Nord-du-Québec
Films et légendes du Nord-du-Québec
La plus grande région du Québec, de l'Eeyou Istchee cri, autour du lac Mistassini, jusqu'aux villages inuit du Nunavik, sur la baie d'Hudson et le détroit d'Hudson : quatre documentaires de l'ONF, tous gratuits, la montrent de l'intérieur, dont Les ailes de Johnny May, en vol au-dessus de la baie d'Ungava avec le premier pilote de brousse inuk du Nunavik.
En bref : 5 faits du Nord-du-Québec
- Le lac Mistassini, plus grand lac naturel d'eau douce du Québec, tire son nom du mot cri ista-assini, « grande roche ». source
- Le cratère des Pingualuit, au Nunavik, a environ 1,4 million d'années; son nom inuit, « bouton », évoque son rebord qui pointe vers le ciel. source
- La centrale Robert-Bourassa, à Radisson, est la centrale souterraine la plus puissante au monde, avec 5 616 mégawatts. source
- Le Nunavik compte 14 communautés inuites, réparties le long de la baie d'Hudson, du détroit d'Hudson et de la baie d'Ungava. source
- Eeyou Istchee, « la terre du peuple » en cri, regroupe onze communautés cries, dont Chisasibi, Mistissini et Waskaganish. source
Le saviez-vous? Petites histoires du Nord-du-Québec
Histoire
Le Nonsuch, au fond de la baie James
Le 3 juin 1668, le navire Nonsuch quitte l'Angleterre avec, à son bord, le coureur des bois Médard Chouart Des Groseilliers. Le 29 septembre, il jette l'ancre à l'embouchure d'une rivière qu'on nommera rivière de Rupert, au sud de la baie James. L'équipage y passe l'hiver et, au printemps, échange des peaux de castor avec les Cris. Le succès du voyage mène, le 2 mai 1670, à la création de la Compagnie de la Baie d'Hudson!
Source : Nonsuch – L'Encyclopédie canadienne
Histoire
Oujé-Bougoumou, enfin chez soi
Pendant une cinquantaine d'années, la communauté crie d'Oujé-Bougoumou a dû déménager sept fois. Ce n'est qu'en 1993 qu'elle s'est enfin installée dans son propre village, au terme d'un long parcours. Deux ans plus tard, en 1995, les Nations Unies l'ont choisie parmi cinquante exemples remarquables de développement communautaire, en lui remettant le prix « We the Peoples: 50 Communities ». Une belle histoire de persévérance et de fierté à faire connaître!
Source : À propos d'Oujé-Bougoumou – Tourisme Oujé-Bougoumou
Culture
Le katajjaq, une grande première
Le katajjaq, ou chant de gorge inuit, est un art vocal qui ne ressemble à aucun autre. Le 28 janvier 2014, le gouvernement du Québec l'a désigné comme élément de son patrimoine culturel. C'était une grande première : jamais encore le Québec n'avait accordé une telle désignation à un patrimoine sans forme physique, qu'on appelle immatériel. Une belle reconnaissance pour la culture des Inuit! Prenez le temps d'en écouter un extrait en famille : c'est fascinant.
Source : Inuit throat singing designated part of Quebec's cultural heritage – Nunatsiaq News
Incontournables dans le Nord-du-Québec
Parc national des Pingualuit
Kangiqsujuaq (Nunavik)
Randonnée l'été ou ski l'hiver jusqu'à un cratère météoritique parmi les mieux préservés au monde, dont le lac compte parmi les plus purs de la planète.
Site officielAménagement Robert-Bourassa (visite guidée Hydro-Québec)
Radisson (Eeyou Istchee Baie-James)
Visite gratuite d'environ quatre heures, sur réservation, pour voir la centrale souterraine et l'évacuateur en « escalier de géant » aux dix marches de 10 mètres.
Site officielNibiischii – Réserve faunique des Lacs-Albanel-Mistassini-et-Waconichi
Chibougamau / Mistissini
Gérée par la Nation crie de Mistissini, cette réserve ouverte toute l'année offre canot-camping, pêche, raquette et chalets autour du grand lac Mistassini.
Site officiel
Légendes urbaines du Nord-du-Québec
Lac Mistassini, Mistissini (Eeyou Istchee)
L'île qu'il ne faut pas pointer
👻 Pour toute la famille
On raconte que, sur l'immense lac Mistassini, il y a une île qu'il ne faut jamais pointer du doigt. Elle s'appelle Mantounouc. Pendant des siècles, les pagayeurs cris s'y arrêtaient pour camper avant de filer vers la rivière Rupert. Mais attention : selon les gens de Mistissini, celui qui montre l'île du doigt risque de réveiller le ciel et de faire lever une tempête sur les grandes eaux. Un peu plus loin, à l'embouchure de la Rupert, se dresse la grande roche, Mista Cini, qui a donné son nom au lac. Les voyageurs de la traite des fourrures y laissaient du tabac, par respect, pour obtenir un passage sûr. Si vous y naviguez, gardez vos deux mains sur l'aviron!
Ce qu'on en sait vraiment
Ces récits sont présentés publiquement par la Nation crie de Mistissini, sur son site (page « Mistissini Through History »). La grande roche est un bloc erratique laissé par les glaciers; l'Encyclopédie canadienne confirme que « Mistassini » vient du cri mista-assini, « grande pierre ». L'interdit de pointer l'île relève de la tradition orale crie et du respect des lieux. Nous n'en donnons ici qu'une version courte et respectueuse.
