Mon cri cra, tir' la lirette
Chanson traditionnelle · domaine public
Le refrain des canotiers de la Rivière-Rouge, sur les couplets de l'oranger trop chargé.
Comment la chanter : Le meneur chante les deux longs vers ; tout le monde répond par le refrain. Les autres couplets sont ceux d'Au jardin de mon père, sans le « limouza ».
Les lignes en couleur sont reprises par tout le monde.
Par derrièr' chez ma tante un oranger lui yaQu'est si chargé d'oranges qu'on croit qu'il en rompra,Mon cri cra, tir' la lirette,Mon cri cra, tir' la lira.
Qu'est si chargé d'oranges qu'on croit qu'il en rompra,Je demande à mon père quand' c'qu'on les cueillera,Mon cri cra, tir' la lirette, etc.
Je demande à mon père quand' c'qu'on les cueillera,Mon pèr' me fait réponse : — Quand ton ami viendra,Mon cri cra, tir' la lirette, etc.
Mon pèr' me fait réponse : — Quand ton ami viendra,Les oranges sont mûres, mon ami ne vient pas,Mon cri cra, tir' la lirette, etc.
Les oranges sont mûres, mon ami ne vient pas,J'ai pris une échelette, mon panier dans mon bras, limouza ;,Mon cri cra, tir' la lirette, etc.
J'ai pris une échelette, mon panier dans mon bras, limouza ;,Je cueillis les plus mûres, 'Laissai les vertes là,Mon cri cra, tir' la lirette, etc.
Je cueillis les plus mûres, 'Laissai les vertes là,'M'en vais au marché vendre, au marché de Lava,Mon cri cra, tir' la lirette, etc.
'M'en vais au marché vendre, au marché de Lava,Dans mon chemin rencontre le fils d'un avocat, limouza ;,Mon cri cra, tir' la lirette, etc.
Dans mon chemin rencontre le fils d'un avocat, limouza ;,'M'en prend une douzaine, ne me les paya pas,Mon cri cra, tir' la lirette, etc.
'M'en prend une douzaine, ne me les paya pas,— Ah ! monsieur, mes oranges ! vous n'me les payez pas !Mon cri cra, tir' la lirette, etc.
— Ah ! monsieur, mes oranges ! vous n'me les payez pas !— Passez de chez mon père, il vous les paiera,Mon cri cra, tir' la lirette, etc.
L'abbé Sévère Dumoulin, ancien missionnaire, l'a entendu chanter par des canotiers canadiens de la Rivière-Rouge. L'abbé P. Pouliot l'a appris de lui et l'a chanté à l'abbé J. Auclair, de qui Gagnon l'a recueilli.
Source : Ernest Gagnon, Chansons populaires du Canada, 2e édition, Québec, Robert Morgan, éditeur, 1880 (domaine public), p. 54 (couplets p. 46-47) (paroles et mélodie notée). Orthographe de l'édition originale, coquilles de numérisation corrigées.