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Perrette est bien malade

Chanson traditionnelle · domaine public

Perrette, en danger de mourir, demande sa flûte et son tambour pour jouer une aubade : « Bezinzi, bezinzou ».

Comment la chanter : Gagnon alterne deux mouvements : lent (andante) pour les couplets de Perrette, vif (presto) pour ceux de son ami. Le meneur chante le vers ; tout le monde lance les « Tra la la » et les « Bezinzi, bezinzou ».

Les lignes en couleur sont reprises par tout le monde.

Perrette est bien malade,Tra la la la la laTra la la la la la,Perrette est bien malade,En danger de mourir. (bis)

Son ami la va voire,Tra la la la la la la,Son ami la va voire :— Te lai'ra-tu mourir ?Bezinzi, bezinzou,Bezinzou, bezinzaine,Te lai'ra-tu mourir ? (bis)

— Non, non, répondit-elle,Tra la la, etc.Non, non, répondit-elle,Je ne veux pas mourir. (bis)

Qu'on m'apporte ma flûte,Tra la la la la la la,Qu'on m'apporte ma flûteEt mon tambour joli.Bezinzi, bezinzou, etc.

Pour jouer une aubade,Tra la la la la laTra la la la la la,Pour jouer une aubadeEt chasser les soucis. (bis)

Gagnon la donne parce qu'elle se chante dans toutes nos campagnes, mais sa musique, distinguée et d'allure antique, lui semble d'origine peu populaire. Les mots aubade, musette et tambour prouvent, selon lui, que les couplets ne sont pas canadiens.

Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 286-289 (paroles et mélodie notée). Orthographe de l'édition originale, coquilles de numérisation corrigées.