Centre-du-Québec

Films et légendes du Centre-du-Québec

Entre Drummondville, Victoriaville, Nicolet et la rive sud du lac Saint-Pierre, le Centre-du-Québec porte l'une des histoires les plus connues du Québec : celle d'Aurore Gagnon, l'enfant martyre de Sainte-Philomène-de-Fortierville (MRC de Bécancour), racontée deux fois au cinéma, en 1952 et en 2005. Les Bois-Francs ont aussi leur récit de veillée : la vieille croix de chemin de Saint-Norbert-d'Arthabaska, racontée en 1919 par le frère Marie-Victorin, né à Kingsey Falls.

En bref : 5 faits du Centre-du-Québec

  • Le peintre et sculpteur Marc-Aurèle de Foy Suzor-Coté est né à Arthabaska, aujourd'hui Victoriaville, le 5 avril 1869. source
  • Drummondville doit son nom à sir Gordon Drummond, qui fit établir sur place un camp militaire agricole en 1815. source
  • Depuis 1982, Drummondville accueille le Mondial des cultures, décrit comme le plus grand festival de folklore en Amérique du Nord. source
  • Le Village Québécois d'Antan, à Drummondville, a servi de décor aux films Aurore (2005) et Pieds nus dans l'aube (2016). source
  • Construit en 1910 sur des plans de Thomas Fuller, l'Hôtel des Postes de Victoriaville est surnommé le dernier cadeau de Laurier à Arthabaska. source

Le saviez-vous? Petites histoires du Centre-du-Québec

  • Histoire

    Le tout premier musée autochtone du Québec

    Saviez-vous que le premier musée autochtone du Québec se trouve à Odanak, au bord de la rivière Saint-François? Fondé en 1965 par la communauté abénakise, le Musée des Abénakis loge dans une ancienne école catholique. Son exposition permanente, W8banakiak, réunit objets, œuvres d'art, multimédia et témoignages pour faire découvrir le patrimoine plusieurs fois millénaire de la Nation W8banaki. Une sortie parfaite pour apprendre en famille!

    Source : Musée des Abénakis – Société des musées du Québec

  • Légende

    Le cheval du curé d'Arthabaska

    Selon une légende recueillie par l'ethnologue Jean-Claude Dupont, un soir d'avril, le curé d'Arthabaska fut appelé au chevet d'un colon mourant. Rien n'allait : le cheval refusait d'avancer, la voiture se brisa, et la rivière, gelée à midi, avait dégelé! Convaincu que le Diable voulait empêcher la confession, le curé leva son crucifix. On raconte que le cheval s'élança alors au galop sur l'eau, comme sur de la glace, et arriva juste à temps.

    Source : Légendes du Cœur du Québec, Jean-Claude Dupont (1985) – BAnQ numérique

  • Culture

    La poutine, née d'une drôle de commande

    La poutine est-elle née au Centre-du-Québec? Deux villes le revendiquent! À Warwick, Fernand Lachance affirmait qu'en 1957, un client lui avait demandé d'ajouter du fromage en grains à ses frites. Sa réponse : « Ça va te faire une maudite poutine! » À Drummondville, Jean-Paul Roy, du Roy Jucep, réclame plutôt l'invention en 1964, lui qui servait sa « patate-sauce » depuis 1958. Le débat se poursuit… idéalement autour d'une bonne assiette!

    Source : History of Poutine – L'Encyclopédie canadienne

Incontournables au Centre-du-Québec

  • Musée Laurier – Lieu historique national Maison Wilfrid-Laurier

    Victoriaville (Arthabaska)

    Visitez la maison bâtie en 1876 par Wilfrid Laurier et Zoé Lafontaine, devenue musée en 1929; le même billet donne accès au Musée de l'Hôtel des Postes.

    Site officiel
  • Village Québécois d'Antan

    Drummondville

    Ce village patrimonial aux maisons construites entre 1810 et 1910 sert de plateau de tournage; à l'automne et à Noël 2026, il propose ses soirées thématiques et son village illuminé.

    Site officiel
  • Parc Marie-Victorin

    Kingsey Falls

    Sept univers botaniques, des mosaïcultures géantes, des plantes carnivores et environ 6 km de sentiers à parcourir en famille, dans un jardin ouvert toute l'année.

