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Je n'ai pas de barbe au menton, mais il m'en vient

Chanson traditionnelle · domaine public

Le père demande à sa fille de ne jamais aimer les garçons : elle aimerait mieux voir la maison en cendres !

Comment la chanter : Le premier vers se chante deux fois ; tout le monde répond par le refrain. Chaque couplet reprend le dernier vers du précédent.

Les lignes en couleur sont reprises par tout le monde.

Mon père a fait bâtir maison ; (bis)L'a fait bâtir su' l'bout d'un pont.Le beau temps s'en va,Le mauvais revient ;Je n'ai pas de barbe au mentonMais il m'en vient.

L'a fait bâtir su' l'bout d'un pont. (bis)— Mon père, faites-moi-z-un don ;Le beau temps s'en va, etc.

— Mon père, faites-moi-z-un don ; (bis)Donnez-moi donc votre maison.Le beau temps s'en va, etc.

Donnez-moi donc votre maison. (bis)— Ma fille, promettez-moi donc…Le beau temps s'en va, etc.

— Ma fille, promettez-moi donc… (bis)De n'jamais aimer les garçons.Le beau temps s'en va, etc.

De n'jamais aimer les garçons. (bis)— J'estim'rais mieux que la maison…Le beau temps s'en va, etc.

— J'estim'rais mieux que la maison… (bis)Serait en cendre et en charbons,Le beau temps s'en va, etc.

Serait en cendre et en charbons, (bis)Et vous, mon pèr', sur le pignon :Le beau temps s'en va, etc.

Et vous, mon pèr', sur le pignon : (bis)Vous vous chaufferiez les talons.Le beau temps s'en va,Le mauvais revient ;Je n'ai pas de barbe au mentonMais il m'en vient.

Gagnon raconte qu'un musicien « avancé », incapable d'harmoniser des mélodies comme celle-ci, s'est levé du clavier en disant : c'est du plain-chant ! Plusieurs variantes se chantent à La Rochelle et dans le Bas-Poitou.

Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 191-193 (paroles et mélodie notée). Orthographe de l'édition originale, coquilles de numérisation corrigées.