Sources : Mistissini Through History — Nation crie de Mistissini · Lac Mistassini — L'Encyclopédie canadienne
Parc national Kuururjuaq, monts Torngat (Nunavik)
Torngak et l'ours géant des glaces
👻 Pour toute la famille
On raconte que, dans les monts Torngat, tout au bout du Nunavik, vit un esprit espiègle nommé Torngak. Il n'aime pas beaucoup les visiteurs trop pressés : sur leur chemin, il sème des embûches de toutes sortes, si bien qu'un passage qui semblait facile devient soudain bien compliqué. Et plus loin, le long de la côte du Labrador, quand la banquise craque et se brise en grands morceaux, ce serait l'œuvre de Nanuklurk, un ours blanc gigantesque. Les Inuits se transmettent ces récits de génération en génération, de vive voix. Alors, si vous marchez un jour dans le parc national Kuururjuaq, prenez votre temps, saluez poliment la montagne… et écoutez bien chanter la glace.
Ce qu'on en sait vraiment
Ces deux personnages sont présentés par Parcs Nunavik (Administration régionale Kativik), sur la page officielle du parc national Kuururjuaq, comme des mythes inuits transmis oralement de génération en génération. Le parc touche aux monts Torngat, près de Kangiqsualujjuaq. On peut y voir une façon imagée d'expliquer un relief exigeant et la débâcle des glaces côtières. Nous n'en donnons ici qu'une version courte et respectueuse.
D'où vient le nom? Les villes et villages du Nord-du-Québec
Chibougamau
La ville tient son nom du grand lac Chibougamau, un mot lié au cri et à l'innu. On entend souvent « lieu de rassemblement », mais la Commission de toponymie y voit surtout du folklore; une autre piste parle de « lac bloqué ». source
Chapais
La ville honore Thomas Chapais, historien et politicien québécois. Avant, tout le monde parlait plutôt d'Opemiska, le nom de la mine de cuivre autour de laquelle la ville est née dans les années 1950. source
Lebel-sur-Quévillon
Deux noms en un! « Lebel » rappelle Jean-Baptiste Lebel, pionnier qui a lancé un moulin à scie en 1948, et « Quévillon » vient du lac, nommé pour le sculpteur Louis-Amable Quévillon. Même les rues ont la forme de feuilles d'arbres! source
Kuujjuaq
En inuktitut, Kuujjuaq veut dire « la grande rivière », en référence à la rivière Koksoak, au bord de laquelle le village est installé. Ce nom a officiellement remplacé Fort-Chimo en 1979. source
Mistissini
Ce nom d'origine crie signifierait « grosse roche », selon la Commission de toponymie. La municipalité de village cri, créée en 1978, portait auparavant le nom officiel de Mistassini. source
Salluit
Salluit voudrait dire « mensonge »! Selon une vieille anecdote, des chasseurs inuits auraient vanté la région comme riche en gibier, mais la chasse s'est révélée décevante. D'autres récits existent aussi pour expliquer ce nom. source
Inukjuak
Le nom vient de la rivière Innuksuac, appelée Inujjuap Kuunga par les Inuits, et signifie généralement « l'Inuk géant ». Pourquoi un géant? Selon la Commission de toponymie, le mystère reste entier. source
Waskaganish
En cri, Waskaganish voudrait dire « petite maison ». Le mot rappelle le poste de traite de fourrures fondé ici en 1668, longtemps connu sous le nom anglais de Rupert's House. source
Films qui se passent ici
4 films · 4 gratuits en ce moment
Chasseurs cris de Mistassini
1974 · Boyce Richardson · 57 min · Documentaire
Un hiver de chasse avec trois familles cries de Mistassini, filmé par l'ONF.
Si le temps le permet
2003 · Elisapie Isaac · 27 min · Documentaire
Elisapie Isaac retourne au Nunavik, entre les aînés et les jeunes de Kangiqsujuaq.
Mon village au Nunavik
1999 · Bobby Kenuajuak · 46 min · Documentaire
Le village inuit de Puvirnituq, filmé de l'intérieur par un jeune de 23 ans.
Les ailes de Johnny May
2013 · Marc Fafard · 1 h 23 · Documentaire
En vol avec Johnny May, premier pilote de brousse inuk du Nunavik, au-dessus de la baie d'Ungava.
Lieux de tournage et de légendes
Mistissini
CarteMistissini, Eeyou Istchee
- Lieu de tournage
Chasseurs cris de Mistassini — Une équipe de l'ONF a suivi trois familles cries de Mistassini pendant une saison de chasse dans le bois.
Source : ONF, Cree Hunters of Mistassini
- Lieu de tournage
Kangiqsujuaq
CarteKangiqsujuaq, Nunavik
- Lieu de tournage
Si le temps le permet — Elisapie Isaac y filme les aînés et les jeunes du village, au Nunavik.
Source : ONF, Si le temps le permet
- Lieu de tournage
Puvirnituq
CartePuvirnituq, Nunavik
- Lieu de tournage
Mon village au Nunavik — Bobby Kenuajuak filme son village, sur la baie d'Hudson, pendant trois saisons.
Source : ONF, Mon village au Nunavik
- Lieu de tournage
Quels films québécois se passent dans le Nord-du-Québec?
4 films du guide Veillée se passent dans le Nord-du-Québec : Chasseurs cris de Mistassini, Si le temps le permet, Mon village au Nunavik et Les ailes de Johnny May. Gratuits et légaux au Canada en ce moment : Chasseurs cris de Mistassini, Si le temps le permet, Mon village au Nunavik et Les ailes de Johnny May.
Quels films ont été tournés dans le Nord-du-Québec?
D'après les sources publiées citées sur cette page : Chasseurs cris de Mistassini (Mistissini, Eeyou Istchee), Si le temps le permet (Kangiqsujuaq, Nunavik) et Mon village au Nunavik (Puvirnituq, Nunavik).