    Site officiel

Légendes urbaines du Centre-du-Québec

  • Rivière de la paroisse d'Arthabaska, Victoriaville

    Le cheval du curé d'Arthabaska

    👻👻 Frissons garantis

    On raconte qu'un soir d'avril, un jeune garçon arriva tout essoufflé au presbytère d'Arthabaska. Son père, un colon du bout de la paroisse, était très malade et réclamait le curé. Mais le cheval du garçon s'était cabré tout le long du chemin, comme retenu par une force invisible. Le curé partit aussitôt avec sa propre monture. Elle aussi s'arrêta, se débattit et brisa son attelage. Quand ils atteignirent enfin la rivière, la glace solide du midi avait fondu : il ne restait que de l'eau noire. Comprenant que le diable voulait l'empêcher de passer, le curé brandit son crucifix. Le cheval s'élança et galopa sur l'eau comme sur un pont. Il arriva juste à temps.

    Ce qu'on en sait vraiment

    Jean-Claude Dupont a repris ce récit dans Légendes du Cœur du Québec (1985), d'après un texte paru dans la Revue de Montréal en 1877. Il illustre une croyance répandue : le diable tenterait d'empêcher les derniers sacrements. Une explication prudente : au printemps, la glace des rivières cède très vite, et les chevaux sentent souvent le danger avant les humains.

    Source : Légendes du Cœur du Québec, Jean-Claude Dupont, 1985 – BAnQ

D'où vient le nom? Les villes et villages du Centre-du-Québec

  • Drummondville

    En 1815, le militaire Frederick George Heriot a fondé ici une colonie et l'a nommée en l'honneur de Sir Gordon Drummond, qui administrait le Bas-Canada. En 1982, on a même tenté d'enlever le « -ville »! source

  • Victoriaville

    Vers 1860, deux notables se disputaient le nom : Julien Demers proposait « Demersville », que Louis Foisy trouvait prétentieux. Foisy a plutôt suggéré d'honorer la reine Victoria, et c'est son idée qui l'a emporté. source

  • Bécancour

    Le nom vient de la seigneurie acquise en 1684 par Pierre Robineau, dit seigneur de Bécancour. Une légende raconte qu'une voyageuse aurait réclamé un « bec encore » sur la rivière, mais c'est une explication populaire, pas historique. source

  • Nicolet

    La ville porte le nom de la rivière qui la traverse, elle-même nommée pour l'explorateur Jean Nicolet. Il n'a jamais habité ici, mais il a parcouru la région avant de se rendre jusqu'au Wisconsin! source

  • Plessisville

    Dans les années 1850, l'abbé Charles Trudelle a proposé ce nom pour honorer Mgr Joseph-Octave Plessis, évêque de Québec devenu son premier archevêque en 1819. Aujourd'hui, on la surnomme aussi la capitale mondiale de l'érable. source

  • Kingsey Falls

    Le nom se lit en deux morceaux : « Kingsey », c'est le canton où se trouve la ville, et « Falls », c'est la chute de la rivière Nicolet Sud-Ouest. Le bureau de poste l'utilise depuis 1849. source

  • Daveluyville

    La ville honore Adolphe Daveluy, un riche marchand du coin qui possédait plusieurs terrains. Il a été le premier maire de Sainte-Anne-du-Sault, puis maire du village portant son nom, au début des années 1900. source

  • Princeville

    Pas de prince ici! Le nom rappelle Pierre Prince, un des premiers colons, qui hébergeait les missionnaires et a cédé pour presque rien le terrain de l'église et de l'école. Avant 1914, le bureau de poste s'appelait Stanfold. source

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Légendes du Centre-du-Québec

  • La Croix de Saint-Norbert

    Frère Marie-Victorin, 1919 · 9 min d'écoute

    Chaque été, un garçon descend du train à Stanfold et monte en barouche jusqu’à Saint-Norbert-d’Arthabaska, chez son grand-père. Au bout du chemin l’attend une vieille croix de bois, plantée par un ancêtre venu à pied de Gentilly avec sa hache pour toute richesse. Vingt ans plus tard, il revient la voir.

Films qui se passent ici

3 films

Lieux de tournage et de légendes

Tous les lieux, région par région

Quels films québécois se passent au Centre-du-Québec?

3 films du guide Veillée se passent au Centre-du-Québec : Aurore, La Petite Aurore, l'enfant martyre et Une colonie. Aucun n'est gratuit en ce moment ; chaque fiche indique où le louer ou le voir en abonnement.

Quels films ont été tournés au Centre-du-Québec?

D'après les sources publiées citées sur cette page : Les Affamés (Ham-Nord, Arthabaska).

Quelles sont les légendes du Centre-du-Québec?

La Croix de Saint-Norbert : une légende du domaine public, à lire ou à écouter gratuitement sur Veillée, source citée.

La Veillée du vendredi

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Cadeau de bienvenue : le Carnet des Fêtes à imprimer (films de Noël québécois, chansons à répondre, un conte de Noël).

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