village dans l'est de l'île. Ironie du sort: l'eau a fini par faire disparaître cette fameuse pointe! source
Montérégie
Longueuil
Charles Le Moyne, originaire de Dieppe, reçoit cette seigneurie en 1657. Il lui donne le nom de Longueil, une commune normande près de Dieppe; la seigneurie deviendra même une baronnie en 1700. source
Brossard
La ville honore Georges-Henri Brossard, maire qui a transformé ce coin rural en grande banlieue. En 1958, on avait proposé « Forgetville », mais Duplessis s'y serait opposé: il craignait qu'on traite les citoyens d'oublieux (« forget »)! source
Châteauguay
Le seigneur Charles Le Moyne aurait fait bâtir un magasin fortifié surnommé « Chasteau de Gay » sur une île à l'embouchure de la rivière. Selon une hypothèse, ce nom viendrait d'un régisseur appelé Guay, Gay ou Gué. source
Sorel-Tracy
Un nom double pour deux villes fusionnées en 2000. Sorel rappelle Pierre de Saurel, qui a aidé à rebâtir le fort Richelieu en 1665, et Tracy honore le marquis de Tracy, sous qui ce fort a été reconstruit. source
Boucherville
Pierre Boucher, soldat, interprète, gouverneur de Trois-Rivières et auteur d'un livre célèbre sur la Nouvelle-France, a lui-même rebaptisé sa seigneurie vers 1670 en ajoutant « ville » à son nom de famille. Belle touche personnelle! source
Salaberry-de-Valleyfield
Un nom en deux morceaux! Salaberry honore Charles-Michel de Salaberry, héros de la bataille de la Châteauguay en 1813, alors que Valleyfield est emprunté à une papeterie écossaise, The Valleyfield Paper Mills. source
Contrecœur
Le nom rappelle Antoine Pécaudy de Contrecœur, capitaine du régiment de Carignan-Salières, qui a reçu cette seigneurie de Jean Talon en 1672. La devise de la ville joue d'ailleurs sur le mot: « À cœur vaillant tout est possible ». source
Chambly
La ville honore Jacques de Chambly, capitaine du régiment de Carignan-Salières, qui a fait construire en 1665 un fort de bois sur le Richelieu pour contrer les attaques iroquoises. Le fort, puis la seigneurie, ont pris son nom. source
Îles-de-la-Madeleine
Îles de la Madeleine
Le nom remonte à 1663: François Doublet, alors propriétaire de l'archipel, obtient du roi le droit de le rebaptiser en l'honneur de sa femme, Madeleine Fontaine. Champlain avait déjà inscrit « La Magdelene » sur une carte en 1632, sans qu'on sache pourquoi. source
Havre-Aubert
Qui était cet Aubert? Personne ne le sait vraiment! On a pensé à un compagnon de Cartier, au marin dieppois Thomas Aubert ou à des pilotes du début du XVIIe siècle. Une autre piste évoque même un « havre au ber », c'est-à-dire au berceau. source
Cap-aux-Meules
Le nom viendrait d'un cap et des carrières où l'on tirait des pierres à meules, ces grosses roues servant à moudre. D'autres y voient plutôt des meules de foin. En 1837, une carte anglaise parlait déjà de « Grindstone Island ». source
Havre-aux-Maisons
Deux explications circulent: un abri pour les bateaux à l'entrée de la lagune, ou les maisons éparpillées le long des chemins sinueux. Une carte de 1756 indique déjà « Harbour Maison », et l'anglais a longtemps dit « House Harbour ». source
L'Étang-du-Nord
Un nom qui décrit tout simplement le paysage: le village se trouve juste au nord d'un havre formé de petits plans d'eau, dont l'étang du Nord, l'étang à Ben et le Petit Étang. La paroisse a adopté ce nom dès 1848. source
Fatima
Ce village rappelle sans doute Fatima, au Portugal, où trois jeunes bergers ont dit avoir vu la Vierge en 1917. Le nom a été donné au bureau de poste en 1949; avant, on appelait plutôt l'endroit Barachois. source
Grosse-Île
Le nom vient de la baie de la Grosse Île et évoque le relief plutôt élevé de l'endroit. Des Écossais s'y sont installés à la fin du XVIIIe siècle, et on dit encore Grosse-Islers en anglais ou Grosse-Islois en français! source
Old-Harry
Ce hameau doit son nom à Harry Clarke, un Écossais qui a longtemps été le seul à habiter la pointe. Le « Old » sert à le distinguer, et aujourd'hui, la plupart des gens d'Old-Harry portent encore le nom de famille Clarke! source